‹ Joliette illustreChapitre 28 sur 64 · L'INSTITUT · texte numérisé non relu

L'INSTITUT

L'institut a été foulé en 1856; Il contient une salle de lecture, une salle de billard et une salle de spectacle, où se réunissent les différentes sociétés de la ville.

Couvent des Rvdes Sœurs de la Providence, et Providence St-Eusèbe

La date de l'établissement de la communauté de la Providence, à Joliette, remonte au 10 août 1855.

En 1831, M. Eusèbe Asselin, riche citoyen de la ville, a construit la bâtisse de la Providence St-Eusèbe qui lui a coûté quinze mille dollars.

La communauté s'occupe de toutes les œuvres de charité en général, elle visite les pauvres et recueille les orphelins et les vieillards des deux sexes.

La maison mère se trouve à Montréal.

cent six malades à domicile et distribué douze cents quatre-vingt cinq repas en ville.

Que dire après cela ?

Rien ne peut mieux faire, en effet, l'éloge des sœurs de cette communauté.

Pierre Cha.rles Lkodel P. C. Léodel, né à Montréal en 1795, est mort en 1879, à l'âge de 84 ans.

Sœur Marie du St-Esprit.

La première supérieure à été la sœur Marie du St-Esprit, fondatrice de la communauté à Joliette, de 1855 1858.

Nous trouvons ensuite :

La sœur Charles de 1858 à 1866, la sœur Elisabeth de 1866 à 1878, la sœur Hyppolite de 1878 à. 1886, la sœur Placide de la Providence de 1886 à 1889.

La supérieure actuelle est la sœur Jean de Britto, nommée en 1889.

L'Institut de la Providence a été érigé en province le 29 mai

Nous retrouvons comme provinciale actuelle la sœur Elisabeth, qui fut supérieure de 1866 à 1878.

Actuellement il y a dans la communauté cinquante orphelines et trente neuf vieillards.

Depuis le commencement de l'année, les sœurs ont visité deux

Pierre Charles Leodel.

Après avoir fait ses études médicales au collège royal de Londres, il est nommé chirurgien d'un régiment anglais.

Il vint'se^fixer au village de.l'Industrie, vers 1824, pour y pratiquer son art.

Il fut le premier maître de poste de Joliette ; il fut également J uge de Paix et Lieutenant-Colonel de milice.

Il avait épousé, en 1821, une demoiselle A. de Lanaudière, bellesœur de l'Honorable Barthélémy J oliette.

Protestant, M. Léodel s'est converti au catholicisme en 1854.

Charles Bernard Henri Leprohon Sieur de Lavaltrie

C. B. H, Leprohon est né, à Joliette, le 30 août 1841 et a fait ses études dans sa ville natale.

Agé de 4 ans il fut un des premiers élèves du collège Joliette.

Il a rempli différentes charges

publiques, conseiller de ville, commissaire d'école, député Shérif de 1882 à 1886.

Soldat, M. Leprohon a servi plusieurs années dans la Cie No 1 des voloutaires du 83e bataillon, comme quartier-maître et paie-mattre.

Il s'est retiré du service avec le grade de capitaine.

Député coroner de 1871 à 1889, nommé coroner en 18#9, il occupe actuellement cette chargé.

En 1884 M. Leprohon fut nommé magistrat et commissaire per Dedimus Potestatem.

Par héritage il est devenu propriétaire du fief de Lavaltrie et sieur de Lavaltrie.

Charles Bernard Henri Leprohon

Un écrivain prétend que "courir "après la fortune avec de l'ennui, "des soins, des assiduités auprès des "grands, en négligeant la culture de "son esprit et de son âme, c'est pê- "cher au petit poisson avec un hameçon d'or."

On faisait remarquer à un plaideur toutes les peines que lui avait causées un procès qu'il venait de perdre.

Oh, dit-il je l'ai gagné tous les soirs pendant vingt ans.

Ce mot, très philosophique, peut parfaitement s'appliquer aux femmes coquettes.

Elles vous font gagner votre procès pendant six mois, en un seul jour elles vous le font perdre.

Page 1