II. Grat«!ot, de\. Da L«B(«til «calp
Illustrations 29 i
§ IV. — Œuvres complètes de Voltaire, avec des avertissements et des notes par Condorcet, imprimées aux frais de Beaumarchais par les soins de M. De croix.
De Fimprimerie de la Société typographique de Kehl, 1784-1789, 70 ▼ol. iii-8*. — 1 titre frontispice avec le buste de Voltaire par Moreau ; uno dédicace avec le portrait de Frédéric Guillaume par Fourbus; 12 portraits et 93 figures de Moreau gravés par Baquoy, Croutello, Dambrun, Delaunay, Delaunay Jeune, Delignon, Duclos, Fosseyoux, Guttemberg, HalboQ, Helman, Langlois, Lemire, Leveau, Linge, de Longueil, Masquelier, Maviez, Patas, Romanet, Simonet, Tardieu et Trière.
Ces figures ont paru plus tard en un volume séparé de rédition et portant pour titre :
Estampei
destinées à orner ks éditions de M. de Voltaire
dédiées à son Altesse Royale
Monseigneur
le prince de Prusse
par y. M. Moreau, dessinateur et graveur du cabinet du
Roi et de son Académie Royale de Peinture et de sculpture.
Elles se vendent séparément des éditions,
à Paris
chez C auteur^ rue du Coq Saint-Honoré
près du Louvre,
Baublé scrip,
Haut. 0,124 ;Larg. 0,09.
i"ÉTAT : Eau-forte.
2« État : Ayant la lettre.
3« ÉTAT : Celui décrit.
L'iUustration est encadrée d'un trait qui forme au pied une tablette j sur UqaeUe est inscrite la légende.
Illustrations
462. — L'Orphelin de la Chine. (Acte V, scène V.) — Une jeune Chinoise entrant parla gauche tend un poignard à son mari, en lui demandant de Tassassiner afin de la soustraire aux obsessions de l'empereur tartare qui opprime son pays.
Tiens, sois libre avec moi; frappe et délicre-nous.
L'OrpheliD de la Chine, act. T, le. T.
J. M. U«r«n U ]■• inv.
I7ft6
D« L«a(VMl icBly.
463. — La Prude. (Acte m, scène IV.) — Dans la chambre de la prude, Bartholin, son futur époux, arrache violemment d*un cabinet à droite un jeune homme habillé à la turque et recouvert d'une robe d'avocat ; à gauche, une jeune femme, près de laquelle se tient debout une suivante, explique à Bartholin la présence du jeune homme chez elle.
...... AA / aA / notre future
Vos avocats sont d'aimable figwre !
La Prude, act. UI, m. 1Y«.
J. H. M*rf«B 1« j** iBT.
lis»
D« LsBfMil Grarcw da Roi M«lf .
464. — Chariot. (Acte If, scène III.) — Dans le très riche salon de son château, le marquis de Givry furieux ordonne d'un geste impérieux à Chariot de sortir ; celui-ci à gauche se révolte de Tinsolence de son maître et est retenu par sa mère et par Julie qui debout entre les deux hommes cherche à apaiser leur colère.
... Sors dCiei tout à Theure :
Je te Vordonne.
Chariot, ad. V, se. IH".
J. U. M«m« Ir j** iar.
L*afwil tMip.
Illustrations
A&S.'^La Pucelle. (Chant vin.) — Dans ua très joli paysage, La Trémouille et sir Arundel absolument nus se battent en duel ; ils s*arr6tent, et TAnglais montre i son adversaire dans une éclaircie du feuillage des brigands qui enlèvent leurs maîtresses pendant qu'elles regardaient le combat de leurs seigneurs et maîtres.
Oh I oh/ dit le Breton,
Dieu me pardonne, on nom a prié noa bellei.
U Pucelle. chiot YUI.
J. M. M«ni«.l« j>« wv.
tM»
L«a(MÎl tMilp.
466. — La Pucelle. (Chant xii.) — Dans une salle du château de Gutendre, trois personnages, dont un moine, sont assis autour d*une table abondamment servie; le roi Charles YII, en apprenant que sa maîtresse habite le château, se lève précipitamment et explique rapidement à Bonneau le motif de son départ inopiné, à Tébahissement des deux serviteurs debout à gauche derrière le fauteuil du Roi.
Il en est sûr; il quitte son repas.
Adieu Bonneau ; je cours entre ses bras.
La Pucelle, chant XII.
J. M. M«rtu U j** dcl.
D« L*B|^ail «cvip.
467. — La Pucelle. (Chant xuf .) — Chandos, le fier Anglais, à la tète de son armée, a provoqué en combat singulier le roi Ghai^les YII ; Jeanne d'Arc a soutenu Thonneur de son roi, mais elle a été vaincue, renversée par un soubre-
Illustrations
saut de son âne qui est étendu à terre, à gaucbe; Cbandos à genoux auprès de Jeanne lui a retiré sa cuirasse et recule d*étonnement et de joie en reconpaissant la Pucelle d'Orléans évanouie à ses pieds ; à droite, La Trémouille accourt auprès de la noble guerrière.
De la
IL voit,
euirasiê ô ciel!
il défait les cordons, d plaùir I à merveille t
La Pucelle, chant XIII.
J. M. More«« le jeans ioT .
l'.SS
Lon^seil Mnlp.
468. — La Pucelle, (Chant xvui.) — Le roi Charles VII et Agnès Sorel, suivis d'une foule de chevaliers, chevauchent dans la forêt d'Orléans ; ils viennent de la gauche et font lever^ un nuage de poussière sous les pas des chevaux ; le Roi embrasse tendrement sa belle compagne penchée vers lui ; la main tendue, elle lui montre les nombreux prisonniers enchaînés à genoux devant eux.
Mon lioi, dit-elle.
Est fortuné pour
avoves que ce jour cette pauvre race.
La Pucelle, chaDtXVill.
J. M. Morcaa le jeune inr.
De Leneveil «cnlp.
469. — Memnon^ roman. — Dans un très riche salon de Ninive, Memnon est assis sur un sopha auprès d'une jeune femme dont il caresse les charmes ; il interrompt vivement sa douce occupation et se retourne plein de frayeur vers un homme furieux qui entre à gauche, brandissant un
• Illustrations
poignard et un cimeterre dont il menace Tamant de sa nièce.
Comme Ut en étaient M, arrive Voncle.
Mcmnon.
i. M. Bloreao k j>« îht.
liai
D* Laspaeil •calp.
470. — Le Blanc et le Noir^ roman. — A gauche, S|UP la place principale de la ville de Cachemire remplie d'une foule anxieuse, un jeune homme mourant, couvert d'une armure, est étendu à terre, soutenu par son écuyei* ; près d'eux le duc de Cachemire se livre au désespoir, en voyant sa ûlle éplorée se jeter sur le corps de son amant et le couvrir en même temps de baisers et de larmes. Un petit nègre porte la queue du manteau de la princesse à laquelle va porter secours une suivante descendant précipitamment Tescalier du palais à gauche.
Elle le voit : à moment ! à tue I 6 reconnaissance
Le Blanc et le Noir.
J. M. Mortaa le je«a« inr.
nsi
De L«B|picil walp.
§ V. — La Henrude par M. Arouet de Voltaire, nouvelle édilion.
Paris, V* Duchesne, Saillant, DeKaint, Panckouke et Nyon, libraires, imprimerie Barbou, s. d. (vers 1770), 2 vol. in-8*. — 1 frontispice, I titre gravé avec le portrait do Voltaire en guise de fleuron, 10 figures et 10 vignettes par Eisen gravées par de Longaeil.
Voltaire enthousiasmé de ces illustrations écrivit à Eisen :
296 Illustrations
« A Ferney, 14 Auguste 1767 :
a Je commence à croire, Monsieur, que La Henriade ira à la « postérité, en voyant les estampes dont vous l'embellissez : u l'idée et l'exécution doivent vous faire également honneur. « Je suis sûr que l'édition où elles se trouveront sera la plus c( recherchée. Personne ne s'intéresse plus que moi aux progrès u des arts ; et plus mon âge et mes maladies m'empêchent de les u cultiver, plus je les aime dans ceux qui les font fleurir.
« Soyez persuadé des sentiments d'estime et de reconnaissance « avec lesquels j'ai l'honneur d'être. »
i"ÉTAT. Eau- forte.
2* État. Avant la lettre.
3» ÉTAT. Celui décrit.
471. — Titre, — Sur une planche pointillée s'enlève le titre de l'ouvrage .
Au-dessous se trouve un fleuron. Dans un cadre rond est placé le portrait de Voltaire en costume de cour, la tête tournée de trois quarts vers la droite. Le cadre est orné d'une branche de laurier posée à droite; sur le soubassement orné de guirlandes de roses, qui supporte le portrait, sont posés une lyre, une lampe, une trompette et un poignard.
Ce titre ne porte aucnne signature.
Hauteur des titre, frontispice et figures, 0,125. Largeur, 0,088.
472. — . Frontispice. — Un poète assis à droite tient à la main une plume que lui offre le divin Homère, la tête ceinte de lauriers, debout derrière lui ; une Muse debout à gauche invite aussi le jeune homme à écrire la vie de Henri lY sur le livre de mémoire placé devant lui, appuyé sur les larges épaules de Saturne accroupi à ses pieds. Le poète ainsi sollicité lève les yeux et implore la protection de la Vérité qui, au milieu des nuées, lui
Il lustrât ions 297
présente le médaillon du roi Henri IV soutenu par des amours, tandis qu*Àpollon offre au poète une couronne de lauriers pour récompense de son travail.
Ch. EiMB i*T. •! r. Mtt 0« Un(m«U Malp.
473. — Entretien dans Pile de Jersey. (Chant l.) En-tête. — Sous des arbres touffus de Tîle de Jersey, deux guerriers sont assis à gauche près d'une table ; ils écoutent attentivement les discours d'un grand prêtre qui semble par son attitude leur désigner le ciel et au loin la mer qu'on entrevoit par une échappée des arbres.
Cb. £l$n iar. D« LoaipMil Malp.
Largeur des en-lêtes, 0,091. Hauteur, 0,061.
Les en-tôtes sont entourés d'un cadre.
474. — Entrevue de Henri III et de Henri de Navarre. (Chant I.) Figw*e. — Sous un ciel brumeux, au premier plan d'un paysage dans lequel on distingue au fond à gauche la Sainte-Chapelle et Notre-Dame de Paris, et à droite une tour à demi noyée dans la verdure, Henri lU et Henri de Navarre couverts de leurs armures sont descendus de cheval ; en présence de leurs suites qui se tiennent à l'écart, les deux Rois causent amicalement et forment, pour la reddition de la capitale, une alliance que les liens du sang n'avaient pas suffi à établir.
Ch. EiMB iiT. f>« UmmU Mttlp, net.
Patrie tiouê méconnaitt Paris ne veut pour maitre, Ni moi qui suit son Roi, ni vous qui devez Vêtte.
Hcor. ch. I.
298 Illustrations
476. — La Beine (T Angleterre reçoit la tête coupée de son ennemi, (Cb«nt II.) Enr-tête. — Dans un riche appartement à gauche, la reine d'Angleterre est assise sur un trône; deux dames sont debout auprès d'elle, et toutes trois paraissent accablées d'effroi en voyant un soldat qui leur présente la tète sanglante d'un ennemi.
Ch. SÎMB iar. Dt L«ae««l «ralf .
476. — Entrevue de Henri IV et d'Elisabeth reine d'Angleterre. (Chant II.) Figure. — Dans la salle du trône de son palais, la reine Elisabeth d'Angleterre est assise à gauche sous un riche baldaquin. Elle écoute avec un certain air narquois les raisons que lui expose Henri lY assis à droite, en sollicitant l'appui de l'Angleterre pour abattre la Ligue.
Ch. Ei«e« inr. De iMaçmil walp.
Beine, Fexcèt de» maux où la France est livrée^ Est doutant plus affreux^ que leur source est sacrée.
Heor. ch. U.
477. — Allégorie à la mort du duc de Guise. (Chant ni.) En-tête. — Au milieu des nuées, la Mort aux ailes déployées, tenant à la main la faux de la destinée, soutient debout sur un autel antique le médaillon du duc de Guise autour duquel le peuple éploré vient témoigner son affection et ses regrets.
Ch. Eiten Irt., De Longaell »««lp.
478. — Assassinai du duc de Guise. (Chant UI.) Figure. — Dans la vaste salle d'un palais, de nombreux soldats armés jusqu'aux dents sortent précipitamment de l'appartement
Illustrations 299
de droite, et se ruent sur le duc de Guise agenouillé à gauche et demandant merci à ses assassins impitoyables.
Le Boi dont il ravit ravtorité tupréme
Le touffrU lâchement^ et «Vu vengea de même.
Henr. eh. III.
479. — Envahissement du Peuplement. (Cbantiv.) En-têCe: — De nombreux soldats ont enyahi la grande chambre du parlement et, sur Tordre de leur chef debout à droite, ils arrachent de son siège le président de l'assemblée debout à gauche, les mains enchaînées.
Ck. EltM fBT. - D« L»a|Mil •odp.
• 480. — Entretien de la Politique et de la Discorde. (ChantIV.) Figure. — Sous la riche architecture d'un palais, la Politique, sous la figure d'une jeune femme ayant rejeté en arrière la coiffe qui lui couvrait la tête, et tenant à la main le masque qui lui cachait le visage, s'élance du trône placé à droite, et se précipite dans les bras de la Discorde. Celle-ci s*avance à gauche sous la figure d'une vieille femme, aux ailes de chauve-souris, la tête ornée de serpents frémissants, tenant dans chaque main des ' brandons embrasés ; au pied de ces deux personnages, la Haine et la Duplicité sont couchées sur les marches du trône.
Ch. Enen iav. D« LoBgncil acalp.
A peine la Discorde avoit frappé ses yeuxy Elle court dans ses bras d'un air mystérieux.
Heur. ch. IV.
481. — Mo9^t de Henri III. (Chant V.) En-tête. — A gauche, couché dans un lit orné d'un vaste baldaquin, le roi Henri UI
mourant tient la main de Henri de Navarre debout près de lui et pleurant. Il lui remet le gouvernement de la France et lui recommande son peuple bien-aimé. Au fond de la pièce à droite, les soldats et les seigneurs se précipitent autour du roi mourant.
Ck. EImb iaT. D« LnfmdlMmlf.
482. — Songe de Jacques Clément. (OuntV-) Figure. — A gauche, couché sur un lit, le moine Jacques Clément embrasse avec transport le poignard que Henri de Guise debout à droite vient lui remettre, en rengageant à tuer le roi pour venger l'autorité menacée de TÉglise. A gauche, dans les plis des épaisses draperies qui ornent un baldaquin, on voit le génie du fanatisme qui plane au-dessus du jeune moine et semble le fasciner de ses regards.
Ck. EÏMB iar. D« Loaf«dl Mvlf.
Trop aùément trompé, le jeune Èolitaire Dei intérêts det Cieur se crut dépositaire.
Henr. ch. V.
483. — Délibération du parlement sur la vacance du trône. (Chant VI.) En- tête. — Dans la grand*chambre du parlement, un trône vide est dressé au fond. Autour, sont assemblés les maîtres de Paris ; ils regardent le légat du pape, debout à gauche, auquel le duc de Mayenne qui vient d'entrer escorté de ses soldats adresse un discours.
Ck. ElM* iBT . D» UmfMil Malp.
484. — Apparition de saint Louis à Henri IV. (Chant VI.) Figure. — Devant les murailles de Paris que Henri de Navarre va livrer à Tassant, au milieu des nuées, apparaît à
Illustrations 30 i
droite la figure de saint Louis, qui exhorte le prince à épargner la capitale dans laquelle il doit entrer en roi. A gauche, le prince debout au milieu des guerriers étend les bras vers Tauteur de sa race et lui promet de suivre ses avis.
Ck. Efa«» for. D* UafwU M«lp.
Dana Parié, à mon Fils, tu rentreras vainqueur. Peur prix de ta eiémenee et non de ta vaUur.
Henr. ch. VL
486. — Saint Louis fait lire à Henri IV la destinée de sa race. (Chant vii.) En-tête. — A gauche, saint Louis conduisant Henri lY lui montre, ouvert sur un autel à droite, le livre du Destin, où le prince lit Tavenir de sa race.
Ch. EiiM iar. D« L»a|*«il Kidp,
486. — Songe de Henri IV. (Caunt vn.) Figure. — Henri IV dort à droite étendu à terre ; des amours voltigent autour de lui et Tenchalnent avec des guirlandes de fleurs, tandis que saint Louis porté sur des nuées s'incline vers le Hoi et lui' place la couronne royale sur la tète.
Cl. EîM» iAT. • D« LeBn«ti «««Ip.
Louis en ce moment prenant son diadème^ Sur le firoHt du Vainqueur il le posa lui-même.
Hear. ch. VII .
487. — Henri I V accepte la soumission de la Ligue. (Chant vm.) En-tite. — A gauche, Henri IV s'avance à cheval suivi d'une suite nombreuse et adresse la parole aux ligueurs vaincus et implorant à genoux leur grâce et leur pardon.
Clk Efa«a ÏBv. Ln^tn tewlf.
Illustrations
488. — Henri /Va la bataille d*Ivry. (Chant vm.) Figure. — A droite, Henri lY à cheval se retourne à demi vers les nombreux cavaliers qui raccompagnent ; leur montrant le champ de bataille dlvry qui s*étend au loin, il les exhorte à s*élancer avec lui contre Tennemi.
Ck. EiMB Uf .
D« L«a{««tl «ailii.
Vou9 êtet ni» Frw^oU et je tw'g votre Roi.
YoUà vof ennemiSi marehex et iwoex-moi,
Henr. ch. YIIl.
489. — Momay enlève Henri IV à t amour. (Chant IX.) Entête. — A droite, sous un bocage épais oh voltigent des amours, une femme éplorée est assisse à terre regardant avec désespoir Henri IV son amant, entraîné vers la gauche par son ministre Mornay.
O. EbtB MT.
Da LsagMil tralp.
490.— A woMTs d'Henri I Vet de Gabrielle d'Estrées.iChtinilx.) Figure. — Dans un bosquet touffu, au pied de la statue de Vénus, Henri IV presse tendrement dans ses bras la belle Gabrielle d*Estrées ; des amours jouent avec les armes enlevées au Roi, d'autres entourent de fleurs les deux amourerux si occupés d'eu]p, qu'ils n'aperçoivent pas le fidèle Mornay qui vient à gauche les arracher à leurs tendres épanchements.
Cb. Eii» Ut.
De L»aea«n Milp.
Sout UH mirthe amoureux axyle du mûtère D'Eêtrée» à son amemt prodiguoit se» appas.
Henr. ch. tX.
491. — Discours de la Vérité au Roi. (Chant xO En-tête. — Sous sa tente, à droite, Henri IV s'est levé et il écoute
Illustrations 303
les conseils de la Vérité qui apparaît à gauche au milieu des nuées.
Ck. EImb Ut. D« LtafMU tcalp.
492. — Henri IV donne ses armes à lurenne, (Chant X.) Figure. — Devant sa tente élevée à gauche, entouré de nombreux guerriers, Henri IV debout donne ses armes à Turenne incliné devant lui et le charge de soutenir en son nom le défi du duc d*Aumale qui Ta provoqué en combat singulier devant les murs de Paris qu*on voit à droite.
Cku EImb imf . Di Uae««l^ «calf
Le Roi mit datu fe« nuâna la gloire de la France : Va, dit-il^ d'un nqierbe abaiuer VintoUnce,
Heur. ch. X.
§ VI. — La Henbiade, poème suivi de quelques autres poèmes de Voltaire.
De l'imprimerie de la Société typographique de Kehl, 1789, 1 vol. grand in-4*. — Un frontispice et U figures dessinés et gravés à Teau-forte par QueTerdo et terminés par Baqaoy, Dambrun, Delignon, Halboa et de Longneil.
Ces illustrations sont placées dans un cadre ovale orné de feuillages au sommet et placé sur une sorte de muraille au pied de laquelle une tablette, divisée en deux par un motif de décoration, supporte la légende.
Haut, de la planche, 0,245; Larg. 0,170.
Haut, du sujet. 0,170 ; Larg. 0,138.
!•» État. Eau-forte.
2* ÉTAT. Avaat la lettre.
, 3« ÉTAT. Cdui décrit.
Illustrations
493. — Les Membres du Parlement conduits à la Bastille. (Chant IV.) — Le haut du cadre est orné de branches de cyprès i^tombant sur les côtés et supportant au centre un trophée où on voit des chaînes, des serpents, une épée, un sceptre et une balance.
L'illustration représente le château de la Bastille, dont la grande porte est ouverte et dont les remparts sont couverts de monde. Au premieir plan, une foule énorme, dans laquelle on voit quelques femmes et des enfants, s*entr*ouvre difficilement devant des soldats qui cherchent à se frayer passage pour conduire à la forteresse les membres du parlement de Paris. Ceux-ci s'avancent à gauche les mains chargées de chaînes que les soldats tiennent comjpe des laisses.
Tout le Sénat, enfin par les Seize
enchaîné,
A traverê un vil peuple en Momphe
eit mené
Dam cet affreux château, Palais de'
la vengeance
gui renferme souvent le crime et
Cinnocence
f. M. QMTtrdodel. Il m.
D* LoBfMiJ GnfMr 4a R«i «ralf .
Le motif qui sépare la légende est formé d'un bouclier orné de chaînes et de serpents sur lequel on voit un enfant nu enlacé d'un serpent qui lui mord le cœur. Il s'avance vers la droite, tenant à la main une toiche enflammée et un poignard, et foulant aux pieds une couronne royale, un sceptre, une main de justice et une balance.
494. — Mort de d^Ailly. (Chant vm.) — Le haut du cadre est orné de branches de cyprès nouées au centre par un ruban.
L'illustration repfésente une scène de la bataille d'Ivry. A gauche, la mêlée est dans toute sa fureur; au deuxième plan un guerrier à cheval s'élance au fond en proie à un
IlIuslratïoDs 305
violent désespoir en voyant le groupe qui est à droite. Ici un jeune homme expirant est étendu à terre au pied d*un arbre ; sa jeune femme est à genoux près de lui et s^efforce de retenir le sang qui s*échappe de sa blessure ; un soldat soutient le jeune d*Ailly, un autre tient son cheval ; à terre sont jetés le bouclier, le casque, la lance et la cuirasse de cette victime de la guerre civile ; dans le ciel, la Discorde au milieu des nuées plane sur la composition.
SUê voit êOH épouxt elle tombe l" | E»t<e toi cher amtMt ? Ce» mot»
éperdue^ I interrompu».
Le wnle de te mort te répand l I Ce» mi demi-formé» ne tant
ntr »a mte ; ^""^"^ point entendu».
F. H. Q«tT*rd« (<) d«l. D« LMfMJl (»nT««r da Rù tealp.
En haut de la planche à gauche : Chant VU!*.
(I) Noos tronTons dans le livre de comptes de J. do Longaeil communiqué par M. H. de Longueil, son petit-fils, la note suivante sur les travaux exécutés pour son compte par son élève Quéverdo : Mémoire de M. Quéverdo et le Jour qu'il est entré ché moy. Il est « entré ché moy le 8 septembre 1768. Ce qu'il a fait pour moy depuis :
Je lui redevet sur la belle Gabrielle 8 liv.
Le prenee Turaine qui resois Féppée d*Anry 4. 18 —
La ramassons de cerise 18 ^
La viniet d*alfoncè 18 —
Une petite viniet f 9 —
Pour les chinois et M. Richard 2 jour 13 —
Marsis 18 —
Pour ché M. Richard 1 Jour et demi 9 —
Pour Teau-forte de M. Richard 48 —
Résous de M. Queverdot 60 —
Résous de M. Queverdot: Le Sacrifice de Ceresso 18 —
Résous Toracie d'Apollon 18 —
Le repas châpaitre ,. .'. 18 —
Ênée qui anlève son père Anchiee , 18 —
Planche pour M. Barbout 12 —
Planche pour M. de Falbaire 18 —
Le sacrifice de Jonon 12 —
Orfé qui va chercher Uridisse 18 —
306 Illustrations
Le motif qui sépare la légende représente une urae funéraire portant les lettres D. A. Y. ornée de branches de cyprès; assis à droite un génie, couronné de roses et pleurant, tient une torche enflammée brisée contre terre; à gauche, un petit amour debout, dans l'attitude de la douleur, a également renversé son flambeau.
YOUNG. — LES NUITS, traduites de l'anglais par M. Lk Tourneur.
Paris, Lejay, 1770, 2 vol. in-8».
Haut. 0,132; Larg. 0,085.
495. — La Jalousie. — Figure. — Dans un bosquet orné de treillage enguirlandé de roses, une jeune femme est étendue à terre; elle est tournée vers la gauche et s'explique avec un jeune homme qui s'avance précipitamment vers elle, la figure menaçante et cachant un poignard derrière' soYi dos.
Ck. Eitea lat. • D« Laae«*il tralp.
(Il
DELAUNAYE. — HISTOIRE GÉNÉRALE ET PARTICULIÈRE DES RELIGIONS et des cultes de tous les peuples du monde tant anciens que modernes, par F. Stanislas Delaunate.
(1) Ce chapitre doit compléter le chapitre XLIX (pages 148 et 149] du présent catalogue de V œuvre de J. de Longueit.
Paris, J.-B. Fournie^ le J*, 1791, grand in-4. Cet ouvrage n'a pas été terminé et devait former 12 volumes « illustrés de 300 figures gravées sur les dessins de M. Moreau le Jeune et sous sa direction par les meilleurs artistes de Paris. » L*ouvrage cependant s'arrête à la page 272 du 1*' volume ; onze dessins seulement ont été gravés, deux même à Tétat d*ean-forte seulement. Ils sont gravés par A. C. Girauld le jeune, V. Langlois le jeune, de Longueil, L. Petit, G.-B. Simonet, N. Thomas.
496. — Frontispice (1). — « Entouré d*un double trait «carré. Haut. 0,192; Larg. 0,135. J, 3/. Moreau deL. — n Delongueil^ graveur du jRoi\ sculp. 4790. à la pointe. La « seule différence entre les épreuves avant et avec la « lettre est Tabsence du mot : frontispice, au bas de la « gravure.
a Réunion de figures symboliques de divers cultes repré- « sentes : celui des Égyptiens, par le bœuf Apis, la statue « du Nil s*appuyant sur le Sphinx et les pyramides ; celui « des Perses, par le bas-relief de Mythras ; des Grecs, par la « statue de Jupiter Ammon; des Romains, par le feu sacré (( que portent les Vestales; celui des Juifs, par le grand- « prêtre Aaron s*appuyant sur le chandelier à sept bran- « ches, non loin du veau d'or; celui des Musulmans, par « Mahomet, le Coran et le sabre à la main ; celui des Ghré- « tiens, par la Vierge et son divin Fils TAgneau sans tache, M immolé entre les quatre animaux évangéliques; et celui « des Japonais, par Tœuf sacré que brise le taureau. » .
J. M. M«r««4«l. D«l*B(«eil, cnTcar da Roi, teolp. I*9t.