I. — DES MOTIFS DK DUEL
II ne peut y avoir lieu à rencontre que pour les offenses qui ne comportent aucune autre forme
de réparation; le duel est donc inadmissible: pour les questions d’intérêt, que les tribunaux sont appelés à trancher; pour l’adultère, que répare amplement le divorce; pour les articles de journaux, auxquels il convient de répondre par d’autres articles de journaux, étant donné que la presse contemporaine est ouverte à tous,
Quant aux voies de fait, il y a doute : une gille ne saurait mieux être vengée que par une quantité île coups de poing proportionnée A la violence du choc; pour un chapeau jeté A terre d’un coup de canne, la réparation est surtout l’alfairc du chapelier.
Le coup de pied quelque part mérite qu’on s’y arrête, A moins que l insultcur ne consente A l’effacer, comme dans les Fourchambault, par un baiser.
Toutefois, certains outrages n'admettent pas d'autre réponse qu’un coup d'épée ou une balle de pistolet : ainsi quand un gentleman qui n’a pas été présenté vous marche sur un cor, vous détache une chiquenaude au bout du nez, vous déclare ne point partager vos convictions politiques, ou même vous passe la jambe dans un
endroit public, la seule manière honorable de vous en tirer, c’est de constituer des témoins dans le plus bref délai.
C'est une folle imprudence de se battre avec un créancier, car il en profite généralement pour exiger une liquidation préalable.
Eviter toute rencontre avec les gens tarés ainsi qu’avec les infirmes, surtout avec les manchots, dont l'absence de bras donnerait au combat une
gravité exceptionnelle, vu la difficulté de toucher à la main.