‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 170 sur 180 · DE LA MÊME A LA MÊME · texte numérisé non relu

DE LA MÊME A LA MÊME

« A la mère Magdelaine.

« Ma mère, j'ay resçu la lettre que vous m'avez ëscritte par laquelle je vois le soing que vous avés de prier Dieu pour moy. Je vous en remercye bien fort, et vous prie de continuer, car Ton en a grand besoing en ce pays. J'envie vostre bonheur de voir M, de Bérule. Je l'ay laissé aler à mon grand regret, mais ce ne sera que pour un mois tout au plus. Je vous diray que nous fesons un petit couvent qui sera tout comme celui des vrayes Carmélites en petit, maiat j'espère , avec l'aide de Dieu, que quelque jour il y en aura un tout à bon. Priés bien Dieu pour cela, ma chère mère, je vous en prie, car si cela estoit, je m'estimerois la plus heureuse personne du monde. Je vous prie de faire mes recommandations à la mère Marie de Jésus (M™ de Bréauté). Adieu, ma mère, priés Dieu pour moy.

a Henriette-Marie, R. — Ce 25 aoust 1625. »

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