ACTE Y
ment... mais c’est l’habitude, vois-tu... Voyez-vous?... dans les premiers jours , on aura de la peine à s’en défaire...
ÉDOUARD
Ah ! n’en change jamais, père, je t’en conjure!., appellemoi toujours ton lils... car je le serai toujours.
VAN BROUST.
Merci, Édouard , merci... ce mot là, me paie, et au delà, de tout ce que j’ai fait pour toi , et si seulement j’avais le temps de te répondre... Mais je vois là-bas un canot , et je devine votre intention, Madame, vous voulez le faire partir.
LA COMTESSE
Mais il refuse. Van Broust, il refuse obstinément
ÉDOUARD
Fuir devant la justice ! moi qui suis innocent !.. ,
VAN-BKOUST.
Il a raison, et pour lë quart d’heure , ça ne presse pas.
LA COMTESSE
Comment ?
VAN BROUST.
Je suis venu ici avec une autre idée...
Que dites-vous ?
VANj BROUST.
Pauvre garçon ! si on pouvait le sauver sans courir, qu’estce que vous diriez de ça?
LA COMTESSE
Expliquez-vous !
van brous! 1 .
Impossible... voilà le moment, et il ne faut pas qu’on vous Voie... J’aperçois un homine... (On voit Servières paraître sur le haut du rocher.) Eh Vite, liiez; voyez-vous là-bas la chapelle des Naufragés?., allez m’y attendre aveb votre lils, et priez Dieu que je réussisse.
ÉDOUARD
Mais que veux-tu faire ?
VAN BROUST.
Ça ne te regarde pas, garçon.... Pardon, excuse de la liberté.
ÉDOUARD
Bon Van Broust !
LA COMTESSE
Viens, mon fils, viens avec m%i. (La comtesse sort avec Édouard
par la gauche.)
* Van-Broust, Edouard, la comtesse.
VAS BROUST.
Il était temps... (U sc cache en instant.)