‹ Joseph; opéra biblique en trois actes. Paroles de Alexandre DuvalChapitre 8 sur 35 · NEPHTALI · texte numérisé non relu

NEPHTALI

N'étais-tu pas mon frère?

SIMÉON

Joseph n'était-il pas le mien ?

ASSER

Ah ! combien ton égarement nous afflige î

DAN

Siméon, reviens à toi.

MORCEAU d'ensemble.

SIMÉON

NoD, non, l'Éternel que j'oflense M'accabla du poids de mes maux ; Et sur mon front, dans sa vengeance.

Son doigt divin traça ces mots :

a Mortels, fuyez un misérable; » Il n'a plus de parents, d'amis; » Des bras d'un père inconsolable, » Tl ravit le plus tendre fils! »

LES FRÈRES

0 Siméon! malheureux frère!

Calme cette affreuse douleur.

Quand tu parles de notre père,

Ail! tn nom d^ohirn'? lo rrpiir!

Qnand, pour apaiser ma souffrance, Je cours embrasser mes enfants, De Dieu la terrible puissance Me suit dans leurs bras caressants.

Malgré leur naïve innocence, Je sens redoubler mon effroi ; Je lis aux traits de leur enfance Qu'ils seront ingrats comme moi.

LES FRÈRES

Console-toi, malheureux frère!...

SIMÉON

Je suis puni par le Seigneur.

LES FRÈRES

Ah! songe à nous, songe à ton père!

SIMÉON

Sur moi pèse son bras vengeur.

On entend des fanfares.

LES FRÈRES

Paix, Siméon ! faisons silence, Déjà la garde vient vers nous.

C'est le ministre qui s'avance!

Siméon, garde le silence.

SIMÉON

Frappé du céleste courroux, Pourrai-je garder le silence?

LES FRÈRES

Faut-il embrasser tes genoux !

Cruel! veux-tu nons prrdre tons ?

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