‹ Joseph Vernet et la peinture au XVIIIe siècleChapitre 216 sur 232 · IV. — Autres Vernet. — Collatéraux et descendants · texte numérisé non relu

IV. — Autres Vernet. — Collatéraux et descendants

1718. 5 avril. — Baptême de Claude Veruet, fils de Jean et de Jeanne Boulice. (Paroisse Sainte-Madeleine, à Avignon.)

1720. 24 mars. — Baptême de Je^n Gabriel Vernet, fils des mêmes. (Même paroisse.)

1722. 11 juillet. — Baptême de François Vernet, fils des mêmes. (Même paroisse.)

1726. 27 juin. — Baptême de Jeanne Marie Vernet, fille de Claude et de Catherine Alibert. (Même paroisse.)

1737. — Mort d’Elizabeth Vernet, veuve de Denis Olivier, âgée de 50 ans. (Paroisse Saint-Genest, à Avignon.)

1741. 3 décembre. — Mariage de Jean Antoine Vernet, fils de Antoine et Marie-Thérèse Granier (né en 1716), avec Catherine Brun; témoins, Félix Micheo et Honoré Guibert. (Paroisse Saint-Didier.)

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1742. 21 octobre. — Baptême de Joseph Antoine Ange Vernet, fils de Jean Antoine et de Catherine Brun. Parrains, Antoine Vernet, son oncle, et Angèle Brun. (Paroisse Saint-Didier.)

1744. 29 janvier. — Baptême de François Louis Vernet, fils de Jean Antoine et de Catherine Brun. Parrains, François Simon Brun et Elizabeth Vernet. ( Paroisse Saint- Didier.)

1744. 13 août. — Mariage de Honoré Guibert, fils de Joseph et de demoiselle Marie Tastavel, avec Agathe Faustine Vernet (née en 1723). ( Paroisse Saint-Didier .)

1780. a septembre. — Baptême de Marie-Marguerite Vernet, fil " de François et de Thérèse Guasquet. ( Paroisse Saint-Symphorien.)

1. Au marquis de Marigny. — Il recommande son beau-frère Guibert. 2 octobre 1755. — (Publiée dans les Archives de l'art français, t. I, et reproduite page 242.)

2. Au même. — Relative aux tableaux des ports d’Antibes, de Cette et du vieux port de Toulon. 11 rend compte de ses travaux et demande l’autorisation d’aller passer quelque temps à Avignon, sa patrie. — Toulou, 16 mai 1756. — (Ventes d’autographes 5 février 1844 et 10 décembre 1855, vendue 6 fr. 50 c.)

3. Au même. — «Mousieur, je reçu hier seullement la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire du 10e aoust; elle etoit adressée à Anlibe, de là a Toulon, et de Toulou icy; ce qui a été cause que je ne l’ay pas reçüe plus tôt.

Vous m'ordonnéz, Mousieur, d'envoyer incessamment les deux derniers tableaux que j’ay fait à Toulou pour le Roy, et vous les adresser; je vay les faire partir. Je vous prie de vouloir bien les faire tendre sur des châssis dès qu’ils seront arrivéz. Je suis bien impatient de savoir comment vous les trouveréz, et si j’ay eu le bonheur de réussir dans mes intentions qui tendent toujours à mériter les bontez du Roy et les vôtres.

Mr Peilhon m’a donné avis, il y a quelques jours, que vous aviez eu la bonté de donner ordre à Mr son fils de me compter 6000 liv. pour payement du sixième tableau que j’ay fait pour le Roy; j’ay tiré sur luy une lettre de pareille somme, ce qui avec les 1000 liv. que vous avez la bonté de m’anoncer après que vous aurez fait mettre en réglé le mémoire des ouvrages que j’ay fait pour Sa Majesté la somme de 36,000 liv. en ayant déjà reçu 35,000.

J’ay toujours observé, Monsieur, l’exactitude avec laquelle j’ay été

payé des ouvrages que j'ay fait pour le Roy; je pense être le seul qui le soit aussy exactement, et je sçay que c’est l'effet des bontéz que vous vouléz bien avoir pour moy, à quoy je suis reconnoissant autant qu’on puisse l’être. Je voudrois, Monsieur, pouvoir vous exprimer mes sentiments là dt ssus, et combien je suis sensible à tout ce que vous daignez faire pour moy.

Selon l'itineraire que vous eûtes la bonté de m’envoyer, je dois peindre le port de Cette, étant le seul du Languedoc. Je me propose, pour profiter de la belle saison, de m’y rendi e vers le huit ou le dix du mois prochain, puisque, selon les plants que j’en ay vu, le plus beau point de vue sera du côté de la mer; ainsy j’auroy besoin du calme pour en faire les ettudes. J’auroy là occation de faire sur le devant du tableau une mer un peut en mouvement et peut-être fairoy-je une tempête, ce qui produiroit un effet asséz rare dans le nombre des tab’eaux que j’ay a faire pour le Roy, peignent ordinairement l’interieur des ports et par conséquent la mer tranquille ou bien du coté de la terre.

Il me semble qu’apres avoir fait touttes les etu^es nécessaires pour le port de Cette, surtout si je le prends du coté de la mer, qu’il seroit asséz inutile de m’ettablir dans cette petite méchante ville, où je serois mal à mon aise pour y peindre ce tableau, et, si je vois que la chose n’exige pas ma résidence sur le lieu, je pourrois l’aller exécuter à Bordeaux où je trouverais plus de secours pour les parties accessoires qui doivents orner le tableau de Cette; mais j’attendray vos ordres là dessus, ne voulant agir et ne le devent faire que pour eux.

Je travaille toujours au tableau d’Antibe; j’espère que le port, quoique peu considérable, ne faira pas un movais effet en peinture.

Je vous demande pardon de la longueur de cette lettre; je n’ay pas sceù la faire plus courte et je trouve bien plus difficile de vous exprimer toutte la reconnoifsance que je vous doit et le très respectueux attachement avec lequel je suis, etc. » (Archives de l’art fr., t. IV, p. 149 )

4. A Balechou. — Sur l’estampe de la Tempête. Juin 1757. — (Publiée dans le Mercure de France et reproduite page212.)

5. A Desfriches. — Politesses, éloge de M. Robbé. — Bordeaux, 20 décembre 1759. — (Publiée par M. J. Dumesnil, tome III de l’ Histoire des plus célèbres amateurs français, u° 1 de la série.)

6. Lettre autographe signée. La Rochelle, 13 mai 1762. (Vente baron de Vèze, 1855.)

7. A Balechou. — Sur l’estampe des Baigneuses. — (Publiée par Achard, dans le Dictionnaire de la Provence, et reproduite page 213.)

8. A Girardot de Marigny. — Sur ses procédés de travail et le prix

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de ses tableaux. Paris, 10 mai 1765. — (Publiée daus le Cabinet de l'Amateur et de V Antiquaire, tome II, 1S43, et reproduite page 179.)

9. Au marquis de Marigny. — « Je suis très sensible à la bonté que vous avez eüe d’ordonner qu’il me fut conté trois mille livres pour achever le payement des deux tableaux pour le Roy du port de Rochefort et de celuy de La Rochelle. J'ay l’honneur de vous en faire mes très humbles remerciments et suis toujours plus, avec le plus respectueux attachement, etc. Paris, 13 novembre 1765. » — (Publiée dans les Archives de l’art français, tome IV, page 160.)

10. Au marquis de Marigny. — 11 recommande son frère et son beaufrère (portion reproduite page 239) et il ajoute : — « Je m’occupe très fort, Monseigneur, des tableaux que je dois avoir l’honneur de vous faire; mais j’ay besoin de certains papiers qui sonts encore sous le scelé chez le pauvre M. Carpentier. Je suis avec l’attachement le plus vray et le plus respectueux, etc. » Paris, 14 aoust 1773. — (Publiée dans les Archives de l’art français, tome V, page 201. Vente Fossé-Darcosse.)

11. A Desfriche. — Il a reçu son vin. Il voudrait faire quelque chose pour lui. « Mon gendre et ma fille sont impatients de lier connoissance avec vous. » Ecrit fort à la hâte à Paris, ce 16 mai 1775. — (Hist. des amateurs français, page 69, n° 2.)

12. A M***, à Versailles. — Sur son frère François. Paris, ce samedy 6e avril 1776. — (Collection de M. Cottenet.) Reproduite en entier page 239.

13. Lettre autographe signée. Samedi 15 mai 1779. 1/2 page in-4. — (N° 131. Vente baron de Veze, 22 mars 1855.)

14. A M. le comte d’Angivillers. — «Monsieur le Comte, le nouveau bienfait dont le Roy vient de me gratifier, m’est d’autant plus précieux que je le dois à vos bontez pour moy, et que cette dernière preuve est faite pour me flatter autant qu’elle me pénétré. J’ose dire qu’en m’honorant comme artiste, vous me secourez comme père d’une famille qui a des besoins, et, à ces deux titres, je vous dois la plus vive reconnoissance; permettez que ma lettre vous en donne d’avance les témoignages que j’iray au plutôt vous marquer moy même. Je suis avec l’attachement le plus respectueux et le plus sincère, Monsieur le Comte, votre très humble et très obligé serviteur. A Paris, 14 décembre 1779.» — (Publiée dans les Archives de l’art français, tome VI, page 53.)

15. A Girardot de Marigny. — Relatives aux tableaux le Coucher du soleil et le Port de mer. — (Vente 12 mai 1855.)

16. A — Il intercède en faveur de la famille de feu son frère, qui

est dans le besoin. — Paris, 1780. — (Vente 24 novembre 1856.)

17. A Girardot de Marigny. — Il le prie de lui payer 1800 liv. pour ce qu’il luy reste devoir sur son tableau le Clair de lune ; quant au tableau de l'Incendie, s’il a été soldé, cela suffit. — 17 septembre 1781. — (Vente 5 février 1855.)

18. A M. le comte (d’Angivillers) ? — Les tableaux qu’il a faits pour le prince des Asturies sont terminés et partiront dans quelques jours. Il le prie de lui faire l’honneur de les venir voir. Son fils se dispose à partir pour Rome. — Paris, 9 octobre 1782. — (Vente 21 janvier 1856.)

19. A Girardot de Marigny? — Il parle d’une visite que madame la comtesse de Provence et madame la comtesse d’Artois doivent lui faire pour voir ses tableaux, ce qui lui fait beaucoup d’honneur, mais lui cause beaucoup d’embarras. — Jeudi, 17 octobre 1782, six heures du malin. — (Ventes L. 8 avril 1844, et Trémont 1852.)

20. A Girardot de Marigny. — Il envoie vérifier la mesure des tableaux qu’il a de lui, afin de commander sans délai de nouvelles toiles, et le prie de remettre au porteur les 2000 liv. qu’il veut lui avancer. — 29 janvier 1783. — (Vente 7 décembre 1854.)

21. A Giraidot de Marigny. — Des quatre mille francs qu’il doit lui payer pour les ouvrages qu’il fait pour lui, il n’en a reçu que deux, mais il est dans le cas d’avoir besoin des deux autres. L’ébauche de son se. coud tableau est presque faite, etc. — Vendredi 7 mars 1783. — (Vente Cap., 6 juin 1849.)

22. « A Monsieur Descamps, directeur de l’Académie de peinture et sculpture à Rouen. — Ce n’est qu'à la hâte, Monsieur et cher confrère, que je peux vous dire le plaisir que j’ay touttes les fois que je trouve l’occation de me rappeller à votre souvenir, et vous parler du cas que je fais de vôtre personne.

Monsieur Volaire, frère d’un de mes élèves qui est en réputation à Naples, vient de me dire qu'il alloit partir pour Rouen pour vous aller faire voir de ses ouvrages, il me croit sans doute un grand saint auprès de vous puisqu’il croit qu'en lui donnant une lettre pour vous cela lui procurera un meilleur accueil; je vous le recommande donc et vous sçaurois un gré infini de tout ce que vous pourrez faire en sa faveur.

Madlle Harisson travaille d’après Mad« Vallayer-Coster, je lui procureray quelques Chardins pour que après cela elle puisse mieflx travailler d'apres nature. Elle m’a fait voir une lettre ou vous faittes mention de moy; je suis toujours très flatté de votre souvenir, je voudrois etre assez maître de mes actions pour vous donner sur la toile quelque preuve du miens, mais j’espere qu’enfin cela viendra et que je pourrais

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tous faire connoltre le bien sincere attachement avec lequel j’ai l'honneur d’ètre, Monsieur et cher confrère, votre très humble et très obéissant serviteur et amy. — Paris, 3e may 1784. » — Communiquée par M. Jazet.)

23. A madame Chalgrin. — Carie lui écrit toujours sur un ton de jérémiade qui prouve bien qu'il n’est pas plus raisonnable ; il parait même qu’il fait le prédicateur; il lui sait gré de l’intention, mais il craint que cela ne le mène à se mêler de la conscience des autres et à devenir intolérant, par conséquent insupportable dans la société. Si ses phrases continuent, il le priera d’écrire à son frère très-terrestre, qui n’est pas encore digne du sublime langage des Dieux. — Avignon, 17 octobre 1783. — (Vente 25 novembre 1848.) La date donnée par le catalogue est une erreur. 11 faudrait lire 7 octobre 1785, ou bien la lettre n’est pas écrite d’Avignon.

24. A Girardot de Marigny. — Paris, 28 décembre 1785. — (Collection de M. Cottenel.) Reproduite en entier page 290.

25. A Desfriches. — Paris, 29 mars 1787. (Histoire des amateurs français, p. 70, n° 3 de la série), citée page 295.

26. A Desfriches. — Paris, 17 avril 1787. (Ibtd., n° 4), citée page 295.

27. A Desfriches. — Paris, 9 juin 1787. (Ibid., n®5), citée page 295.

28. A M. le comte d’Angivillers. — Sur le logement qu’il désire avoir pour agrandir son atelier, le sien ne pouvant lui suffire pour placer ses tableaux en cours d’exéculion. Détails. — Paris, 23 juillet 1787. — (Vente 25 mai 1852.)

29. A Desfriches. — 25 juin 1788. (Histoire des amateurs français, n° 6), citée page 297.

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