SCÈNE PREMIÈRE
Au lever du rideau, quelques matelots baleiniers sont attablés à droite avec un brigadier et deux ou trois-soldats du régiment de là Reine. FLAMBART.
LE BRIGADIER, élevant son verre.
A la marine française !
un SOLDAT.
Y compris les baleiniers, marins d’eau douce et autres.
(Ils boivent.)
UN MATELOT
La marine est sensible à votre honnêteté, mes braves... aux soldais du régiment de la Reine !
PLAMBART.
Au régiment de la Reine 1 je ne m’y oppose pas, quoiqu’à mon idée, il n’y ait pas de quoi ; les soldats et autres animaux terrestres n’étant, à parler poliment, que du fretin. (Rumeur).
le matelot.
Ne faites pas attention à ce que dit le père Flambart; il a étudié la politesse dans la mer du Nord , en compagnie des OUrS et des baleines. (Tout le monde rit.)
FLAMBART
Ne disons pas de mal des ours et des baleines, matelot ; ce SOnt eux qui nOUS font la grasse paye... (Il fait sonner son argent.) A preuve que c’est moi qui régale.
le matelot.
C’est vrai, c’est le père Flambart qui régale , et chez sa femme encore! (Tous ôtent leur chapeau à Flambart.
FLAMBART
Oui* oui, chez ma moitié, chez moi... au Grand-Marsouin !
JOCELIN LE GÀUDE-COTE.
c est mon enseigne. C’est une lière commère que madame rlambart, capable de tenir tête à un corsaire ou à un négrier! Quand elle a fait entendre le sifflet ducommandant.il laut que chacun file son nœud... excepté moi. Elle a beau vouloir mes écus pour rien, nom d’un phoque! je veux consommer, moi, pour la monnaie de ma pièce; toute la part de prise y passera, et je donne la préférence à rétablissement conjugal... holà du vin!..
tods.
Du vin!., du vin!..
LA SERVANTE, apportant du vin.
Voilà... voilà...