J. VERNET EN FRANCE ET A L’ÉTRANGER
Madrid. Musée royal. = Deux Paysages. — Paysage maritime. — Paysage arec rivière. — Lever du soleil.
Munich. Pinacothèque et galerie privée du roi. = Matinée. — Soleil couchant. — Ville maritime en flammes. — Lever du soleil. — Tempête, lithographiée dans le recueil de Piloty. — Brouillard.
Naples. Musée royal. •= Tempête.
Nuremberc. Collection de l’École de dessin. = Soleil couchant sur mer. — Clair de lune sur mer.
Prague. Société des amis des arts. = Tempête.
Rome. Académie de Saint-Luc. = Une Marine.
Rotterdam. Musée. = Port de mer au clair de lune.
Saint-Pétersbourg. Galerie de l’Ermitage. — Tempête. — Port de mer. — Naufrage. — Scène de naufrage. — Paysage maritime. — Naufrage. — Vue du port de Palerme. — Vue des environs de Reggio en Calabre, gravés par Dufour. — Paysage maritime au soleil levant. — Marine au clair de lune. — Vue des îles de l’Archipel. — Le Coup de vent, gravés par Le Carpentier. — Vue des cascatclles de Tivoli. — Vue maritime, morceau d’étude. — Vue d’un port de mer. — Naufrage de Virginie.
Stockholm. Musées royaux. = Tempête, sur bois. — Port du Levant, sur bois. — Clair de lune, sur bois.
Stuttgard. Musée. = Tempête. — Soleil couchant.
Vienne. Galerie du Belvédère. — Vue du Tibre et du château Saint- Ange. Gravé dans le recueil de la galerie (1821-1828).
collections particulières.
Angleterre. — Les Anglais ont été, nous l'avons vu, les amateurs les plus fervents du talent de J. Vernet. La plupart des tableaux peints par ce dernier pour leg Hoare, les Foley et autres, se conservent encore aujourd’hui dans les collections anglaises. Nous ne pouvons les énumérer tous. Leur nombre s’élève à trente-trois au moins, répartis entre les collections Bedford, Bridgewater, Buccleuch, Budlington, Campbell, Dulwich-College, Elgin, Ellesmere, Exeter, Furtado, Hartford, Henderson, Ireland, Mac Lellan, Miles, Robart, Seymour, Schrewsbury, Stafford, Suffolk, Wardour Castle et marquis de Westminster.
Leipzig. Galerie du baron Speck-Steimburg. — Soleil levant à Terracine.
Milan. Palais archiépiscopal. = Plusieurs tableaux.
Rome. Galerie Borghèse. = Huit Marines ou Paysages.
Saint-Pétersbourg. Galerie du duc de Leuchtemberg . *= 57. Marine, effet de brouillard.
Turin. Galerie du comte d’Arach. = Marine. (Cette collection a été vendue, croyons-nous.)
Vienne. Galerie du comte Czemin. = Une grande marine. — Galerie du prince Esterhazy. = Clair de lune. — Galerie du prince de Lichtenstein. — Quelques belles compositions.
C’est en tout, pour les musées et les collections étrangères, une
ANNEXES
centaine de tableaux à ajouter aux cent trente-sept que nous avons trouvés en Frauce. Pour compléter cette statistique, il faudrait d'autres renseignements que ceux dont nous avons pu disposer. Malgré les lacunes, l’ensemble suffit pour montrer que, dans l’Europe entière, le talent de J. Vernet rencontre encore une sympathique admiration.
Ajoutons à cette nomenclature des tableaux de Joseph Vernet, ceux de son père et de son frère, que possède le Musée d’Avignon.
180. Bouquet de fleurs, accompagné d’oiseaux au plumage varié; panneau de chaise à porteur, de 63 centimètres de haut sur 52 de large, donné par M. Théoph. Clauseaux, administrateur du musée, en 1844.
281. Double écusson armorié, aux armes des Tillia d’Olonne, panneau de voilure de 50 centimètres de haut sur 44 de large, donné par le même.
295. Paysage : Il représente d’anciennps fabriques sur un grand rocher, d’où s’échappe une cascade; sur le bord de la rivière une jeune femme péchant à la ligne et causant avec un berger. — H. 1,14; L. 1,39. — Donné en 1836 par M. le baron de Montfaucon.
296. On vase de fleurs, accompagné de fruits, roses, tulipes, campanules, pommes, poires et prunes. — H. 0,36; L. 0,27. — Donné par le même.
NOTES
Note à (Page 306).
« Ce grand artiste, me disait-il (en parlant de J. Vernet), peint tout de génie dans son cabinet. — Il jouit de la riche moisson qu’il a recueillie. Vous ignorez les moyens qu’il a employés pour répandre tant de mérite dans ses ouvrages. Dans sa jeunesse il a peint beaucoup de sites d’après nature. Enflammé à la vue des tableaux superbes mais fugitifs qui roulent au-dessus de nos têtes, cet artiste, pour fixer sur la toile leur mobile harmonie, inventa un alphabet de tons qu’il portait toujours sur lui dans un livre garni de plusieurs feuilles blanches. Les caractères divers de son alphabet étoient accolés h autant de teintes différentes. S’il voyoit au milieu des plus brillantes couleurs se lever ou se coucher le soleil, un orage s’approcher ou s’enfuir, il ouvroit ses tablettes, et aussi promptement que l’on jette dix ou douze lettres sur le papier il indiquoit toute la gradation des tons du ciel qu’il admiroit. Revenu chez lui, cet artiste, qui ne pouvoit arrêter dans son atelier ce spectacle passager, l’ayant fixé aussi rapidement que l’éclair sur ses tablettes, le rendoit sur la toile d’après ses chiffres et jouissoit encore du charme de l’accord parfait des tons et de la justesse des effets qui l’avoit enchanté en contemplant le ciel. »
Renou, L’Art de peindre (note).
Note B (Pages 87 et 806).
Dessins des ports de France au musée d'Avignon.
i. Port d’Antibes. 11 est couvert de notes.— Les montagnes du fond : Cenerino torchiniccin (gris azuré). — V apure chiaro (vapeur claire). — Cenerino giallino, pavonazzo oscuro (gris jaunâtre, violet foncé). — Chiaro rossiccio (rose clair). — Negriccio (noirâtre).
Les arbres : Torchino verde chiaro (bleu-vert clair). — Un po cenermc, olive (un peu gris, oliviers). — More , verde giallo (mûriers, vert jaune).
Autres tons indiqués : Canella (couleur cannelle). — Prato verde (pré vert). — Bianchiccio (blanchâtre).
La mer au loin : Cenerino più torchino e un poco pavonazzo (gris plus azuré et un peu violet). — Elle se brise contre des rochers : Pavonazzo del fondo (violet du fond). — Torchino verdicio saladon (bleu vert céladon).
Tutto il disopra delle mura e coperto di erbe verde (tout le dessus des murailles est couvert d’herbes vertes).
Les édifices. La tour, giallo scuretto acceso (jaune foncé chaud). —
NOTES
Autre tour : giallo lo stesso (le même jaune). — Autres murailles : gialletto cenerino più chiaro delle torri (petit jaune gris plus clair que celui des tours). — Bianco (blanc). — Biacio (blanc de céruse). — Cenerino scuro (gris foncé). '
Les terrains : Grano (du blé). — Prato verde (prairie verte). — Fichi (figuiers). — Vigne e grano (vignes et blés). — Verde più cenerino e un po più scuro di quello avanti (vert plus gris et un peu plus foncé que celui de devant).
Albero di merangoli con fiori e frutti, verde giallo chiaro, il piede cenerino scuro, e gli rami sempre più negri nella stremita (oranger avec fleurs et fruits, vert jaune clair; le pied gris foncé et les branches toujours plus noires vers l’extrémité).
Contre cet oranger, du dessin le plus sommaire, est une figure indiquée en quatre traits. Les premiers plans existent à peine. Pas un seul navire en mer. La ville, les forts, les lointains seuls sont dessinés.
2. Pêche do Thon. — 11 n’y a d’indiqué que le fond, qui représente la côte du golfe de Bandol, avec l’Ile Verte et plus loin le cap nommé Bec de l’Aigle.
3. Toulon. — La ville. — Sur un mur : Bianchiccio (blanchâtre). — Sur une maison : Questa deve essere acostata vicino a l’altra (celle-ci doit être rapprochée de l’autre). Des traits sommaires indiquent les vaisseaux.
4. Toulon. — La rade, vue par-delà les campagnes. — Rien n’indique le premier plan, qui représente, dans le tableau, la terrasse d’une maison de campagne.