INE DE 3ÀINT-ALBAN ET ANGLAIS
(Traduction du latin précédent. )
Dans le même temps, l'ennemi du genre humain, espérant fermement que le Jourdain coulerait dans sa bouche, parce qu'il en avait déjà offert à boire
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au sultan du Caire, et voyant que la foi chrétienne dans des portions de la belle France, chancelait, tombait, s'efforçait de susciter un nouveau genre d'imposture, un sexagénaire. Hongrois de nation, devenu, dès son jeune âge, de chrétien apostat détestable, après avoir appris dans l'école empestée de Tolède îi tromper par des pratiques magiques, et après s'être fait serviteur et disciple de Mahomet, avait promis avec assurance au sultan du Caire, dont il était l'esclave, de lui amener dans ses prisons imc multitude infinie de chrétiens, afin que, la France étant dépeuplée et veuve de son roi , les Sarrasins eussent un accès plus facilt»
dans la clirétienté. Or ledit imposleur, qui savait la langue française , l'allc-
PREFACE
mand et le latin , errait çà et là , prêchant sans l'autorité du pape ou le patronage de quelque prélat. Il annonçait faussement que sainte Marie, mère de Dieu , lui avait donné l'ordre de convoquer les pasteurs de brebis et d'autres animaux, à l'iiuniilité et à la simplicité desquels, disait- il, le ciel avait accordé d'arracher la Terre- Sainte et tous ses esclaves au pouvoir des infidèles; car l'orgueil que les Français avaient conçu du succès de leurs armes avait déplu à Dieu. Ce qui faisait qu'on ajoutait foi à ses paroles, c'est qu'il était éloquent et avait constamment la main fermée, disant faussement qu'il y tenait une lettre de la Vierge, à lui adressée. Tous les bergers qu'il appela à lui , laissaient
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leurs troupeaux de brebis, de bœuis oU de chevaux, et le suivaient à pied , sans avoir préalablement consulté ni leurs maîtres, ni leurs parens, et sans crainte de manquer de vivres. Cet imposteur usait en effet du même srenre de maléfices qu'il avait employé, environ quarante ans auparavant, lorsqu'il avait ensorcelé tout le peuple de France, et avait appelé à lui une multitude infinie d'enfans. Ceux-ci suivaient ses pas en chantant; et ce qu'il y avait d'étonnarit, c'est que rien ne pouvait les retenir, ni les serrures ni les verroux, ni les ordres, les caresses , ou les cadeaux de leurs pères et mères. C'était, disait-on, le même charme dont avait usé pour ensorceler une foule de personnes , Robert ,
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surnommé Bugrc ( héiélique ) , faux frère de l'ordre des Preeheurs, qui avait ensuite livré ces innocens au feu et en avait fait périr énormément par le pouvoir séculier du roi de France qu'il avait porté à cela; mais ces choses sont plus amplement racontées ailleurs. Quant à l'imposteur déjà nommé , il portait la croix, ainsi que ceux qui le suivaient. Beaucoup leur donnèrent leur sulïrage et leur aide, disant que souvent Dieu choisit ce qu'il y a de faible pour confondre ce qu'il y a de fort, qu'il n'aime pas ceux qui se donnent des louanges , et qu'il n'accepte pas ceux qui présument de leurs armes ou de leur courage. C'est ce qui fit que Blanche, régente et reine deFrance, espérant qu'ils conquerraient
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la Terre-Sainte et vengeraient hon liis, leur accordait ses bonnes grâces et les favorisait. Ils se multiplièrent donc tellement que, leur nombre se trouvant être de cent mille et plus, ils se iirent des bannières militaires; et sur celle de leur maître , était représenté un agneau qui portait un étendard : l'agneau en signe d'innocence et d'humilité, l'étendard avec la croix, en signe de victoire.
Dans le même temps, autour de la fête de saint Barnabe, vint l'archevêque de Cantorbéry, qui attestait ce que nous venons de dire, et rapportait que cette peste commenc^a après Pâques, dans le royaume susdit, ajoutant dans sa relation quelcpaj>e, après avoir exconimu-
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nié, le jour de la cène, Ooiu'iiil , lils de Frédéric, et tous ses fauteurs, était parti le mex'credi dePaques, souis la protection de Philippe, évéque élu de Lyon, lequel, dans ce voyage, dépeusa en Irais trois mille iliarcs. La retraite et Vahsence du pape fournirent des déclamations aux Pastoureaux qui se multipliaient en France, et redoublèrent leur audace de telle sorte que leur nombre et leurs forces s'ea accrurent.
De tous côtés, affluaient vers eux des voleurs, des exilés, des fugitifs et des excommuniés, tous gens qu'on est habitw/é en France à appeler ribauds, en telle sorte que, formant une armée très nombreuse, ils avaient déjà cinq cents bau-
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nières semblables à l'étendard de leur maître et chef. Ils portaient des épées, des haches à deux tranchans , des gèses, des dagues et des couteaux,, de manière qu'ils semblaient des adorateurs de Mars plutôt que du Christ. Bientôt, dans leur égarement, ils firent contracter des mariages illicites, et leurs maîtres et chefs qui , quoique laïcs , osèrent prêcher, s'écartèrent même d'une manière monstrueuse, des dogmes de la foi chrétienne et des règles de la vérité manifeste. Et si quelqu'un les contredisait, furieux, ils l'attaquaient, non avec des raisons ou des autorités, mais ayec des armes. Lorsque leur chef suprême prêchait, entouré de tous côtés d'hommes armés, il condamnait et accablait
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(de reproches tous les ordres, excepté les conciliabules des Pastoureaux. Il s'attachait surtout aux Prêcheurs et aux Frères-Mineurs, les appelant des vagabonds et des hypocrites ; il accusait les moines de Gîteaux d'aimer, comme des avares, les terres et les troupeaux; les moines noirs , d'être gloutons et superbes; les chanoines, d'être demiseculiers et de se gorger de viandes; les évêques et leurs offici alités , de ne courir qu'après l'argent et d'être plongés dans les délices de toutes espèces; enfin, il disait de la cour de Piome des choses qu'on ne 'peut rapporter. Ainsi les Pastoureaux se montraient publiquement hérétiques et schismatiques. Quant au peuple, qui écoulait toutes ces rê-
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veries, débilécs en haine et mépris du clergé, il applaudissait avec faveur : ce qui était très dangereux.
Le jour de saint Barnabe, les Pastoureaux arrivèrent à Orléans , avec beaucoup d'éclat et en force. Ils entrèrent dans la ville, malgré Tévêque et le clergé entier, mais ils furent bien accueillis par les bourgeois. Leur chef ayant annoncé sa prédication à haute voix, comme un prophète doué du don des miracles, ou plutôt l'ayant imposée comme un tyran, une multitude infinie vint à lui. L'évcquc de la ville redoutant à l'excès cet alî'reux péril, défendit, sous peine d'anathcme, à tous les <;lercs d'entendre les prédications des
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Pastoureaux, ou de suivre leurs pas, assurant que tout cela était des souricières du diable. Quant aux laïcs, ils méprisaient déjà les menaces et les ordres du prélat. Cependant, quelques écoliers, transgressant témérairement les défenses de l'évéque, ne purent s'abstenir de prêter l'oreille à une nouveauté tellement inouie , non pas, cependant, pour suivre les erreurs des Pastoureaux, mais pour considérer vme pareille insolence; car c'était une chose nouvelle et absurde (|u'un laïc , et de plus un homme du peuple, méprisât l'autorité pontificale, prêchât avec autant d'audace, et enpui)lic, dans une cité pareille, où florissait une université, et amenât tant de cœurs et d'orciilcs à ses impostures. Quant aux
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Pastoureaux , ils avaient cinq cents bannières , ce qui fut cause que les <:lercs (l'un meilleur sens se cachèrent dans leurs demeures , après les avoir ïerinées et vérouillées, et redoutèrent néanmoins qu'on les y vînt troubler. Le maître susdit étant monté en chaire pour prêcher, comnxînça, sans fixer préalablement aucun thème, à muîîfir d'incroyables erreurs. Alors, voici qu'un écolier, éloigné de lui, s'avança hardiment et lança ces paroles : « O hé- « rétique exécrable! ù ennemi de la vé- «rité, tu mens sur ta tète, tu égares « ce peuple innocent par tes paroles « trompeuses ! » A peine eut -il dit ces mots qu'un de ces vagabonds, s'élançant sur lui, leva une hache d'armes et lui
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fendit la tête en deux, dételle manière que l'écolier ne put plus rien dire. A la suite du tumulte que cette scène produisit, ceux que nous avons appelés jusqu'à présent pasteurs , mais qui devraient plutôt être nommés imposteurs et précurseurs de l'Antéchrist, s'élancèrent généralement, et en armes, contre le clergé d'Orléans qui n'en n'avait pas, brisèrent les portes et les fenêtres , enlevèrent les livres précieux et les brûlèrent. Sous les yeux du peuple de la ville qui dissimulait ou, pour parler avec plus de vérité , consentait (d'où il a mérité le surnom de peuple de chiens), les Pastoureaux massacrèrent un grand nombre de clercs , en noyèrent plusieurs dans la Loire, en blessèrent quelques-uns et en dépouillé-
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rent une foule. Ce qu'ayant vu ceux qui s'étaient cachés dans les maisons , ils profitèrent de la nuit pour quitter furtivement la ville par troupes. Toute l'université fut ainsi bouleversée , et on trouva que, sans compter les blessés et ceux qui avaient été maltraités de manière ou d'autre , environ vingt - cinq clercs avaient péri. Quant à l'évéque et aux siens qui se cachèrent pour n'être pas enveloppés dans de semblables calamités, ils éprouvèrent beaucoup d'outrages et de pertes. Les Pastoureaux redoutant que par suite de la sédition qui s'était élevée dans la ville, on ne les surprît, et on ne les attaquât, se retirèrent; mais l'évéque, de peur de passer pour vm chien qui n'a pas même la force d'à-
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hoyer, mit la ville en interdit , attendu que les habitans s'étaient rendus coupables et infâmes, pour avoir permis, toléré et aidé les entreprises des Pastoureaux. Ses cris et ses plaintes montèrent aux oreilles de Blanche , des grands du royaume et principalement des prélats.
Quant à la reine, elle répondit modestement : « Dieu le sait ! je croyais que «les Pastoureaux devaient, par leur « simplicité et leur sainteté, conquérir « toute la Terre-Sainte; mais puisque ce « sont des imposteurs, qu'ils soient ex- « communies, saisis, exterminés. » Ainsi tous ces saltimbanques furent excommuniés et dénoncés comme tels ; mais avant que cette sentence fût prononcée, ces imposteurs vinrent à Bourges dont
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les portes Iciu- l'ureut ouvertes du consentement des citoyens. La plus grand «• partie d'entre eux, sans faire nul cas de la défense de l'archevêque, y fit son entrée, et l'autre resta aux pieds des murs qui entourent les vignes hors de la ville. lis étaient en effet en si grand nombre qu'aucune cité ne pouvait les recevoir commodément; mais ils étaient divisés dans les provinces en plusieurs détachémens, et c'est pour cela que Paris eut aussi à souffrir. Le chef suprême des Pastoureaux ayant promis de porter la parole en public et de faire des miracles étonnans, une multitude innombrable de peuple accourut de toutes parts afin d'entendre et de voir des choses, dont on n'avait ouï parler depuis des siècles, et qu'ils n'a-
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vaient pas vues ; et,coinine ce traître débitait des paroles insensées et que les miracles qu'il avait promis n'étaient que des fourberies, un boucher du peuple lui assena sur la tête un coup d'une hache à deux tranchans qu'il portait, et l'envoya ainsi dans l'enfer. Le cadavre fut ensuite jeté dans un carrefour pour y être dévoré. Le bruit s'étant répandu que tous les Pastoureaux ainsi que leurs fauteurs et leurs auditeurs seraient excommuniés, ceux-ci se dispersèrent et furent égorgés, çà et là, comme des chiens enragés. De même à Bordeaux, comme quelques bandes d'entre eux s'en approchaient, les portes en furent fermées par l'ordre de Simon, comte de Leicester, et elles ne purent y pénétrer. Gomme ils
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(lemaiidnicnt qu'on leur en permît l'entrée, le comte leur répondit : « D'après « quelle autorité faites-vous cela? » Ils lépondirent : « Nous n'invoquOnanîTau- «torité du pape, ni celle des évoques, «mais celle du Dieu tout-puissant et de la
« bienheureuse Marie, sa mère, autorité (fui est bien plus grande. » Le comte
ayant ouï cette réponse, la tint, à bon droit, pour frivole, et leur répliqua ainsi : « Eloignezi-yous tous , au plus vite , « sinon je convoquerai toute ma milice « avec le guet de cette ville et des cités « voisines, et jo vous attaquerai en en- « nemi pour vous punir de mort. »
Ces misérables, ayant entendu ces paroles, furent consternés et dispersés
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comme du sable sans chaux; chacun s'enfuyant çà et là, ne prit conseil que de luimême, et ainsi disséminés les Pastoureaux subirent des peines aussi variées que leurs crimes. Cependant, leur chef et maître s'étant échappé secrètement, loua un vaisseau, et s'efforçait de regagner, à la hâte, la terre des païens, d'où il était venu ; mais les matelots ayant découvert qu'il était un traître et le compagnon du Hongrois dont nous avons parlé, lequel fut mis à mort parleshabitans de Bourges, lui lièrent les mains et les pieds et le précipitèrent dans la Gironde.
C'est ainsi, qu'évitant Scylla, il tomba dans Carybde. On trouva, dans sa valise, avec beaucoup d'argent, plusieurs papiers inscrits de lettres arabes et chai-
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cléeiincs, avec des caractères prodigieux et des poudres empoisonnées pour composer diverses boissons. La teneur de quelques-unes de ces lettres, selon ce qui fut découvert ensuite, était que le sidtan l'exhortait à s'appliquer avec plus de soin à ses entreprises, dans l'espérance d'une grande rétribution. Le résumé de quelques autres de ces lettres était qu'il devait présenter au même sultan un peuple innombrable. C'est ainsi que ces deux magiciens périrent, enveloppés dans les fdets de Satan.
Le troisième, cependant , espérant venir en Angleterre, et voulant exécuter ce qu'avait résolu Sorham, réunit, en peu de temps , par ses signes, plus de cinq
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cents bergers, labourenrs , porchers , bouviers et autre populace delà même espèce. Mais comme déjà cette multitude s'éparpillait, parce qu'elle était excommuniée , parce que le Hongrois qui était leur principal enseignant, et son compagnon avaient été tués et leurs complices dispersés, son sort ne devint pas peu misérable. Etant venu à Montreuil-sur- Mer, leur chef voulut y prêcher, mais comme il commençait à dMirer dans ses assertions, ses auditeurs, au lieu de se prêter à son délire, se soulevèrent contre lui. Pendant qu'ils couraient aux armes, il s'enfuit dans une forêt voisine, où, promptement saisi, on lui coupa non seulement les membres, mais encore on lehacha en petits morceaux; et soncada-
Viv PRÉFACE.
davre devint bientôt la pâture des corbeaux.
Alors, plusieurs de ceux qui avaient suivi ces trois chefs , sachant qu'ils étaient épiés et voyant leur propre misère, déposèrent , suivant la pénitence qui leur était assignée, les croix qu'ils avaient reçues des mains de ces traîtres, les reçurent de nouveau de celles des gens de bien , et accomplirent régulièrement leur pèlerinage. Parvenus à la Terre-Sainte, ils furent réunis à la suite du ro^ des Français, après sa délivrance, comme il est dit ci-après. Ils disaient, en effet, avoir appris de leurs maîtres, qu'ils devaient
délivrer le roi des Français, et que c'était la causepour laquelle ils avaient pris, tous
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à Teiivi, la croix. Le seigneur Thoma^j^
Normand de nation, moine de Syre-
burne, homme prudent et éloquent , envoyé en ce temps là dans les régions
d'outre-mer, pour y mettre tin aux affaires difficiles du roi, fut pris par les Pastoureaux, dont il a été parlé plus haut, et retenu pendant huit jours. iS'ayant pas voulu se prêter k leurs impostures , il fut battu très grièvement; mais s'étant évadé de nuit à grand'peine, il arriva auprès du roi à Wenton. Là, il lui raconta, en détail, toutes ces choses et beaucoup d'autres encore, touchant les prestiges des Pastoureaux, et tout cela fut entendu de celui même qui écrit ceci. L'écrivain donc, prit note fidèle et complète de tout ce qu'il avait recueilli de la bouche de
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ce narrateur, parce qu'il était digne de foi.
Cependant, des hommes graves et prudens, et des prélats d'un sentiment profond, disaient que jamais, depuis le temps de Mahomet, un fléau plus redoutable n'avait apparu dans l'église du Christ, surtout parce que, à la suite du désastre qui arriva au roi des Français , la foi avait commencé à chanceler en France.