‹ JoujouxChapitre 14 sur 111 · ACTE PREMIER, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCÈNE IV

LE CERTIER

Je ne fais pas le malin !

GERMAINE

Mais si ! Le plus sentimental et le plus tourmenté 3 nous tous, c'est vous !

LE CERTIER

Moi ! Parce que vous m'avez connu une ou deux jnnes amies? Mais, ma chère Germaine, ces histoires-

nont rien de commun avec Tamour, Dieu merci I... i commence par un billet de banque, ça finit par un lèque. Si vous croyez que je me fais des illusions 1

GERMAINE

Je ne parle pas de vos bonnes amies, notre oncle.

LE CERTIER

De quoi parlez-vous alors?

GERMAINE

Haï lia! (Un temps.) Pourquoi vous êtes-vous fàclié ut à Theure?... Oui, à propos de Joujou ?...

LE CERTIER, décontenancé.

D'abord je ne me suis pas fàclié... Et puis il me îmble que j'ai expliqué ma façon de... Et puis sur- )ut, je ne vois ptis le rapport !...

Ah I VOUS ne voyez pas... Eh Lien, noire oncle, apprenez ceci : je suis beaucoup plus fine que vous ne vous l'imaginez, je remarque un tas de petites choses, iuoi, et j'en devine un tas d'autres, et je tire du tout des conclusions très intéressantes.

LE CERTIER

Je comprends de moins en moins.

GERMAINE

Âh ! vous comprenez de moins en moins... Eh bien, notre oncle, apprenez encore ceci : je suis une très bonne amie et vous pouvez bannir toute inquiétude^ je ne communique jamais le résultat de mes observations à Joujou...

LE CERTIER

Quand vous consentirez à vous exprimer autrement que par énigmes...

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