A. M. RIVARD, M. D
A. M. Rivard vit le jour le 24 septembre 1838, à St-Léon, P. Q.
Il descend d'une famille française qui arriva au Canada en 1860 et se fixa à Batiscan.
Admis à la pratique de la médecine le 8 octobre 1861, il resta à St-Léon jusqu'en 1865; à cette époque il se fixe à Joliette, où il réside depuis.
Successivement conseiller et promaire de Joliette, directeur de k manufacture de tabac canadien, Secrétaire de l'association médicochirurgicale du District de Joliette, chirurgien du 83ème bataillon, gouverneur des médecins et des chirurgiens de la Province de Québec, de 1877 1880, collecteur du
revenu de 1880 à 1882, M. A. M.
Rivard fut nommé shérif le 24 février 1883.
11 occupe encore actuellement ce poste.
Antoine Majorique Rivard, M. D.
oseph Leduc Joseph Leduc a vu le jour à St- Louis de Gonzague, le 9 avril 1853.
Il a été nommé, le 8 avril 1888, inspecteur de la ville.
Il occupe encore cette charge aujourd'hui.
L'Honorable L. S. Morin.
La naissauce de l'honorable L. S.
Moriu, à Lavaltrie, remonte au 20 janvier 1831.
Disons de suite que, par sa mère,
par acclamail entre à la 25 ans ; son
il est le petit neveu de Salomon Duneau, le célèbre fondateur de Milwaukee.
Sorti du Collège de L'Assomption en 1843, il fut reçu avocat en 1852.
L. S. Morin s'était fait connaître au public, comme orateur, dans les luttes de l'ancien Institut Canadien, où il combattit les Dorion, les Laberge, les Papin, les Doutre qu'il vint à bout de terrasser.
La réputation d'orateur de L. S.
Morin était faite et, aux assises criminelles, on fut à même d'apprécier son immense talent.
Par ses débuts il était voué aux luttes politiques.
En 1854 il veut se faire élire député contre Papin, il échoua de quelques voix.
En 1356 il est élu tion à Terrebonne et chambre à l'âge de mandat de député lui fut renouvelé aux élections suivantes.
En 1859 il accepte, des mains de G.E.Cartier, le portefeuille de solliciteur-général.
Son prestige et sa réputation grandissaient de jour eu jour; néanmoins en 1861, il est battu à Terrebonne, mais par une juste compensation il fut élu à Laval.
Battu aux élections générales de de 1863 à Terrebonne, il se décida à rentrer dans la vie privée.
Nommé en 1864 Secrétaire de la coiification, charge qu'il occupa jusqu'à la dissolution de cette commission, l'année 18731e voit arriver à Joliette comme protonotaire conjoint de M. Désilets.
Ce fut sa dernière charge.
Il mourut en 1879, ment de 48 ans.
Le plus grand éloge qu'on puisse faire de M. L. S. Moriu, c'est qu'à toutes ses gr. ndes qualités il joignait le mérite d'être éminemment chrétien.
L'Industrie.
Voyez ces honime* qui s'avancent le sac au dos, la hache à l'épaule !
Il sont pleins de gaieté et de courage, ils marchent d'un pas rapide, écartant les broussailles qui obstruent l'étroit sentier de la forêt, tout en chantant le refrain populaire.
"En roulant ma boule" "Derrière chez nous y-a-t-un étang" "En roulant ma boule."
Ces hommes quels sont-ils ?
Ce sont les premiers bûcherons qui viennent défricher la foret où bientôt va apparaître le village de l'Industrie.
âgé seule-
J OLIETTE ILLUSTRÉ
Albert Gervais
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Albert Gervais est né, le 9 mai 1854, à St-Roch de l'Achigan, du mariage d'Isaïe Gervais et d'Elisabeth Bolduc.
Nous allons montrer en quelques ligues comment est remplie la vie d'un travailleur qui ne veut rien devoir qu'à lui-même.
En 1866, A. Gervais entre au Collège Joliette, il en sort pour se rendre à Montréal.
Pendant treize ans, il y travaille comme typographe à La Minerve et au Nouveau Monde.
Ce n'était pas sa véritable voie ; il revient alors à Joliette,où à la mort de son père, il pouvait comme tant d'autres se créer une existence à l'abri de tout souci, mais la vie sédentaire n'était pas son fait.
Le 6 décembre 1879, il ouvre une petite maison de commerce sur la rue Manseau.
Humble début, mais désormais M. Gervais va marcher rapidement, il est sur son véritable terrain, le terrain des affaires et du commerce.
En juin 1884, avec le concours du Rvd P. Provost, curé de St- Jean de Matha, il fonde l'Etoile du Nord qui se développe rapidement.
Dès lors M. Gervais était lancé et tous allaient pouvoir apprécier non seulement ses aptitudes commerciales, mais encore la rectitude de ses idées.
Le propre de M. Gervais est de toujours chercher à se rendre utile et ceux qui ont besoin de ses services, de ses conseils, sont toujours bien accueillis.
Le 9 juillet 1891, ses concitoyens le nommèrent commissaire d'école.
Le 16 décembre de la même année, il fonde une succursale de l'ordre des Forestiers Catholiques ; Il en est le Chef Ranger.
La chambre de Commerce, fondée le 18 avril 1893, le nomme son Vice-Président.
En 1891 la Presse Associée de la Province de Québec, rendant justice à ses mérites, le met au nombre de ses Vice-Présidents.
M. Gervais s'est marié trois fois ; de son second mariage il lui restj une fille de 10 ans, Maria Gervais.
De son dernier mariage avec Dame Philomène Laporte.il a un fils qui porte le même prénom que lui.
Il espère en faire un travailleur, et par suite, un citoyen utile à son pays,