SCENE PREMIÈRE
THÉRÈSE puis LE CERTIER
THERESE, à la porle de droite et parlant à une personne invisible pour le public.
Oui, madame, monsieur Le Certier a dit au portier qu'il monterait dans deux minutes. (Un temps pour une
n^plique que le public n'entend pas.) Bien, madame. (Un temps.) Oui, madame, je l'attends ici. (Elle ferme la porte, s'avance vers la fenêtre. Passant le doigt sur le dossier d'un fauteuil.) QucllC
poussière ! Si c'est permis 1 Ah ! ils n'en font pas lourd
les domestiques, dans les hôtels. (Ce disant, elle s'est assise
sur le fauteuil en question.) C'est bcau la mcF, tout de même !
(Contemplation de la nature. On frappe à la porte de gauche doucement d'abord, puis un peu plus fort. Sursautant.) EntrCZ !
(Parait Le Certier, il tient un bouquet à la main.)
LE CERTIER
Bonjour, chère amie, je ne vous dérange pas, au moins ?
THÉRÈSE
Ce n'est pas madame, monsieur... Si monsieur veut se donner la peine...
LE CERTIER
Ah ! c'est vous, Thérèse ?
THÉRÈSE
Oui, monsieur... madame vous prie de Texcuser, elle vient tout de suite.
LE CERTIER
Bonjour, Thérèse.
THÉRÈSE
Bonjour, monsieur Le Certier. En voilà un beau bouquet ! Je connais quelqu'un qui sera content, (eiic prend les
fleurs des mains de Le Certier et les met dans un vase.)
Madame est sortie?
THÉRÈSE
Non, non, monsieur, madame est à côté avec mademoiselle de INitchewska.