NEPHTALI
N'étais-tu pas mon frère?
SIMÉON
Joseph n'était-il pas le mien ?
ASSER
Ah ! combien ton égarement nous afflige î
DAN
Siméon, reviens à toi.
MORCEAU d'ensemble.
SIMÉON
NoD, non, l'Éternel que j'oflense M'accabla du poids de mes maux ; Et sur mon front, dans sa vengeance.
Son doigt divin traça ces mots :
a Mortels, fuyez un misérable; » Il n'a plus de parents, d'amis; » Des bras d'un père inconsolable, » Tl ravit le plus tendre fils! »
LES FRÈRES
0 Siméon! malheureux frère!
Calme cette affreuse douleur.
Quand tu parles de notre père,
Ail! tn nom d^ohirn'? lo rrpiir!
Qnand, pour apaiser ma souffrance, Je cours embrasser mes enfants, De Dieu la terrible puissance Me suit dans leurs bras caressants.
Malgré leur naïve innocence, Je sens redoubler mon effroi ; Je lis aux traits de leur enfance Qu'ils seront ingrats comme moi.
LES FRÈRES
Console-toi, malheureux frère!...
SIMÉON
Je suis puni par le Seigneur.
LES FRÈRES
Ah! songe à nous, songe à ton père!
SIMÉON
Sur moi pèse son bras vengeur.
On entend des fanfares.
LES FRÈRES
Paix, Siméon ! faisons silence, Déjà la garde vient vers nous.
C'est le ministre qui s'avance!
Siméon, garde le silence.
SIMÉON
Frappé du céleste courroux, Pourrai-je garder le silence?
LES FRÈRES
Faut-il embrasser tes genoux !
Cruel! veux-tu nons prrdre tons ?