‹ JoujouxChapitre 49 sur 111 · ACTE II, SCÈNE I SW · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I SW

THÉRÈSE, douloureusement.

Je ne sais pas, madame... C'est madame qui m'a dil ([u'il fallait que j'aille y passer trois jours?

Vous êtes inouïe ! inouïe ! inouïe ! Toutes les femmes de chambre que j'ai eues m'ont suppliée de leur accorder un congé; vous, je vous en accorde un, sans que vous me le demandiez, et vous trouvez encore moyen de me faire la tête !

TUÉRÈSE

Mais, madame...

Il n'y a pas de « mais madame », à présent, j'ai pris mes arrangements en conséquence, et vous vous en irez pendant trois jours dans votre pays. Il faut ([ue vous vous appreniez à vivre comme tout le monde, ma tille (Entre Le Ceriier.) Bonjour, notre oncle 1

LE CERTIER, lui présenlanl un bouquel.

Voulez-vous me permettre...

Oli! qu'elles sont jolies! qu'elles sont jolies!

LE CERÏIKR

Je souhaite qn'elles vous tiennent un peu compagnie pendant votre voyage...

86 JOIJOU

Vraiment, vous me gâtez ; sans indiscrétion, où ti'OLivcz-vous ces merveilleuses fleurs?

LE CERTIER

Je les fais venir de Paris I

JOL'JOU

Comment, ici, à la campagne, en pleine Bourgogne, des fleurs de Paris!

LE CERTIER

On les emballe si bien, à présent, et puis je suis habitué à ma fleuriste.

Toujours le même! et que puis-je vous ofi"rir, moi, voulez-vous déjeuner?

LE CERTIER

Vous êtes mille fois aimable, j'ai pris un excellent repas ce matin à cinq heures et demie.

Ah, oui, j'oubliais! quelle abomination de se lever à des heures pareilles!

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