‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 34 sur 180 · IUd., p · texte numérisé non relu

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suivant. » Le mariage échoua, non pas du tout, comme le dit l'abbé Montis, par le refus ou les incertitudes de M1Ie d'Épernon, mais par les intrigues de M,,e de Guise, qui tenta de marier son frère à Mlle d'Angoulême.

Après la mort du chevalier de Fiesque, tué au siège deMardyck, M11' d'Épernon parut toute changée. Elle, naguère si livrée aux magnificences, si éprise des divertissements, ne songea plus qu'à son salut, « ce qui f me déplut et surprit , » dit Mademoiselle. «Je l'avois vue bien éloignée de l'austérité qu'elle preschoit à toute heure ; elle ne parloit plus que de la mort, du mépris du monde , du bonheur de la vie religieuse. . . La veille de son départ pour Bordeaux (où l'appelait son père , gouverneur de Guyenne) , qui fut le jour de Sainte-Thérèse, elle me vint dire adieu ; elle me trouva au lit , elle se mit à genoux devant moi et me dit que les bontés que j'avois eues pour elle et la confiance réciproque qui avoit été entre elle et moi l'obligeoient à me donner part de la résolution où elle étoit de se rendre carmélite, et qu'elle espéroit exécuter sa résolution le plus promptement qu'elle pourroit. Il n'en falloit pas tant pour émouvoir la tendresse que j'avois pour elle. Touchée de son dessein, je ne pus en avoir part sans pleurer. J'employai toutes les raisons que je pus pour l'en détourner. . . Elle avoit déjà formé sa résolution trop

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