SCÈNE IX
les mêmes, KERCADEC.
KERCADEC.
Ouf!... pardon, monsieur l’amiral, je suis essoufflé.
l’amiral.
Qu’est-ce donc?
KERCADEC.
C’est que j’étais là-bas, près de la grille, sous le grand bananier... Alors ce passager, ce monsieur que vous avez logé à la plantation de Saint-Vincent...
Eh bien ?
KERCADEC.
Il est venu, et il m’a éveillé...
l’amiral.
Comment, drôle?
KERCADEC.
Non, je veux dire , il m’a envoyé pour vous annoncer sa visite...
l’amiral.
En effet, je l’attendais...
van broüst.
Je vous quitte, mon amiral, je vais rejoindre mon fils sur le port.
LA COMTESSE
Quoi? vous ne restez pas à déjeuner avec nous?
VAN BROÜST.
Merci de l’honneur, madame la comtesse.
l’amiral.
Bah ! nous boirons à la santé de ton fils.
VAN BRODST.
Vous savez bien, amiral, que j’ai juré de ne boire que de l’eau... Ça tient à une histoire que vous ignorez.
l’amiral.
Et tu as tenu ton serment ?
Puisque je l’ai fait!... je reviendrai pour vous dire adieu ! ( A Kcrcadcc, qui se trouve sur son chemin.) Allons, l’endormi, ail large!
KERCADEC.
Quel tremblement de terre que ce père Van Broüst !
l’amiral, à Kcrcadcc.
Dis au chevalier qu’il vienne.