ARIOSTE, ORLANDO FURIOSO
Haut. avec le cadre 0,137; Larg. 0,092.
Haut. sans le cadre 0,127 ; Larg. 0,088.
2e Érar. Avec le cartouche blanc et en bas sous le cadre le nom des artistes seulement.
3e Érar. Celui décrit.
Birmingham, Baskerville, 1773. 4 vol. in-8°. — Un portrait par Eisen, gravé par Ficquet, et 46 figures par Cipriani, Cochin, Eisen, Greuse, Monnet et Moreau le jeune, gravées par Bartolozzi, Choffard, Duclos, de Ghendt, Helman, Henriquez, de Launay, de LonGueix, Martini, Massard, Moreau le jeune, Ponce, Prévost et Simonet.
Les deux illustrations faites par Eisen et gravées par de Longueil pour cette édition sont plus que médiocres et
92 Illustrations
les éditeurs les firent disparaître des éditions suivantes pour les remplacer par deux figures assez mauvaises également dues à la collaboration de Moreau le jeune et Cochin.
Les figures sont entourées d’un cadre très simple en haut duquel un cartouche porte les numéros du chant auquel se rapporte l’estampe.
41. — Mort d'Ariodant (chant V). — La scène se passe le soir sous lés pâles ombres d’une lune voilée par des nuages. À droite, au second plan, un vaste palais au balcon duquel est attachée une corde à nœuds. Dans l’ébrasement de la porte-fenêtre, le duc d’Albanie embrasse tendrement la suivante de la princesse revêtue des ornements de sa maîtresse. Dans le parc qui s'étend au pied du palais, à gauche, caché derrière les grands arbres, Ariodant a vu la scène du balcon et, croyant son amante la princesse Genèvre dans les bras d’un heureux rival, il a résolu de se donner la mort sous les yeux mêmes de l'infidèle. Il a posé le pommeau de son épée contre terre, la pointe contre son cœur, et cherche à l’enfoncer malgré son armure ! Son frère Lurcain a vu le dessein de l’amoureux désespéré ; il accourt
à gauche et l'empêche d'exécuter son funeste projet.
Canto V
La
Ch. Eisen del, De Longueil sculp.
E gli vieto che con la propria mano Non si passasse in quel furore il petto.
Canto V, stansa LIII.
42. — Entretien de Roland dans un souterrain avec la sorcière (chant XI). — Dans les souterrains d’un palais, au pied d’un escalier de pierre qui s'éloigne dans le fond, à gauche, Roland aborde en saluant une vieïlle femme et
Illustrations 93
une jeune qui se sont levées à son approche. A leurs pieds brûle un feu très vif et la robe de la jeune femme vole au-dessus des flammes sans qu'elle s’en aperçoive, tant elle est absorbée par sa douleur et par l'attention qu’elle prête ainsi que sa compagne aux paroles consolantes du guerrier.
Canto XII
Ch. Eisen inv. De Longueil sculp.
Orlando o salutarle su cortese (Come con donne sempre esser si vuole:)
Canto XII, stanza LXXXXII.