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Joseph Signaÿ [microforme]

AE 0 Evéque de Québec, Se. Se, de... h La ". Mu CLÉRGE et aux FIDÈLES de notre diocèse, Salut et Bêné: ske MAS diction en Notre-Seigneur. |

Sr est des circonstances, nos très-chers frères, où nous sonmes obligé d'élever la voix, pour rappeler aux fidèles confiés à notre sollicitude leurs devoirs à l’égard de ‘la puissance civile, c’est surtout à la suite des malheureux événemens qui viennent de se passer dans le district de Montréal, et qui sont aujourd’hui le sujet de la plus amère afiliction pour les habitans de cette Pro: dre

Vous le savez, N. T, C. F., des hommes aveuglés par un patriotisme malentendu se sont efforcés de faire prévaloir en ce pays des doctrines propres à favoriser l’insubordination. Eh bien ! ces funestes doctrines ont produit leurs fruits : un nombre considérable de’ nos concitoyens qui les avaient adoptées sans en prévoir les déplorables résultats, sont déjà devenus les victimes de ieur trop confiante crédulité.

Quelque pénible qu'il soit à notre cœur de vousremettre devant les yeux des faits si

ournissent l’occasion de vous prémunir contre les doctrines perverses qni les ont provoqués.

Sans doute, N. T. C. F:, et nous éprouvons une vive consolatin à le reconnaître, sans doute que ces mêmes doctrines n’ont eu qu’un bien petit nombre de partisans dans ce diocèse, et que la très-grande majorité s’est toujours montrée loyale et fidèle au gouvernément. Mais ce petit nombre fait partie du troupeau que la divine providence nous a chargé ‘d'instruire ; nous en rendrons compte au souverain pasteur des ames ; et ce serait manquer essentiellement à notre devoir que de ne pas faire ce. qui dépend de nous pour le désabuser

et le rantener de son égarement.

Il n’est pas nécessaire d’entrer ici dans un long détail des autorités sur lesquellés est fondée cette soumission que tout fidèle doit à la puissance établie: Les principes de notre ‘sainte religion sont là-dessus ei clairs et si précis qu'aucun catholique, qui veut demeurer tel, ne peut les révoquer en doute. Qu'il vous suffise de savoir, N. T. C..F., que l’église, conduite par l’Esprit Saint, et s’appuyant des leçons anssi bien que des exemples de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de ses apôtres, n’a cessé d'enseigner à ses enfans qu’il faut rendre à César ce qui est à César ( Marc, XII. 17. ) ; que tous doivent être soumis aux puissances Rares qui les régissent civilement ( Rom. XIIL, }, et cela non. pas par la craint des es de ta rébellion, mais par un devoir indispensdble dé conscience ( Ibid. D.) ; que C’est résister à Dieu même que de résister aux puissances, et #’exposer à tout le poids de la vengeance céleste. Qui autem résistunt ipsi sibi damnationem acquirunt « . : .( id.) ; et comme le dit encore le bienheureux apôtre St. Piérre, il faut demeurer soumis à Pautorité.pu: blique, sous quelque forme qu’elle se présente ( 1. Petri, IL. 13. 14. ): Subject. igiur. étolé omni humanæ creaturæ, sive reg... .divé dudibus. .. ., parce que c’est la règle immuable de la providence, {a volonté expresse de Dieu : Quiu sic est voluntas. Dei ( Ibid, 15.)

Après ces déclarations si formelles de l'écriture, auxquelles nous pourrions ajouter le témoignage de tous les Pères de l’église, que l’on vous dise que vos pasteurs, En vous recommandent la soumission aux autorités, s’écartent de la ligne de leur devoir, et qu'ils intervieunent dans des questions politiques qui ne son! pas de leur ressort, il n'en est pas moins vrai, aux Yeux ce tout bon catholique, qu'ils ne font qu’enseigner une vérité de tous les tempes une vérité qui est une des principales bases de la morale chrétienne, une vérité qu’ils ne peuvent taire à leurs ouailles sans se rendre prévaricateurs.

Que, par des voies légales et constitutionnelles, on cherche à remédier aux abus dont on croit avoir raison de se plaindre, c’est un droit que nous ne prétendons contester à personne; mais que POUr ÿ parvenir l'on ait recours à l'insurrection, c’est employer un moyen, nous ne disons pas seulement inefficace, imprudent, funeste à ceux-mêmes qui en font usage, mais encore criminel aux yeux de Dieu ei de notre sainte religion; c’est, sous prétexte d'éviter un mal, se jeter dans un abime de maux irréparables : et l’expérience de tous les siècles démontre que nous n’avançons rien ici qui ne soit conforme à

la plus exacte vérité.

En effet si nous parcourons les pag2s de l’histoire, nous ne voyons presque aucune révolution qui n’ait été l« cause des plus grands désastres : le sang répandus par torrens, les familles plongées dans le deuil ou réduites à la misère par la mort. violente de leurs soutiens, les propriétés dévastées, détruites ou enlevées à leurs légitimes possesseurs ; ce n’est là qu'un faible tableau: des malheurs enfantés par les révolutions : et nous le répétons avec larmes, ces malheurs nous venons de les voir

plus florissantes portions de notre pays:

Ainsi, N.'T. C. F, lorsque nous-nous efforçons de vous convaincre de cette. obligation que Pévangile nous impose à tous, d’être soumis à l'autorité, nous n’entendons pas

soulement vous porter à la pratique d’un devoir prescrit par la religion, nous voulons encore vous préserver des maux uunt nous venuns Ge faire Vaffigeante énumération, nous LA

voulons assurer votre bonheur, celui de vos familles et celui de la société.

Et sur ce point vos pasteurs ne méritent-ils pas d'être écoutés? Seraient-ils les seuls qui n’auraient pas la liberté d’ouvrir la bouche pour vous éclairer sur vos véritables intérêts ? pourriez-vous croire qu’en vous engageant à ane obéissance loyale, ils aient en vue de les compromettre? Non, N. T. C. É., leurs efforts constans et leurs généreux sacrifices pour avancer la prospérité du pays ne permettent pas de former un soupçon si injurieux : leur conduite dans tous les temps est une preuve sans réplique, de l’af-

fection qu'ils portent à leurs concitoyens ; elle leur assure un droit incontestable à votre

confiance.

Nous avons donc l'espoir que vous prèterez une oreille attentive à nos exhortationf et à celles de nos dignes collaborateurs dans le saint ministère ; que vous envisagerez lus sérieusement quéi jamais tout ce que la guerre civile entraînerait de conséquences affreuses pour notre chère patrie; et que, sans renoncer à vos pnviléges politiques, vous vous attacherez à montrer, tant par VOs actions que par vos pa.oles, que veus êtes remplis de cétte loyauté et de: cette fidélité au gouvernement ds la Grande-Bretagne, que vos pères vous ont laissées pour héritage, et qu’ils ont pius d’une fois prouvées aux dépens

même de leur vie. N.T. C. F,, 4 nous vous invitions à vous tenir en

garde contre tout Ce qui pourrait troubler la paix dont vous avez joui jusqu’à ce jow, nous devons encore vous presser de lever vers le ciel des mains suppliantes, pour obtenir du Dieu des miséricordes qu’il daigne conserver cette heureuse paix au milieu de vous, et ta rétablir dans cette partie de la Province où elle a été malheureusement troublée.

Mais ce n’est pas assez,

mettent gt

LE roms miemgmnners

À ces causes, le saint nom de Dieu invoqué, nous avous réglé et ordonné, : glons

et ordonuuns ce qui suit :

jo. Dan: toutes les paroisses de notre diocèse il sera chanté une mosse solen. Île, le

premier jout où on pourra commodément le faire après la publication du présent rrander ment, Cette messe sera conforine à ’office du jour; on y ajoutera l’oraison Pro quâ-

cumique necessitale, et elle sera suivie des prières indiquées ci-après, (30).

20, Les curés chargés de la desserte de deux paroisses célèbreront cette messe dans

lune et dans l’autre, à leur commodité.

3o/ Duis toutes les églises €t chapelles de notrediocèse où ja messe ee célèbre en public, chaque dimanche et fête d'obligation, immédiatement après la messe paroissiale, conventuelle ou principale, le prêtre qui l'aura célébrée, ne laissera les degrés de l'autel qu'après y avoir récité, à genoux, à haute voix, le peuple répondant, où cinq Pater noster et cinq Ave, Maria, où les litanies de la Ste. Vierge. Nous espérons que ceux des fidèles qui ne pourront assister au service divin ces jôurs-là, ferout la mème prière dans leurs familles.

40, Chaque prêtre ajoutera à Ja messe l’oraison ci-dessus mentionnée Pro audcur- , aux messes sulennelles des

ue necessilate, excepté aux MESSES des fêtes de re. classe, tes de 2de. classe, et à celles du dimanche des Rameaux et de la Vigile de la Pentecôte.

Cette même oraison remplacera celle qui est marquée ad libitum dans les autres messes. 5o. Ces prières dureront jusqu’à ce qu’il soit notifié au clergé, de notre part, que le tenps est venu de les discontinuer.

Sera le présent mandementi publié au prône de toutes les messes paroissiales (excepté Pariisle 4o.), etluen chapitre dans les communautés religieuses, le premier jour de dimanche ou de fête d'obligation après qu'il aura été reçue

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