LA FRANCE ET L ANGLETERRE
- Alors c'est convenu vous ne ferez plus rien au petit Comptez sur le bonne fôa de môa.
Caricature de Charles Veruier (Le Charivari, 1851).
¥- Image faisant allusion aux événements de 1854 alors que la France et l'Angleterre intervinrent en faveur de la Turquie. Des bandes sorties de la Grèce ayant envahi les provinces turques, des régiments anglais et français occupèrent alors Athènes et ne l'évacuèrent qu'en 1857.
publient dans l'Empire où règne,maître absolu, le petit-fils à '/ rend' maman, qu'elle regarde de plus près certains profils dessinés à Copenhague où règne une Cour qui lui lient de près, qu'elle s'enquière des images publiées en Autriche, en Suisse, en Portugal, en Belgique, en Hollande.
Bien mieux, et c'est ici qu'il faut se tenir les côtes, qu'elle regarde chez son bon ami, maître Jonathan, qu'elle se souvienne que, vingt ans durant, un bar de Chicago exposa aux yeux de tous, en une peinture décorative, la très graciense Beine se grisant aux côtés du portrait de son époux défunt. Mieux encore, — qu'elle regarde chez elle, qu'elle fasse la police chez elle — et alors, en une feuille populaire, Ally Slopcrs llalf'Holiday nous pourrions lui indiquer les dates de certaines images en lesquelles la Reine trinque familièrement, un verre de whiskey en main, avec ce Loqueteux au nez bourgeonné qui se pourrait comparer, comme le faisait observer M. Etienne Charles, dans le Saint Public, à notre Thomas Vireloque.
S'il fallait toutes les citer les caricatures anglaises contre la Qucen, contre celle que Allemands, Autrichiens, Portugais appellent irrévérencieusement la vieille dame, la bonne dame, nous n'en finirions point.
Et où est le Chamberlain qui oserait s'élever contre celte admirable liberté anglaise, où est le politicien à courte vue
ImpilAniitti & C"
Cest bon pour plaisanter !L....mais des que ça devient sérieux1 nous nen sommes plus J!! -Voilà comme vous étez ! vous! vous compromettez toujours les gens1 et tirez vous delà si vous pouvez 111 Encore ça ue serait rien si nous pouvions nous de- -domma^er Limais nom voila bien avances a présent! ..... Les autres !!! ...„Ia ba*JiL__... qui ont entendu que vous tiriez a •boulets couses IL! — Nous voilà propres!!!—
r i Caricature de f'ruc La Mode, 24 octobre 1840).
f 'mage faisant allusion à la quadruple alliance signée par l'Angleterre, la Russie, 1 Autriche et la Prusse pour défendre la cause du sultan Abd-ul-Medjid contre les prétentions du vice-roi d'Egypte. Ce fut en quelque sorte le commencement de cette question orientale dans laquelle l' Angleterre se fit remarquer par sa politique à double jeu.
qui oserait poursuivre, saisir des images caricaturales anglaises ?
Alors quoi?
Pourquoi cette indignation?
Pourquoi cette levée de boucliers ?
Parce que les gallopliobes anglais voudraient bien détourner l'attention de cette inquiétante campagne du Transvaal dont nul ne saurait prévoir l'issue.
Parce que, suivant un journal de Dublin, le Freeman's Journal, ce sont bien là les habituelles manœuvres de l'hypocrisie anglaise.
Vous avez accusé la France, M. Chamberlain ! C'était l'Europe entière qu'il vous fallait attaquer et poursuivre de vos lieux communs. Car en ces images vous verrez qu'elle
s'exprime pour le moins aussi durement que nous sur l'ambition démesurée, sur la voracité, sur le manque de générosité, sur la fourberie du peuple aux dents longues. Peu importe la forme ; peu importe qu'il y ait ou non, des pantalons aux jambes : ce qu'il faut considérer c'est le fond, c'est la pensée insultante.
Un siècle après Napoléon, l'Europe croit encore à l'or de Pitt et à la duplicité de vos politiciens.
Si bien que le moment n'est peut-être pas éloigné où celle que vous aviez ameutée contre la France, à son tour se retournera contre vous.
Après le Waterloo de la France, l'on pourrait bien voir le Waterloo de l'Angleterre.
John Grand-Carteret.
Images françaises : Grandeur d'âme de l'Angleterre (1842).