POUR ELLE
Oh! ces maisons avec des lézardes aux flancs, Dans de très vieux quartiers pauvres abandunnces. Où le soir à travers les toiles d'araignées Filtrent parfois des ravons de soleil sanglants!
Rappelez-vous ces masures aux murs croulants, Lys d'arrière-saison aux tiges inclinées. Quand en chute sans tin les mois et les années Auront neigé sur vous comme des flocons blancs.
POUR p:lle.
Souvent vous sentirez vers les déclins d'automne Où le Temps hâte son pas sûr et monotone Glisser sur votre front parmi vos cheveux gris
Le baiser triste et doux de la mélancolie; Et dans le souvenir des rêves défleuris Tu penseras peut-être à celui qui t'oublie.
23 septembre 1892.