ACTE lli, SCENE VI
Oh, le vol organisé!
MAURICE
Ils ont du monde pourtant.
Oui, pas mal de monde cette année.
MAUUICE
Ils m'ont fourré au troisième; enfin, pour une nuit, je m'en moque.
•lOUJOU
Âh! vous repartez demain?
MAURTCU:
Oui, demain, demain à midi, dernière limite. (Un silence.) Xou, ma clière amie, n'insistez pas pour me retenir, ma cabine est réservée!
Je n'insisterai certainement pas, puisque Blanche vous attend.
MAURICE
Très juste.
JOUJOU, va s'asseoir près de la fenêtre, montrant la vue.
Est-ce assez joli?
MAURICE
Trop, beaucoup trop!
JOLJOL"
Vous n'aimez pas ce pays?
Mon, je ne Faime pas; d"abord, il ressemble à un autre pays que j'habite dix mois de Tannée.
Mais Blanche m'écrit dans toutes ses lettres que Mustapha est un endroit délicieux!
MAURICE
Et comme elle a raison! Délicieux, est le mot! Délicieux en diable! Ecœurant! Ah les cieux limpides et l'onde bleue, et la flore africaine et les parfums de myrte! Soupe! soupe!... Il y a des jours là-bas, dans mon délicieux petit Mustapha de malheur, ou je me damnerais pour contempler un bout de paysage un peu vilain et un peu vigoureux! Je ne mens pas.
(S'approchant de la fenêtre.) AlorS, VOUS en ètCS enCOre à
admirer ce chromo, ces palmiers en zinc découpé, ce soleil jaune et plat comme une pièce de cent francs, ces maisons blanches qui ont l'air d'être bâties avec les cartes du tripot, toute cette nature en toc sur éternel fond d'azur et gueules dWnglais!