D'UN ORDRE MEILLEUR
La jeunesse, f éminme et masculine.
1904 — L'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française. 1910 — Les Noëllistes.
1921 — L'Association Générale des Etudiants, Université de Montréal. 1928 — Les Scouts Catholiques.
1930 — Les Guides Catholiques.
1931 — Les Cercles des Jeunes Naturalistes.
Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal.
1932 — Jeunesse Ouvrière Cathohque.
1935 — Jeunesse Etudiante Catholique.
Jeunesse Agricole Catholique.
Jeunesse Indépendante Catholique.
Fédération Canadienne des Etudiants Catholiques.
1936 — Fédération des Chambres de Commerce des Jeunes.
Auberges de la Jeunesse.
1938 — L'Union des Jeunesses Catholiques Canadiennes.
1940 — Les Jeunes Laurentiens.
Le Cercle Quid Novi.
1942 — Club 4-H.
Sénat de la Jeunesse.
Les Amis de l'Art.
L'Association Athlétique Nationale de la Jeunesse.
1945 — L'Association des Etudiants acadiens.
1946 — L'Association des Vétérans-étudiants.
N.B. — Cette liste n'est qu'indicative.
a pris conscience
de sa force
Plus de 2,000,000 de jeunes, unis par la même foi, la même culture, la même histoire. Quelle force!
Gloire à ces jeunes qui, dès le bas âge, apprennent à vaincre l'individualisme en se faisant les responsables de leurs frères.
Honneur à ces mouvements dont l'idéal est de former et de multiplier les ouvriers de la Cité chrétienne, les architectes d'un Monde Nouveau.
Merveilleuse éducatrice, l'Éghse crée et encourage les oeuvres de jeunesse les plus variées.
Mère spirituelle des parents comme des enfants chrétiens, elle vise à former les meilleurs citoyens, d'authentiques patriotes.
Sur le chemin de la maturité, les jeunes, animés d'idéal, et sentant davantage le besoin de se grouper, créeront leurs organisations culturelles, sociales, professionnelles, récréatives . . .
Rendons hommage à l'Église canadienne pour son admirable, son inlassable dévouement auprès de la jeunesse. Jamais trop nous ne la remercierons. Soyons reconnaissants à l'État de respecter le droit sacré de la liberté d'association.
Jeunesse, serre les rangs. La force indomptable qui surmonte tous les obstacles, remporte les grandes victoires, réside dans l'union des esprits, des volontés et des coeurs. Si les tâches d'aujourd'hui sont ardues, les tâches de demain ne le seront pas moins. En haut les coeurs!
La jeunesse étudie
Certes, l'on trouve chez les jeunes et leurs aînés des paresseux, des retardataires. On y rencontre même des arrivisteS; des discoureurs, des gonflés.
Mais combien consolante et laborieuse cette phalange de jeunes qui, dans tous les miheux, emploie ses facultés et son temps à mettre de Tordre dans son esprit pour créer l'harmonie dans la société.
Tant de trésors à découvrir dans l'enseignement chrétien, dans cette culture gréco-latine, source de notre culture française. Connaître notre histoire; comprendre le présent.
Oui, des miUiers de jeunes formeront des miUiers d'équipes studieuses, se réuniront des journées et des semaines entières pour prendre contact avec la réalité, chercher la Vérité.
Face à la réahté, humaine, famihale, sociale, économique, professionnelle, civique. Face à la Vérité. Face au devoir. Les jeunes élaboreront leur programme d'étude, rédigeront leurs bulletins, publieront leurs journaux.
Mais Ton étudie pour . . . aboutir à l'action. Les jeunes, éducateurs et éduqués.
La jeunesse agit
Certes, Ton rencontre chez les jeunes et leurs aînés, des agités, des dispersés, des essoufflés. On y rencontre même des déraillés. Notre monde est si pressé!
Mais il y a ces milliers de jeunes, disciplinés, pleins d'idéal. D'idéal de rayonnement. Munis d'un sain réalisme. Car chacun a ses proches, son prochain, sa petite banheue.
Cependant il y a l'action individuelle et l'action collective, concertée. La multiphcation des efforts. La force de l'équipe.
Entre eux, les jeunes prennent conscience de leur possibihté d'action sur leur miheu de vie. Leur influence? Grandissante. Influence sur la jeunesse elle-même, sur les institutions, sur la société.
Dynamique, la jeunesse soulève le monde qui l'entoure au-dessus de la médiocrité. C'est ainsi que la société s'enrichit.
Voyez-la en action. Ses organisations nombreuses et variées. Ses sections innombrables. Ses ralliements. Ses Congrès. Ses coopératives, ses camps de vacances, de formation, de détente. Ses Semaines de propagande: Fraternité, Travail, Loisirs, Mariage . . .
La jeunesse organisée, espoir d'un Monde Nouveau. La vie d'équipe, âme d'un Ordre Meilleur.
Ce inonde nouveau:
Le Monde, c'est fait de jeunes et d'adultes, de pauvres et de riches, d'ouvriers et d'agriculteurs, de commerçants et d'industriels, de fonctionnaires et de professionnels.
Le Monde se compose de gouvernants et de gouvernés. Si tous les gens du Monde voulaient regarder les choses d'un peu plus près, ils verraient ces plaies sociales qui font obstacle au bonheur des jeunes, au bien-être de la Cité.
Ces plaies sociales que sont les immorahtés. Tous ces déhts que la morale réprouve, que la justice poursuit et condamne. Ces mêmes immoralités qui font la richesse des uns et la ruine des autres.
Ce théâtre grivois, ce cinéma profanateur de l'amour, inspirateur du vice et du vol; ces revues malsaines; toute cette littérature paganisante.
Ce système économique qui permet à quelques-uns de s'enrichir au détriment d'une multitude de travailleurs, de foyers ouvriers et ruraux.
Ces taudis, ces salaires anti-famihaux, ces loisirs commercialisés, ces influences subversives d'organismes internationaux matérialistes, ces ressources naturelles exploitées au détriment du bien de la communauté.
Ces plaies sociales, véritables ordures du siècle. La jeunesse balaie devant sa porte. Mais la rue est large et les ordures sont parsemées sur le trottoir. Le nettoyage? D se fera en collaboration.
oeuvre de collaboration
On dit des jeunes qu'ils sont audacieux, parfois même téméraires, toujours généreux, aptes aux grandes choses.
Si on les aime vraiment, que ne leur rend-on pas plus facile le chemin du bonheur, que ne purifie-t-on pas cette atmosphère viciée qui en empoisonne un si grand nombre?
Seuls, ils ne peuvent guérir cette société si bouleversée. Contre tant de maux, il faut mobiliser toutes les énergies. Les petites et les puissantes.
«Qu'il s'unissent donc, tous les hommes de bonne volonté...; que, . . . chacun selon son talent, ses forces, sa condition, tous s'efforcent d'apporter quelque contribution à l'oeuvre de restauration sociale chrétienne.» (Pie XI).
Dans toutes les sphères, de nombreuses tâches appellent notre dévouement, exigent la collaboration. Sur le chantier social, les offres de travail se multiplient. Les travailleurs feront-ils défaut?
Aux optimistes béats, à tous les endormis, les engourdis, les satisfaits, répétons ces paroles de l'épiscopat canadien: «Il reste encore beaucoup à faire et le refus d'agir, ou simplement une trop grande lenteur pourrait nous conduire à une véritable catastrophe.»
 l'oeuvre, citoyens! Pour le grand nettoyage.
Des familles prospères
Notre Province est dotée de ressources abondantes. Ces biens sont destinés au bien-être de tous et de chacun. De quelle façon sont-ils répartis? Les familles en reçoiventelles une part équitable?
Comment expliquer l'absence de salaires vitaux pour les chefs de famille? Pourquoi ces taudis? Pourquoi ce déséquilibre entre la population rurale et la population urbaine? Pourquoi les familles les plus nombreuses sont-elles obligées de payer le plus d'impôts de consommation?
La politique de ces dernières décades a-t-elle reconnu en fait l'importance de la cellule essentielle de la société? N'avons-nous pas devant les yeux l'image d'une société où la famille est sacrifiée à l'individu et à l'État, à cet individu dont la dignité est souvent ravalée au rang de simple consommateur ou de producteur? Serions-nous matérialistes?
Si la famille assure à la société son existence, elle doit être l'objet premier de notre sollicitude. Cette préoccupation famihale ne serait-elle pas à l'avantage de toute la jeunesse? Il appartient donc à l'État de voir les jeunes par les yeux de la famille.
dans un Etat^
promoteur du bien commun
Sur cette terre, des hommes, non des anges, gouvernent des hommes. Nonobstant les faiblesses humaines des gouvernants et des gouvernés, Tautorité civile doit être la gardienne de l'ordre social.
«. . .la question de l'élévation morale, de l'aptitude pratique, de la capacité intellectuelle des députés au parlement, est pour tout peuple de régime démocratique une question de vie ou de mort, de prospérité ou de décadence, d'assainissement ou de perpétuel malaise.» (Pie XII).
L'État respectera l'éminente dignité de la personne humaine. L'être humain, premier responsable de sa destinée temporelle et éternelle. L'effort personnel, premier facteur de progrès, premier élément de sécurité. Se curare.
Les gouvernants se feront donc un devoir de protéger les droits de la personne humaine et ceux de la famille. Chrétiens, les législateurs collaboreront avec l'Église chargée du soin des âmes. L'Église, institution divine, société parfaite, bienfaitrice de l'humanité, merveilleuse éducatrice de la jeunesse.
Absorbés, de nos jours surtout, par une besogne écrasante, les gouvernants favoriseront la naissance et l'essor des organisations intermédiaires entre l'État et le peuple. «Diriger, stimuler, surveiller, contenir selon que le comportent les circonstances ou l'exige la nécessité, tel est le rôle de l'État.» (Pie XI).
Une jeunesse libre
La jeunesse, malgré son admirable organisation, ne peut opérer tous les redressements nécessaires. Nécessité donc de la collaboration des familles, des pouvoirs publics, des associations, des hommes de bonne volonté. Chacun à sa place, tous apportant une collaboration intelligente, loyale, persévérante.
La jeunesse a lieu de se réjouir de l'attention grandissante des pouvoirs publics à l'égard de son bien-être moral, intellectuel, matériel.
Vivant en régime démocratique, elle a pu hbrement s'organiser et exprimer ses idées, alertant ainsi l'opinion publique sur ses principaux problèmes.
Fasse le Ciel que la jeunesse garde cette hberté. Cette Hberté dont des milHons de jeunes fascistes, nazistes, communistes ont été privés dans les Etats totalitaires. Des millions de jeunes souffrent aujourd'hui encore des folles aventures de leurs chefs. Que la jeunesse apprenne d'abord à servir son pays dans des mouvements éducatifs. Pas de jeunesse d'État!
Que l'État stimule, mais n'absorbe. Que l'État coordonne mais n'unifie. Que l'État encourage, mais n'embrigade 4
dans un Etat^
protecteur de la famille
La société doit son existence à la famille. Et la famille est la société du père, de la mère et des enfants.
L'État, chez nous, reconnaît les liens sacrés du mariage. Ainsi, la vie familiale n'est pas mise en péril par le divorce.
Les parents doivent nourrir, éduquer, entretenir leurs enfants. L'État leur reconnaît ce droit naturel. En effet, pas de paternalisme mais suppléance seulement dans les cas de négligence et d'impuissance. C'est pourquoi les gouvernants doivent extirper les causes de ces injustes conditions sociales qui sont une attaque à la dignité humaine, un assaut contre la vie famihale.
Une attaque à la dignité humaine, si l'homme est réduit au chômage. Un assaut contre la vie famihale, s'il est obhgé de louer son travail pour un salaire injuste, s'il ne peut nourrir, éduquer, loger convenablement sa famille.
L'État, protecteur de la famille, sera un bienfaiteur de la jeunesse. Puisque ce sont des individus, membres de famille, qui composent la société, l'État doit d'abord protéger la famille. En ce faisant, il travaillera au bien-être de la jeunesse.
Famille d'abord. Famille toujours. Et la jeunesse sera préservée de bien des maux.
Une jeunesse honnête
Honnête, c'est-à-dire prudente, juste, tempérante, forte. Vertueuse à la maison, à l'école, au travail, dans ses loisirs.
Les parents veilleront sur leurs enfants, leur donnant toujours le bon exemple. L'école complétera l'éducation familiale. Et pour le plus grand bien des jeunes, parents et éducateurs se rencontreront, collaboreront.
A l'usine, au bureau, partout, les patrons se feront un devoir d'agir envers leurs jeunes employés comme ils agiraient envers leurs enfants. Ils protégeront leur santé physique et morale, observant les règles de la justice dans leur salaire. Ecole, profession, deux auxiliaires de la famille, deux amies de la jeunesse.
Honnête aussi dans ses loisirs. On a déjà dit que la jeunesse était plus exploitée dans ses loisirs qu'à son travail. Une réaction s'imposait. Les initiatives encourageantes se sont multipliées. Nous sommes sur la voie du Progrès.
Jeunesse vertueuse, peuple puissant. Les forces morales d'un État constituent son bien le plus précieux. Gare à ces abus qui déforment les esprits et les coeurs, et font la perte d'une société.
Mais la politique ne peut être démocratique, un peuple puissant, une jeunesse vertueuse, sans ces trois libertés sacrées: liberté religieuse, liberté familiale d'éducation, liberté d'association.
Jeunesse, ces pilliers d'un Ordre chrétien sont ta plus précieuse richesse.
Lois de protection morale
Liberté d'Association:
Loi des Compagnies — il le Partie.
Loi
des Syndicats Professionnels.
Loi
des Syndicats coopératifs.
Loi
des Clubs de Récréation.
Protect
ion Morale:
Loi
des vues animées.
Loi
des liqueurs alcooliques.
Loi
des maisons de désordre.
Loi
concernant la propagande communiste.
Loi
du Dimanche.
Loi
de Tempérance de Québec.
Protect
ion de l'enfance:
Loi
de l'Adoption.
Loi
d'une clinique d'aide à l'enfance.
Loi
des écoles de réforme.
Loi
des écoles d'industrie.
Loi
des jeunes délinquants.
Cette page et les suivantes contiendront une liste, incomplète sans doute, des lois concernant le bien-être moral, intellectuel, matériel, social de la jeunesse. Disons tout de suite que la diversité des besoins humains entraînent cette variété de lois.
L'on notera aussi que certaines lois regardent, soit la communauté, soit une catégorie de la communauté, soit la jeunesse exclusivement. Certains se demanderont sans doute pourquoi nous citons les premières, puisque nous parlons de l'épanouissement de la vie morale, intellectuelle et matérielle de la jeunesse. A cela, il faut répondre que les jeunes et les adultes ne constituent pas deux sociétés distinctes . . .
Le bien-être de la jeunesse est donc lié au bien-être des adultes. Et il serait utopique de vouloir réaliser l'un sans penser à l'autre.
Jeunesse studieuse
Studieuse parce que cet amour de l'étude est nécessaire. Nécessaire pour t 'élever au-dessus de ces êtres qui ne pensent. Nécessaire pour développer tes facultés, tes talents, dons divins. Pour mettre de l'ordre en toi, autour de toi.
Jeunesse privilégiée. Catholique et canadienne-française. Deux titres de noblesse. Une raison éclairée par la foi. Cette foi qui est Lumière et Vie.
Cette culture léguée par nos pères au prix des sacrifices les plus héroïques. Héritage inestimable qu'il faut conserver jalousement, défendre courageusement.
Jeunesse, en te cultivant, tu te montreras digne de tous ceux qui ont lutté et luttent encore pour conserver ton droit à une culture catholique et française.
Puissent les jeunes de tous les miheux s'instruire toujours plus, toujours mieux, et n'épargner aucun effort, aucun sacrifice pour prolonger, compléter leurs études. Ces études qui devront les préparer à leur métier d'homme en les initiant peu à peu à leur métier tout court.
La lumière est cause de joie. Illumine ton intelligence.
L'étude est cause de progrès. Étudie.
Le pays, notre Patrie, a besoin de personnahtés rayonnantes. Soyons le Progrès.
Lois concernant l'Education
Loi du Secrétariat.