‹ JoujouxChapitre 8 sur 111 · ACTE PREMIER, SCÈNE II H · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCÈNE II H

tion, il faut me laisser dans votre petit pavillon où je vis si heureux.

MAURICE

Elles te tiennent à cœur, tes petites habitudes, liein, vieux maniaque?

Parfaitement; et puis là-bas, mon valet de chambre habite au-dessus de chez moi, je lî'ai qu'à frapper au plafond avec ma canne pour le faire descendre, j'adore ça.

MAURICE

Encore un qui doit avoir la vie gaie ce valet de L'hambre !

BLANCHE

Est-il vrai que vous lui donnez vos ordres par signes?

MAURICE

Oui; il prétend que tu ne lui as pas adressé la parole depuis douze ans.

LE CERTIER

11 exagère.

BLANCUE

Enfin, notre oncle, à quoi passez-vousvos journées?

LE CERTIER

Je les passe avec vous, en partie.

BLAXCJIE

En très pt'lile partie! El le reste du temps?

LE CERTIER

Le reste du temps, je rêvasse; je fais de riiygiène, je lis, j'écris... tenez, je viens d'écrire longuement à mes neveux...

MAURICE

Tous les hommes sont tes neveux.

BLANCDE

Puisque vous êtes notre oncle à tous.

LE CERTIER

Eh bien, aux iils de feu mon frère, si vous préférez.

MAURICE

Deux belles fripouilles! Tu en es content? .

LE CERTIER

Assez content. . le plus jeune s'est fait refuser à Saint-Cyr, mais laîné a été reçu au Cercle.

MAURICE

Tu ne peux rien dire.

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