Penser à Dieu est une action
29. — Dieu aime l'âme, et comme il y a un attrait qui porte Tâme à Dieu, il y en a un, si j'ose ainsi parler, qui porte Dieu à l'ânie. Il fait de l'âme ses délices.
30. — Dieu! et de là toutes les vertus, tous les devoirs. S'il en est où l'idée de Dieu ne soit mêlée, il s'y trouve toujours quelque défaut ou quelque excès ; il y manque ou le nombre, ou le poids, ou la mesure, toutes choses dont l'exactitude est divine.
31. — Nous ne voyons bien nos devoirs qu'en Dieu. C'est le seul fond sur lequel ils soient toujours lisibles à l'esprit.
32 — H n'y a d'heureux que les bons, les sages et les saints ; mais les saints le sont plus que tous les autres, tant la nature humaine est faite pour la sainteté.
33. — Rendons-nous agréables à Dieu; on le peut en tout temps, en tout lieu, en tout état de décadence. L'estime de Dieu, si l'on peut s'exprimer ainsi, est plus facile à obtenir que l'estime des hommes, parce que Dieu nous tient compte de nos efforts.