‹ Joies du plein airChapitre 1 sur 22 · I. — A PIED · texte numérisé non relu

I. — A PIED

elle demande beaucoup de temps, mais la moins fatigante, parce qu’elle permet de s'arrêter quand on veut.

C’est la façon de voyager la plus coûteuse, c

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Munissez-vous d’un bâton erré, sur l’écorce duquel vous graverez vos impressions de voyage; — d’une paire de souliers à clous, avec un morceau de lard pour les graisser, de deux dito de chaussettes, de deux chemises de flanelle et d’un ami sùr; choisissez-le sain et robuste, sans qu’il soit assez vigoureux pour exercer sur vous une

dangereuse suprématie; prenez de préférence un châtain foncé, c’est moins salissant.

Ayez dans votre poche la carte d’état-major, un briquet, de la ficelle, un volume de votre poète favori (moi, c'est Coquelin cadet! ) et un couteau à trente-six lames; on en fait maintenant qui contiennent : un poignard, une serpette, un canif, une scie, un tire-bouchon, une lime, un débourrepipe, une vrille, un crochet à boutons, une corde à nœuds, un appareil hydrothérapique, une pharmacie de poche et tout ce qu'il faut pour écrire.

Ajoutez-y un revolver, pour le cas où votre ami sûr deviendrait encombrant, — et partez du pied gauche.

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