III. — LE CHOIX DES ARMES
Appartient à l'offensé, qui demande généralement l’épée ou le pistolet; le duel au sabre n’est acceptable qu’entre personnes ayant servi dans la cavalerie.
Kn thèse générale on peut choisir n'importe quelle arme dont le maniement est reconnu familier aux deux parties, fut-ce la hache d'abordage, le kriss malais, l’arc , le couteau à virole , — ou même le tomahawk, s’il est avéré que les adversaires ont tous deux servi clans l’armée canaque.
Certains cas sont diiliciles il trancher et peuvent nécessiter l’intervention d’un jury d’honneur; on clic notamment l’anecdote d’un médecin luxembourgeois qui, gravement offensé par un jeune
mirliflor, exigea le duel au lavement empoisonne : une arme chargée de solution arsenicale, l'autre contenant de l’eau tiède.
Les deux parties lurent placées l’une en lace de l’autre sur des sièges percés; au commandement : « Allez, messieurs! » le médecin tomba raide
mort; son adversaire en lut quitte pour quelques troubles sans gravité.
Les tribunaux prononcèrent un verdict d’acquittement, parce qu’il fut établi que l’affaire s’était passée loyalement et qu’aucun des deux adversaires n’avait essayé les armes avant le combat.
Le bon sens des témoins doit écarter certaines conditions inacceptables, dont voici un exemple entre mille :
U n explorateur, ayant appris pendant son séjour aux Indes l’art de charmer les reptiles, proposait un duel au serpent à sonnettes démoucheté.
Bien qu'il fût l’offensé, les témoins refusèrent de se prêter à cette fantaise.