SCENE PREMIERE
BLAiNCHE, trente ans, le charme des irrémédiables maladies, peignoir d'après-midi, estival chic et simjde. Elle est à demi étendue sur la chaise longue. MALRICL, type d'homme très homme, trop homme pour plaire beaucoup aux hommes; il est en smoking et se tient, au lever du rideau, debout devant la iiorte-fenêtre.
MAURICE, tapotant sur la vitre une sorte de marche plutôt funèbre et à trois notes.
Pom, pom, pom... Pom, pom, poin.., Pom, pom,
pOin... Pom, pom, pom... (Il va à la table, allume une cigarette puis retourne à la fenêtre et reprend ses :) Pom, pom, pom...
BLANCIIE, luli-iTuiniiaiit la lerlurc d'une revue.
Très jolie, Maurice, ta petite chanson!
MALHICE
>i"est-ce pas? (Un temps. II bâille.) Whal's Ihe lime?
BLAxNCnE ■
Six heures moins le quart.
MAURICE
Eh bien! ils ne se pressent pas de rentrer, Joujou et Max! A quelle heure sont-ils partis?
Tout de suite après le déjeuner, tu faisais la méridienne.
' MAURICE
Alors, je dormais bien, l'automobile ne m'a pas éveillé... Et Joujou est sortie sur cet engin? Je lui souhaite de l'agrément.
BLANCUE
La voiture a dû inarclier aujourd'hui.
MAURICE
Ce serait bien extraordinaire... Dis donc, elle songe sérieusement à nous quitter. Joujou?