‹ JoujouxChapitre 80 sur 111 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

THÉRÈSE puis LE CERTIER

THERESE, à la porle de droite et parlant à une personne invisible pour le public.

Oui, madame, monsieur Le Certier a dit au portier qu'il monterait dans deux minutes. (Un temps pour une

n^plique que le public n'entend pas.) Bien, madame. (Un temps.) Oui, madame, je l'attends ici. (Elle ferme la porte, s'avance vers la fenêtre. Passant le doigt sur le dossier d'un fauteuil.) QucllC

poussière ! Si c'est permis 1 Ah ! ils n'en font pas lourd

les domestiques, dans les hôtels. (Ce disant, elle s'est assise

sur le fauteuil en question.) C'est bcau la mcF, tout de même !

(Contemplation de la nature. On frappe à la porte de gauche doucement d'abord, puis un peu plus fort. Sursautant.) EntrCZ !

(Parait Le Certier, il tient un bouquet à la main.)

LE CERTIER

Bonjour, chère amie, je ne vous dérange pas, au moins ?

THÉRÈSE

Ce n'est pas madame, monsieur... Si monsieur veut se donner la peine...

LE CERTIER

Ah ! c'est vous, Thérèse ?

THÉRÈSE

Oui, monsieur... madame vous prie de Texcuser, elle vient tout de suite.

LE CERTIER

Bonjour, Thérèse.

THÉRÈSE

Bonjour, monsieur Le Certier. En voilà un beau bouquet ! Je connais quelqu'un qui sera content, (eiic prend les

fleurs des mains de Le Certier et les met dans un vase.)

Madame est sortie?

THÉRÈSE

Non, non, monsieur, madame est à côté avec mademoiselle de INitchewska.

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