‹ Joseph; opéra biblique en trois actes. Paroles de Alexandre DuvalChapitre 12 sur 35 · ZABULON · texte numérisé non relu

ZABULON

Vous nous permettez donc, Seigneur, de dresser nos tentes dans cette plaine d'où l'on découvre le riche iVlemphis?

•lOSFPH.

Vous apprendrez combien j'honore la vieillesse et le malheur.

/ABUI.ON, à irftiionx avi'c sos frères.

Ah ! Seigneur, notre reconnaissance...

.1 os El' II, atten.lri.

Uelevez-vous, clrnnfj;ers, relevez-vous. Mais, dites-moi' tous les fils (le Jacob sont-ils devant mes yeux? Votre vénérable ])ère n'en a-t-il point à regretter:'

Pardonnez-moi, Seigneur, la mort nous a ravi notre frère Joseph.

SIMÉON, d'un air égaré.

Qui parle de Joseph ?

JOSEPH, à part.

C'est Siméon : malgré moi j'ai frémi.

SIMÉON, s'avançant.

Oh ! non ! la mort ne l'a point ravi; il vit, je l'espère c'est la seule consolation qui me reste.

Ah ! son aspect me fait horreur.

LES FRÈRES, à Siméon.

De grâce, calme ta fureur.

Déjà le trouble qui t'égare Dans ces lieux répand la terreur.

JOSEPH, bas, à Utobal.

C'est Siméon. c'est le barbare Qui voulut me percer le cœur?

UTOBAL, bas, à Joseph,

Dites-moi quel est le barbare Qui voulut vous percer le cœur !

JOSEPH, à Utobal.

Tes yeux doivent le reconnaître.

Vois, sur son front est la pâleur :

Son aspect est celui d'un traître; Le désespoir est dans son cœur.

LES FRÈRES, à Siméon.

Hélas ! crains de faire paraître Et tes remords et ta douleur.

SIMÉON

Ah! de mes transports suis-je maître.

Quand le remords est dans ton cœur !

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