LA COMTESSE, L’AMIRAL, VAN BROUST
L’a&Iràl.
Eh bien, tu l’as vu, et tii l’as laissé retoùrhër au pavillon ?
VAN BROUST.
Oui, mon amiral.
l’amiral.
Tu as donc obtenu des explications satisfaisantes?
VAN BROUST.
Mieux que ça, amiral; des preuves de son innocence !...
tk COMTESSE.
Se peut-il ?
VAN BROUST:
Oh! mais des preuve^ !...
l’amiéal.
Voyons cela... je suis curieux de les connaître.
VAN BROUST. /
Pardon, ça ne se peut pas ; j’en suis bien lâché, mon amiral, mais c’est sacré, voyez-vous. Je ne peux rien dire ni rien montrer...
Pourquoi donc?
l’amiral.
VAN BROUST.
Parce que j’ai promis de garder ça pour moi.
LA COMTESSE
O ciel ! *
l’amiral.
Eh bien, la belle avance ! mais tu es fou, est-ce que tu crois que la justice va se contenter de ta parole?
van broust.
Eh non, par tous les diables! mais j’ai un autre moyen d’arranger les choses... un fameux ! et je vais m’y mettre...
l'amiral.
Et quel est ce moyen ?
VAN broust*.
C’est d’aller trouver l’infàme gueux, et de l’étrangler, s’il ne se rétracte pas.
l’amiral.
Comment? quoi? de qui veux-tu "parler, et qui appelles-tu l’infâme gueux ?
VAN BROUST.
Eh bien... votre chevalier de Servières, donc !
l’amiral.
D’abord je te défends de traiter ainsi un gentilhomme qui est mon ami.
VAN broust.
Votre ami ou non, c’est un gueux.
l’amiral.
Ah!
VAN BROUST, s’animant.
Oui, et si vous saviez comme moi tout ce qu’il a fait, vous ne l’appelleriez pas votre ami...
l’amiral.
Tu saisi... tu sais! tu ne sais rien du tout.
VAN BROUST, s’animant de plus en plus.
Suffit ! suffit! j’en sais long sur ce misérable, allez.
l'amiral.
Parbleu ! on te fait croire, à toi, tout ce que l’on veut.
VAN BROUST, de même.
Et à vous donc !... vous qui prenez parti pour un misérable brigand !
L’AMIRAL, en colère.
Il n’y a de misérable et de brigand que celui qui vole l’argent des autres pour s’enrichir.
* Lh eomleRse, Van-lirniiRt, l’amiral.