SCÈNE II
Les Mêmes, moins MAURICETTE.
RIVRAY.
Comme elle est drôle, cette petite Mauricette.
ANDRÉE
Elle est gentille, n'est-ce pas?
CHAVRY.
Charmante ! Charmante 1
ANDRÉE, à madame Cliavr}' qui se réserve.
Vous ne trouvez pas?
MADAME CIIAVRY, mollement.
Si, si!... Mais au premier abord, n'est-ce pas, elle... étonne un peu... (a Andrée. ) A vous, est ce qu'elle vous a plu tout de suite ?
ANDRÉE
Enormément 1
MADAME GHAVRY.
Et, vraiment, elle vous est utile ?
ANDRÉE
Elle nous est très agréable 1
MADAME GHAVRY.
C'est drôle I (Elle rit.) Moi, il me semble que cela m'agacerait plutôt d'avoir là quelqu'un d'étranger à rôder sans cesse autour de moi, dans la maison. Et quant à mon mari, oh! lui, il ne pourrait pas supporter la présence de quelqu'un entre nous, (a Chavry.) N'est-ce pas ?
GHAVRY, machinal.
Non, je ne pourrais pas !
ROGER, narquois.
Ahl
MADAME GHAVRY.
Il a un tel goi'it du tète-à-tête, de l'intimité 1 (a Ghavi-y ) N'est-ce pas?
GHAVRY, qui cause avec madame Rivray, tout à fait distrait. Oui... oui I...
ROGER, agacé.
Il changerait! (protestation de madame Chavry.) Et,
maintenant, voulez-vous que nous fassions un tour de parc?
MADAME GHAVRY.
Miis je crois que voilà l'heure pour nous. Ah ! c'est