RON OST
Would slang them dumb in à minute or s0 Picardy, England, Lorraine (heigho !) Enough of places have I set down Valenciennes, Calais, wherever you go There’s no right speech out of Paris town.
Envoi.
Prince, to the Paris ladies I trow
For pleasant parlance I yield the cerown They may talk of Italians, but this I know There’s no right speech out of Paris town.
Flowers of France.
Le dessein de Payne dans les cinq volumes Flowers of France c'était de mettre isométriquement dans des vers anglais des poèmes français représentatifs depuis le x11° siècle jusqu’à nos jours. Nous avons mentionné son plan général dans le premier chapitre. Par suite d’un manque d’appui et d’autres causes il ne put accomplir son dessein.
The Dawn (depuis Renaud, châtelain de Coucy du x siècle jusqu’à Mellin de St-Gelais du xvit siècle) et The Dark Ages (Malherbe xvi® siècle à André Chénier xvin® siècle) manquent. The Romantic Period en deux volumes fut publié en 1906. The Renaissance en 1907, et The Laïler Days en deux volumes en 1913.
Dans The Renaissance, il ÿ a des specimens de la poésie française depuis Ronsard jusqu’à St-Amant, et il s’y trouve des poésies choisies de Ronsard, Du Bellay, Rémi Belleau, qui, selon Payne, fut le chanteur le plus doux de la Pléiade, J. de Baïf Jodelle, Desportes, etc’.
Payne et son biographe ont tous deux critiqué l’article . de Walter Pater sur Du Bellay dans lequel il représente le : poète français comme étant presque le poète d’un seul poème. Lorsque Payne envoya une traduction d’un des sonnets du
1. Voir dans l’appendice une liste complète de tous les poètes et tous les poèmes qui se trouvent dans les volumes Flowers of France,
Du Bellay pour le volume Life of Walter Pater par Thomas Wright, il écrivit de lui : « La tristesse du sonnet est caractéristique de l’homme qui passa les meilleures années de sa vie dans cette Rome qui lui était un exil odieux ».
The Romantic Period en deux volumes dédié «à la mémoire de mon ami Charles René Leconte de Lisle, prince des poètes français » contient des poésies choisies depuis Victor Hugo jusqu’à Leconte de Lisle. Hugo, le monarque des romantiques, est représenté dansles volumes par 59 poèmes: Gautier artiste de mots par 49, Musset par 12, Lamartine par 5, Barbier par 8; Lecontede Lisle, chef du « Parnasse contemporain » par 53; Baudelaire, par 13; Banville, appeléle dernier des romantiques et le premier des Parnassiens, par 7; Dumas par 6, Sainte-Beuve par 8, Gérard de Nerval par 12 et nombre d’autres poètes par un seul spécimen chacun. A propos de l’école romantique, Payne dit une fois : « L'idée romantique est née en 1820. Depuis cette époque-là la France a donné au monde sa plus profonde poésie! »..
The Laller Days (Ackermann à Warnery) en deux volumes contient des spécimens de quelques écrivains d’aujourd’hui. Il n’a fallu à Payne que quatre mois pour écrire ces deux volumes de traductions tellement il travaillait avec ardeur.
A propos de ces volumes il dit un jour à son biographe : « Il y a en France, en ce moment, plus de poètes réels que dans n'importe quel autre pays ». Les volumes sont dédiés à Henri Cazalis, son ami intime et parmi les poètes qui y sont représentés se trouvent Cazalis, André Theuriet, disciple de Gautier comme poète paysagiste parnassien; François Coppée,le poète des humbles; Mallarmé, chef de l’école symboliste; Villiers de l’Isle-Adam, puriste de style; Anatole France poète et philosophe; José Maria de Hérédia, le sonnettiste fameux; Albert Samain et Maurice Rollinat, tous deux disciples de Baudelaire; Maurice Bouchor, Barbey d’Aurevilly, Emile Blémont, Charles Fuster, Catulle Mendès,
Jean Rameau, Paul Verlaine, André Gide, Paul Fort, Sully- Prudhomme, Edmond Rostand, Charles Péguy, Emile Verhaeren, Henri Warnery, et Edouard Pailleron.
Les traductions de Payne sont remarquables pour l’exactitude et la facilité avec lesquelles il a su conserver la mesure et l’idée des types variés de forme poétique, tout en reproduisant l’humeur caractéristique de chaque écrivain.
Il était non seulement un artiste en mots comme Gautier muni d’un vocabulaire immense, d’un instinct du mot juste, bien qu’il fût enclin comme ce dernier à user de termes peu usités, mais il posséda, aussi, la sympathie d’un poète envers un poète — qualité essentielle pour un traducteur de poésie. Il rend justice à tous, autant que le lui permet son idiome natal, et on ne peut dire de personne,à meilleur titre, qu'il faut un poète pour traduire un poète.
La mort l’empêcha d'achever une anthologie complète de la poésie française.
On s’étonnera probablement que Payne dans son anthoiogie des poètes français ait rassemblé des écrivains dont le : mérite est assurément trèsinégal. Uneanthologie, en effet, ne doït contenir que des poésies parfaites qui soient vraiment la fleur de la poésie du pays.
Mais Payne a voulu donner un tableau complet dé la poésie française à une date déterminée. Son esprit curieux et vaste manquait parfois de discernement et son goût n’était pas infaillible; mais on peut dire pour l’excuser qu'ayant entrepris de donner le tableau de la poésie française il a poussé jusqu'à un scrupule excessif l’honnéteté dans l’accomplissement de sa tâche.
Suivent quelques extraits de ses traductions qui forment comme il disait : « À complete florilegium of the periods ». C’est seulement quand on se rend compte du caractère isométrique de ses traductions heureuses qu’on est à même de comprendre la valeur et l'importance de son exploit, de donner à tous ceux qui parlent la langue anglaise, des traductions classiques et parfaites des perles poétiques de la France.