VISITE A LA NOURRICE
Gravé d'après le tableau original de David Teniers qui se trouve au Musée du Louvre.
À Paris, chez Leloutre, marchand d’Estampes, place du Musée, au coin de la rue du Carousel.
Prix : 15 fr Déposé
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Cette estampe, l’une des plus grandes de J. de Longueil, est assurément la plus mauvaise ; tout concourait pour cela : le sujet manque d'intérêt, les figures en sont laides, les personnages sont en grandeur disproportionnée avec la pièce où ils se meuvent. Jamais le mot de Louis XIV traitant de magots les personnages de Teniers n’a été plus justifié. Certainement notre artiste, très homme de goût, n’a pas dû choisir ce tableau de lui-même; nous regrettons même qu’il en ait accepté l'exécution. Mais il est si difficile de reconnaître dans cet œuvre le burin qui a donné : {a Halle flamande, le Cabaret flamand, le Pont de Neuilly, la Correction maternelle et le Maitre d'école que nous contestons fortement la signature de l’artiste posée au pied de cet œuvre.
Nous pensons que cette estampe n’était pas complète à la mort de J. de Longueil et qu’un spéculateur la fit terminer par un mauvais ouvrier et l’offrit au public sous le nom de l'artiste dont la grande réputation était encore dans le souvenir de tous. Tout dans cette planche : la signature elle-même, le titre, les mots : Musée du Louvre, l’adresse de l’éditeur, jusqu'au mot déposé et au prix: 15 francs, nous confirme dans cette opinion, en dehors de la mauvaise exécution de cette estampe qui heureusement est fort rare.
Le tableau de David Teniers est décrit par M. Frédéric Villot dans sa notice des tableaux des écoles flamande et hollandaise du musée du Louvre, ne 518; il y est intitulé : /ntérieur de cabaret. Ce tableau, qui fait partie de la collection Louis XIV, a été gravé dans Filhol, tome 6, planche 423.
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LE MAITRE D'ÉCOLE, d'après ADRIEN van Osrans. Eau-forte. Haut. 0,293; Larg. 0,225.
11. — À gauche un escalier, en haut duquel un petit garçon portant un panier sur la tête se dispose à descendre dans l’école. Au pied de l'escalier, un petit garcon assis près d’une petite fille tient des livres pendant qu’un autre enfant cherche des papiers dans une boîte posée à terre; tous regardent un vieux maître d'école assis au pied de l'escalier devant une table, menaçant de sa férule un enfant debout devant lui, tenant son chapeau à la main et pleurant. Auprès du coupable, sont deux petits enfants dont l’un a la tête couverte d’un béguin. Dans le fond de l’école, autour de deux tables des enfants étudient ; un d’eux regarde par une fenêtre ouverte à gauche. Au premier plan, un enfant assis sur une chaise au dossier de laquelle est accroché un chapeau, est appuyé sur une table et lit attentivement. A gauche, un enfant est assis à terre auprès de la table du maître d'école, et à ses pieds sont répandus des livres et des feuilles de papier; sur l’une d'elles, on lit tracé à la pointe : Ostade px, et sur une autre : Z. Pauquet inc. a. f., 1792. Derrière le maître d'école, on voit accrochés au mur : une poignée de verges, et sur la tablette : une lanterne, des livres, des bouteilles. Dans le fond de la classe, au-dessus de la table où travaillent plusieurs enfants, des chapeaux sont accrochés au mur et plusieurs pages d'écriture sèchent sur une corde.
Cette belle eau-forte porte de nombreuses traces d’un burin
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déjà avancé; quelques parties sont entièrement terminées et promettent une belle œuvre que la mort a empêché de compléter!
Nous possédons le traité autographe fait par de Longueil pour la gravure de cette estampe, et l'avons publié dans la notice, page 35.
Le tableau d’Adrien Van Ostade se trouve aujourd’hui au musée du Louvre, et nous le voyons décrit sous le le n° 370 de la notice des tableaux de l’école flamande par M. Frédéric Villot. Il est sur bois et mesure 0,40 de hauteur sur 0,33 de largeur et les figures ont 0,12 de hauteur. Il fut gravé par Bovinet dans le musée français et dans Landon ; tome 4, planche 40; le tableau entra au cabinet du roi sous Louis XVI, après la vente du cabinet du comte de Vaudreuil, en 1784, où il fut acheté 6,601 livres après avoir passé à la vente de M. de Julienne 6,425 livres, en 1777 à celle de.M. de Boisset 6,610 livres ; en 1784 à celle de M. Pange 6,000 livres.
ALLÉGORIES A L'AVÉNEMENT AU TRONE DE LOUIS XVI ET DE MARIE-ANTOINETTE, d’après C. N. Cocrin.
Haut. 0.250 ; Larg. 0,162.
Nous empruntons au savant catalogue (n° 334 et 336) que M. Em. Bocher vient de publier de l’œuvre d'Auqustin de Saint-Aubin les notes suivantes relatives aux
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deux premiers états de ces belles compositions aHégoriques :
4er Érar. Eau-forte pure. Le médaillon ovale seul avant l’encadrement. En bas, au-dessous du trait ovale entourant ce médaillon, à la pointe et au rebours : Augustin de Saint-Aubin aqua forti sculp. 1775.
2e Érar. Eau-forte pure avec l'encadrement; l’inscription à la pointe qu’on lit à l’état ci-dessus a disparu. Dans une épreuve de ce 2 état qu’on trouve au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, on lit en bas, au crayon, de la main de Saint-Aubin : C. N. Cochin filius delin. Augustin de Saint-Aubin aqudé forti sculp. La bordure par P. P. Choffard.
3° Érar. L'épreuve terminée; la signature de A. de Saint- Aubin à disparu; la signature du graveur est posée en face de
celle du dessinateur, mais les vers et la dédicace n’y sont pas encore.
4e Érar. Celui décrit.
12. — Louis XVI soutenu par Minerve et Thémis. — Sur un fond de tapisserie fleurdelysée se détache un médaillon ovale de 0,15 de haut sur 0,10 de large, dont le cadre est formé d’un épais tors de laurier; au sommet de ce cadre, une colombe, tenant un rameau d'olivier dans le bec, domine un trophée formé du sceptre, du glaive, de la main de justice et du miroir de lu vérité.
Dans le cadre, le jeune roi Louis XVI, la tête ceinte de lauriers, au-dessus de laquelle deux amours soutiennent une couronne royale rayonnante, appuyé à gauche, sur la Justice (dont le bandeau est levé sur le front), qui foule aux pieds le Mensonge sous la figure d’une mégère tenant à la main le masque qui lui couvrait le visage, est présenté par Minerve à la France ; celle-ci, couverte d'un manteau fleurdelysé, transmet au jeune prince les vœux de son peuple, qu’on voit à droite dans une attitude suppliante. |
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Armoiries: l’écu de France « d'azur à trois fleurs de lys d'or» sommé de la couronne royale et entouré de lauriers.
L'Abondance et les Arts, les Talens, la Justice Refleurissent enfin par ses soins généreux, Restaurateur des Loix, il foule aux pieds le vice,
Et sourit à l'aspect de tout un peuple heureux. Présenté Au Ror par son tres humble, très Obéissant et fidèle Sujet de LoNGuEIL.
| C. N. Cochin fils, inv. le 3 juin 1116. De Longueil Scul. |
A Paris, chez l’auteur, rue de Sève, vis-à-vis les Incurables.
Et chez Bazan, rue Serpante, à l'Hôtel Serpante.
13. — Marie-Antoinette accueillant les vœux de lu France. — Sur un fond de tapisserie fleurdelysée, se détache un médaillon ovale dont le cadre est formé d’un épais tors de feuillages ; au sommet du cadre, une colombe vient déposer une couronne de fleurs sur un trophée formé de la torche et du carquois de l'Amour.
Dans le cadre, Marie-Antoinette, au-dessus de laquelle les trois Grâces enguirlandées de roses soutiennent la couronne royale, assise sur le trône en grand habit de cour, relève la France couverte d’un manteau fleurdelysé, à genoux devant elle. Autour de la reine, sont groupées l’Abondance qui tient une corne, la Sagesse sous la figure de Minerve tenant d’une main une couronne de roses au-dessus de la tête de la reine et de l'autre un bouquet de fleurs de lys; la Bonté tenant un agneau dans ses bras ; la Charité tenant un pélican qui se perce le flanc et l'Amour du peuple qui tient une
colombe.
Armoiries : deux écussons accolés sous la couronne
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royale; celui de gauche : « d'azur à trois fleurs de lys d'or » qui est de France ; celui de droite: « écartelé au 1 coupé fascé d'argent et de gueules, et d'argent à la croix de Lorraine d'or ; au 2 d'azur au lion d’or; au 3 d’azur bandé d'argent ; au 4 de Médicis; sur le tout coupé d'argent à 2 fasces de gueules, et d'or à la bande de queules qui est
d'Autriche. »
Les Grâces sur son front Minerve un Lys en main, Et touttes les Vertus Assurent à jamais à
Le prix du bonheur
soutiennent la couronne; la France à ses genoux, environnant son Trône, son Auguste époux,
qu'il nous donne.
PRÉSENTÉ À LA REINE par son très humble très obéissant et fidèle Sujet de LonGuEIL.