Jeunesse du Québec
Le inonde a connu des moments d'angoisse. Aujourd'hui encore il traverse des heures difficiles.
Quand vous serez inquiets, tournez vos regards vers la jeunesse. Approchez- vous d'elle. Apportez-lui votre concours. Car à ce moment historique où. l'on parle d'Ordre Nouveau, notre premier geste en doit être un d'intense collaboration à la formation de la jeunesse.
Peuple du Québec, c'est par l'éducation de la jeunesse que tu prendras, dans la province, le Canada, le monde, la place que tu dois occuper.
La jeunesse, c'est l'avenir. Par elle, la patrie vivra. Avec elle, elle grandira.
Le problème des jeunes est à l'ordre du Jour. Dans tous les pays, on reconnaît son importance et lui accorde l'attention qu'il commande.
À la réflexion, il n'est qu'un aspect particulier du problème social lui-même. Tant que celui-ci é^^dera son acuité, les Jeunes en subiront, selon leur être propre et leur situation spéciale mais transitoire, les répercussions et les conséquences.
Les Jeunes . . . ne constituent pas un monde à part. Ils sont solidaires du grand tout social. Ils en respirent l' atmosphère sain ou pernicieux, sont emportés par les tourbillons qui s'y déchaînent, quand il y a déséquilibre. Toute législation ou mesure sociale les affecte plus ou moins directement: ils sont le baromètre sensible où s'enregistre fidèlement l'état de santé de la société que composent leurs familles. Leur sort est intimement lié à une politique familiale chrétienne, à la facilité des relations entre le capital et le travail, etc.
Problème des Jeunes, problème social. Tout y est engagé. Leur avenir ne doit donc pas être le souci de quelques spécialistes seulement, sur qui les autres se déchargent de leurs responsabilités; tous doivent l'avoir présent à l'esprit, et chercher à l'assurer, chacun dans sa sphère d'action.
La brochure que présente aujourd'hui la Jeunesse Indépendante Catholique n'a qu'un but: poser, à la lumière des principes chrétiens, le problème de la Jeunesse du Québec, le situer clairement dans le grand tout du problème social. Dans la mesure de nos moyens, nous avons voulu servir, en mettant entre les mains de tous les responsables un instrument de travail en vue d'améliorer le sort de notre Jeunesse et, par là, prouver en même temps que cette Jeunesse est prête à faire sa part.
Avant de finir. Je tiens à remercier notre secrétaire général et ami, M. Gérard Lemieux, de la somme de travail considérable qu'il a mise à la préparation de cette brochure, ainsi que tous ceux qui ont collaboré avec lui.
Je souhaite, au fruit de leurs efforts, le succès qu'il mérite.
MARCEL CÔTÉ, président général de la J.I.C.
Les dates tragiques
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1020 CRISE ÉCONOMIQUE— chômage de la jeunesse