M.\UR1CE
J'ai si envie de vous !
Peu vous importent les ravages que vous causeriez et mon martyre quand je serais seule de nouveau!
MAURICE
Si, je sais qu'en nous séparant demain, nous pleurerons tous les deux, mais pas les vieilles larmes ! Ce sont les aventures avortées qui laissent une rancœur; cette fois, nous connaîtrons l'orgueil des beaux souvenirs... Et puis, qui peut lire sa destinée?
Eh bien, non, Maurice, mille fois non ! Je ne veux
pas ! Je crains trop la solitude après; je suis habituée à ma souffrance et j'ai peur d'une souffrance nouvelle. Soyez honnête, soyez bon, quittez-moi sans me torturer davantage... rs'on, plus un mot !... Partez ! Partez, je vous en conjure !
MAURICE
Soit ! Décidément, vous aimez mal! (Un temps, ii revient
«l lui prend les mains.) ÂlorS, adicU ! (Un temps.) Follc ! follc !
C'était notre dernière chance et vous la sacrifiez ainsi ! (Très près d'elle.) Ecoutc-moi, si jc t'obéis, daus une heure ces murs entendront tes cris désespérés I ^'e fuis pas mon regard, ne me repousse pas ! Où est le mal?... Personne ne le saura, personne ne souffrira, demain je m'en irai, et je t'aime, je t'aime, je t'aime !
(Elle tombe dans ses bras.) Ah ! JoujOU ! (Leurs lèvres se joignent.)
KIDEAU
univor B'BDOTHECA
PABIS, — L. MAREÏHEUX, IMPRIMEUR, 1, RUE CASSETTE.
La Bibliothèque
Université d'Ottawa
Echéance
The Library
University of Ottawa
Date due
CE
CE PC 2603 .E65J6 1903 COO BERNSTEIN, /iCC# 1230336
h JOUJOUX,