‹ Jobin et Nanette comédievaudeville en un acteChapitre 3 sur 16 · GRIFFART · texte numérisé non relu

GRIFFART

Youlez-vous que j’entro un petit instant T

• NAMKTTB.

J’ai pas lo temps de causer avec vous, m’sieu Griffart... j’attends mon nouveau maître, m’sieu Jobin, vous savez bien !... lo neveu à ce bon m’sieu Mathias qui est mort il y a doux mois... -

JOBIN El* NANETTE.

uicnitT.

Vous me dites ça tous les jours... ' *

NA NETTE

Parcoque je l'attends (ou3 les jour» . C’est pas ma faute s'il ne vient pas...

GRIFFABT.

Je vas voir si le coclio est orrivé... je repasserai ensuite par ici. ,

NANLTTS.

C'est cela, vous amènerez in'sieu Jobin... Dépêchez-vous !

. Gltlt’FAUT.

Je vole!.. Tenez, Nanette, tenez, tout ça pour vous! (On entend le bruit de deux gros baisers que Gnffart envoie à A'anetle en s'éloignant.)

• NANETTE

Ce plaisir de se baiser les doigts I avec ça que j’ai le temps do batifoler... faut qu’il arrive, à la fin, m’siou Jobin, puisque idYh u Tmaire y a écrit pour y apprendre la mort de «on onde. (Elle balaye.) C’est égal, c’est drôio qui ne s«»it pas encore venu prendre possession do tout... il n'e>t peut-être pas pressé d hô- - riter, c’est un si drôio do corps, il ce qu’on dit... (Elle essaye les meubles tout en parlant.) Ah! que c’est donc embêtant de nettoyer tout, do ranger tout chaque matin pour quelqu’un qui devrait arriver et qui n’arrive jamais... Tout ça est reluisant comme un saint ciboiro et personne* n’en jouit!... Allons, meltons-nous à l'ouvrage, comme hier, comme avant-hier, comme tous les jours!... ( Elle prend K/m rouet et file en chantant.)

Aia de Paul Henric ». (L* Moulia du village.)

U mfiunière,

Dans sua petit moulin,

8e couche le drreifcre

Et »c lève matin*.

Di; que T joûr point eut deux, Ouvrant ses joli* yeux,

JeeniH ton, la mruniire.

Dans son petit moulin.

Se lis e U première Et citante son refrain,

En rapiéçant quelque vieui aac.

Tir, toc, lie, tac, tic, toc, tic, tac.

Elle t'endort et se lu use aller au fond de ton fauteuil.

criffart, dans la rue.

Mam'zolle Nanelto ! mam’zclle Nanette!...

nanktte, s’éveillant. r .

C’est m’sieu Griffer! qui repasse. (Elle court la fcn(trfj) é -

GltlFFART.

Vlè l’cocho qui arrive et votre nouveau maître est dedans...

NANF.rfB.

Bah 1 c’ost-il vrai?...

GltlFFART.

Tenez, le voilà là-bas qui tourne lo coin tic la rue...

NANETTE

Vous êtes sftr que c’est lui !.. oh ! comme il est grand! il s‘en va comme un tambour-major... c’est qu’il est bel homme, not’ maître, avec «a grande canne... faut quo je coure au devant de lui... Eh ben, qu’est-ce que j’ai donc il trembler comme ça. ..courons... (Elle s’assied.) Eh ben, v’U comme j’y cours... Ah ! j’ai trop peur, sauvons-nous! (Elle entre (faussa c/iaroèrc.)

jour, en dehors, chantant.

Alk de i Épicurienne, (Chant* d'autrrfoia de M. V. Maitd.) Pour boire de*tnt l'iterlin tendre,

Prè* d’une fillette attendre,

EUlîfolrr *oir et matin,

Faire l’amour, daati-r et rire.

En dépit de ce qu’on p-ut dire,

V’IA la chaînon d' l'aiui Jobin.

SCE-tfE IX.

JOBIN, ar ut.

Se pavaner chaque dimanche,

L* cbaprmi d' cité, I* poing sur la liaodic,

Dana un habit de masmlio,

Fair’ dir* partout dan* 1' vohinaqo Qu'on eat vraiment l' coq du village,

V’U la chaînon d’ l'ami Jobin.

Ah ça, n’y a personne ici et la porte de la rue est ouverte!... Eh ben, pour un«* mai«on bi- u gardée, voilé une maison bien gardée !... (Appelant.) Ohé ! h'»p !... là -dedans... (Il frappe *ur la table.) Holl ! déni, ne essson rien.*, c'est pfts lè cabaret i i. ' c’est chez moi... laissons les chaise en repos... (Il re-net en place

une chaise qu’il avait prise {tour frapper le parquet.) Oh! lè ! ehl garçon J. ; . Eh non, je ends toujours... Holà 1 ehl quelqu'un... Jean I Nicolas ! Biaise 1 Frusquin ! animal!...

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