NATURALISTES
« Noos âOfaneis dé grand matin vister le$ maga^ isins dé cmiosités naturelles , dotif les propriétaires prennent le noiïïdèmarchands naturalistes. Je par* cotiras arec assez de détail quatre de ces magasins ,
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qui contenaient des morceaux bien choisis , et de fort bettes substances, quoiqu'ils ne fussent pas aussi bien approvisionnés qu'ils le sont au commencement de l'été. On y trouve des cornes de chamois et de bouquetins y des cachets j des pierres pour les épingles y colliers et dés de montre , d'autres petits ouvrages en cristal de roche , qu'on envoie tailler et poUr en Allemagne , et les divers minéraux que fournissent le Simplon , le Saint-Gothard, le Val d'Aost , la Tarentaise et le Vallais. Ces marchands taillent la serpentine et la pierre ollaire à Montanvert , en écritoires, en pierres à papier, ^ en petites lampes pour lesquelles ils fournissent des mèches d'amiante. Us se procurent en outre des agates d'Oberstein ^ et quelques substances è Dauphiné. Le quartz cristallisé y si commun les hautes AJipes dç cette dernière province, ^ assez rare 9 du iiioins en beaux cristaux bien te^ minés , dans les Alpes de la Savoie ; aussi les ïïUff' chands naturalistes de Chamouny attachent-i»
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beaucoup de prix à celui qui provient de leurs montagnes. Us se livrent cependant bien moins à la recherche des cristaux que par le passé , et né se hasardent plus autant pour s'en procurer. A l'époque où les étrangers commençaient à abohdei^ clans la vallée , les cristaux y étaient rares et fort chers. Leur recherche procurait de gros bénéfices^ et les habitans s'y livraient avec une espèce dé fureur. Us s'exposaient aux plus grands périls ^ dans l'espérance de s'enrichir tout à coup par la découverte d*un amas de beaux cristaux ; et il ne se passait pas d'année qu'il n'en périt quelques-uns dans les précipices.
(c Chacun de ces marchands cherche à se faire une industrie particulière , indépendante de celle des autres, et qui puisse lui procurer un débit exclusif. En général ces braves gens ne savent pas ce qu'ils vendent ; ils ignorent le nom et la véritable valeur de leurs minéraux, et s'arrangent II. a
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pour ne courir aucun risque , en en demandant, au premier abord ^ des prix extravagans, que cependant ils rabatteht ensuite.
« Le nommé Joseph-Marie Carrier, est tin andeii guide qui connaît bien le^ montagnes. Il a quelques correspondances éloignées qui lui proctKDl dé beaux morceaux, et se propose de tenir Valanée prochaine les substances de FOisans , pour lesquelles jfe lui ai fourni les indications nécessaires Il vend en outre ^ à uîi prix assez modique, la crf lection des minéraux de la vallée de Châmounyf^ des montagnes voisines, composée de sbixante-sK morceaux (i). Il vend encore des reliefs en bois des montagnes qui avoisinent le Mont-Blanc.
« David Payot j cousin de mon guide, a ion nw*
(I) Le catalogue des minérant qui coiitp6sent cette oollectioo« «st dans le Journal des Mines y tome XXVI , 1809, iMge 3ld'
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gasin à Chamouny , quoiqu'il habite un village voisin. Il y a moins de variété chez lui dans le choix des substances , que chez Carrier ; mais ses collections de la vallée sont composées d'un plus grand nombre de morceaujç (i). Payot taille fort bien le cristal, et en fait de fort jolis cachets. 3e lui ai donné le conseil, qu'il est disposé à suivre, deprépî^rer des collections de roches polies. » {Voyage à Qenèife et dans la vallée de Chamounyy par Leschevin.)
(1) D'environ cent.
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