‹ Joubert; textes choisis et commentésChapitre 83 sur 112 · JOUBERT. — CHAP. V · texte numérisé non relu

JOUBERT. — CHAP. V

tout est agrandi devant son imagination ou ses yeux. Les ruisseaux sont enflés, les herbes plus épaisses, les minéraux plus apparents ; le ciel est plus près de la terre, et tous les objets renfermés dans un horizon plus étroit semblent avoir plus de place et plus d'importance.

5. — La tuhpe est une fleur sans âme; mais il semble que la rose et le lis en aient une.

6. — Les lieux meurent comme les hommes, quoiqu'ils paraissent subsister.

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