NOUVELLE PREFACE
Saint-Point, le 34 septembre 1840- Mo\ CHER Editeur,
Pourquoi vouloir une nouvelle préface à l'édition de Jocelyn que vous vous proposez d'offrir au publie ? Je n'ai plus rien à apprendre, plus rien à demander aux lecteurs de cet ouvrage. L'accueil qu'ils lui ont fait a dépassé de bien loin mes espérances. Je ne leur dois que des remerciements. Je vous en dois beaucoup à vous-même; c'est grâce à vous et grâce aux artistes éminents dont vous empruntez la main, que les scènes champêtres de ce poème vont se re^ vêtir, pour l'imagination, de la poésie du pinceau. Vous l'avouerai-je, monsieur? c'e.st le plus beau, le plus complet triomphe auquel j'osasse aspirer dans les l'êves intimes de ma première jeunesse. Voir un jour peindre ou graver ma pensée écrite: voir les créations de mon imagination prendre un corps sous le burin poétique, et se vulgariser ainsi pour les veux
I. Cette nouvelle préface a été placée en ti^te de l'édition trée de Jocelyn,