DES DIFFERENTS AGES DE LA VIE, DE LA MALADIE ET DE LA MORT
1 . — Rien ne coûte tant aux enfants que la réflexion. C'est que la dernière et essentielle destination de l'âme est de voir, de connaître, et non de réfléchir. Réflécliir est un des travaux de la vie, un moyen d'arriver, un chemin, un passage, et non pas un centre. Connaître et être connu, voilà les deux points de repos ; tel sera le bonheur des âmes.
2. — Pendant notre jeunesse, il y a souvent en nous quelque chose de meilleur que nous-mêmes, je veux dire que nos désirs, nos plaisirs, nos consentements, nos approbations. Notre âme alors est bonne, quoique notre inteUigence et notre volonté ne le soient pas.
3. — • Un seul âge est propre à recevoir les semences de la religion. Elles ne germent pas sm* un sol qu'ont ravagé les passions, ou qu'elles ont desséché et durci,