Mignet,' lettre du 7 mars 1877 à madame Autran. i
2. F. Tamisier, les Perles récentes de V Académie de Marseille,\ 1879, p. 5. '
dans le regard. La bonté, en lui, était foncière ^ : quelque chose d'ingénu, d'indulgent et d'avisé, tout ensemble. L'effort, il est vrai, semble lui avoir été difficile- : c'est un héritage de mollesse féminine qu'il devait tenir des Dallest. Tous les témoignages sont d accord sur sa modestie , parfaitement conciliable avec un certain sentiment de sa valeur. Dans la conversation il intervenait par un mot souvent plein de sel, et rougissait s'il trouvait un écho admiratif ^ 11 était (( abstrait » par moments, lorsque survenait la Muse \
La nouvelle de la déclaration do guerre le surprit aux eaux de Gauterets, et, comme firent la plupart des baigneurs, il voulut hâter sa rentrée. La santé de madame Autran le força à s'arrêter à mi-route, à Garcassonne. Là se produisit une situation tragique, comparable à celle qu'Alphonse Daudet imagine dans un de ses Coules du Lundi.
Garcassonne était alors infectée de variole noire. Autant que de l'épidémie, il fallait se garantir de la
1. Pontmartin, N. S., VU : « Discours excellent, l'homme meilleur encore ».