ARTICLE IX
DE l'ordre EÏ du hasard, DU BIEN ET DU MAL
1 . — La faiblesse qui ramène à l'ordre vaut niieus que la force qui en éloigne.
2. — Les changements subits de fortune ont un grand inconvénient : les emichis n'ont pas appris à être riches, et les ruinés à être pauvres.
3. — Le hasard est une part que la Providence s'est réservée dans les affaires de ce monde, part sur laquelle elle n'a pas même voulu que les hommes pussent se croire aucune influence.
4. — La prudence et le succès, les semailles et la moisson, les vertus et le bonheur se suivent natm-ellement, mais non indissolublement. L'essence des choses les unit, mais souvent le train du monde les sépare.