‹ Joseph AutranChapitre 83 sur 154 · L'Univers et la Maison (1845), l'Eden (1848), etc · texte numérisé non relu

L'Univers et la Maison (1845), l'Eden (1848), etc

qu'il est retenu par des pièces en répétition.) Tout ce que je puis faire, c'est de pourvoira la Bibliothèque de loin, et d'employer, comme par le passé, tous mes appointements au chauffage de cette glacière qui, sans moi, n'aurait pas un lecteur ^ »

Et, la mairie insistant, il envoyait sa démission, en ajoutant : « Je donne, du même coup, ma démission de Marseillais » (20 mars 1850).

On devait rencontrer plus de conscience et d'exactitude dans son successeur désigné, Autran (nomination du 30 mars). Même au sein des embarras de toute espèce que lui valut le gros événement de 1851, il trouvait le temps de se préoccuper de l'achèvement de la copie systématique du catalogue commencée par Guindon ^. Enfin, dès qu'il crut ne pouvoir suffire à la tâche exigée, c'est-à-dire dès cette même époque, il offrit spontanément de résigner ses fonctions. Supplié par la mairie, il resta une année encore. A la veille de son mariage (26 mars 1852), il fut plus formel, et la Ville ne put que s'incliner,

1. s. Berteaut, Mé-ry, p. 57. Le conseil municipal lui enleva son traitement (10 mars 1849), en reportant 500 francs cFaugmentation sûr celui d'Autran.

2. Archives municipales, Secrétariat, Reg. des Corresp., 23, n° 2123.

mais à contre -cœur. Le poste demeura inoccupé jusqu'à la fin de l'année suivante '.

Quelles étaient, maintenant, les circonstances où se trouvait Autran depuis une année?

Le vieil André Martin était mort, âgé de quatrevingt-sept ans, le 23 mars I80I, dans son hôtel de la place Noailles, en l'état d'un testament long et détaillé, antérieur de sept semaines (20 janvier 1848) à la première de la tragédie d'Autran, et non pas, comme il le dit^, consécutif de la soirée de TOdéon. M. Martin n'avait pas attendu le succès pour récompenser le talent. Du reste, il n'expliquait pas sa volonté ^ mais la formulait très nette, après la série des legs particuliers :

(( J'institue pour mon seul héritier foncier Joseph- Antoine Autran, mon petit -neveu, fils de Joseph Autran, mon neveu germain, et, là où il viendrait à décéder avant moi, j'institue à sa place son père Joseph Autran, mon neveu germain. »

On se prit à dire, désormais, avec une nuance

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