‹ Journal d'agriculture tropicale: agricole, scientifique et commercial (volume 2)Chapitre 101 sur 171 · CIO · texte numérisé non relu

CIO

Sofles d'Afrique.

— Nott'-York. .

Slocksà I.ivcrpool.

En roulo il'Europc

— à Londres . .

à New-York . .

Stocks sur le Con-

Arrivages à Liver-

tinoul

ISO

:i9ii

pool

— à I.ondres . .

Arrivaçros ^i hiver-

- à New- York.

Livraisons à Livcr- Pool

LivraisoDsà Inver-

— à Londres. .

pool

- à New- York.

— à New-York.

iSi

Stocks de t. sortes.

Sortes d'Afrique et d'.\sie. — Elles .sont restées relativement très fermes, plus même que les Sernambys.

Les Conakry Mggers de 11 fr. 10 à 11 fr. 20.

Les Soudan rouges de 10 fr. 75 à 10 fr. 95, les blancs de 10 fr. 10 à 10 fr. 25.

Le fiambie prima est très recherché à 8 fr. 25 et le secondaire à 7 fr. 23.

Le Tonkin noir se traite de 7 fr. OOà 7 fr. 73; le rouge de 10 fr. 15 à 10 fr. 25 pour prima, 9 fr. 25 pour bon secondaire, 8 francs pour troisième, 6 francs à 6 fr. 30 pour poisseux.

Maniçoba. — Celte provenance a continué à être très demandée, les arrivages étant peu abondants. On a payé 10 fr. 23 à 10 fr. 50 pour qualité prima en petites plaquettes s^éparées, 9 à 9 fr. .■)() pour bon secondaire et 8 ù 8 fr. 30 pour ordinaire.

AnviTs. — La vente du 19 septembre comprenait près de 700 t. On a vendu environ 300 t. Les belles qualités ont été prises avec une légère hausse sur les taxes, tandis que les mauvais caoutchoucs poisseux se sont traités sensiblement au-dessous.

f/avrc. — Le 23 a eu lieu une vente comprenant 122 t. qui se sont vendues aux environs des taxes.

Cciilan. — Les beaux biscuits valent 15 fr. les Scraps, 14 à 14 fr. 30 et les Crêpes 11 à 11 fr. .■;(».

Heciit frères et C'%

75, rue Saint-Lazare.

Paris, 27 septembre J907.

N" 73 — Septembre 1907 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE

Le marché du Coton.

Chronique spéciale du « J. d'A. T. ».

Par MM. A. et, E. Fûss.\t.

Les avis concernanl la marche de la production cotonnière au.\ Etats-Unis, pour la saison 1907-1908 sont depuis plusieurs jours unanimes à reconnaître que l'importance des dégâts causés à la récolte, soit par la sécheresse ou le boU-wevill, ont été très amplifiés durant les mois de juillet-août; aussi vu la cherté des prix, le parti baissier profitant de ces perspectives plus favorables à la production s'est empressé de s'emparer de l'article et par de larges ventes a contribué à la marche rétrograde des cours.

Il est possible que, désireux de réaliser une partie de sa production, le planteur américain en mettant rapidement de fortes quantités sur le marché puisse contribuer à l'affaissement du prix du coton, cependant, il n'est pas permis d'ignorer que si le mois d'août est une saison dangereuse pour la plante, par suite de la crainte de la sécheresse pouvant occasionner la chute prématurée des grabots et p;irfois même entraîner la mort de la plante, la période comprise entre la seconde moitié de septembre jusqu'aux premiers jours de novembre (ce qui est le cas cette saison par suite des ensemencements faits tardivement) est souvent néfaste par ses gelées précoces, qui peuvent faire craindre l'arrêt de la top-crop ou seconde pousse. Le sentiment général est qu'il était difficile de dépasser pour l'imitiédiat les hauts prix pratiqués depuis de longues semaines et qui ont prévalu jusqu'à l'apparition du Rapport de Washington le 9 septembre.

-\ cette époque, le chiffre de la condition de la plante arrêté au 25 août était de 72,7 contre 73,0 au 25 juillet et 77,3 l'an dernier au 25 août.

Egalement le 9 courant, le premier rapport du Census donnant la quantité de coton égrené au i"' septembre, pour la saison 1907-1908, indiquait le chiffre de 191.146 balles contre 403.209 balles en 190(5-1907 et 469.300 balles en 190.3-1906.

Ce cliifTre pourrait paraître faible, si on ne tenait pas compte du retard important subi par la récolte en cours, et comme les derniers avis indiquent que la récolte est en meilleure posture, il est à présumer que le rapport du Census qui paraîtra vers fin courant, indi-

quera une marche plus normale du ginnage.

Tous comptes faits, il n'est pas permis d'envisager la marche future des prix du coton dans un sens par trop baissier, et cela par suite des accidents qui peuvent se produire à la récolte dans l'avenir rapproché, et de la forte demande de la part de la consommation. Pour les sortes autres que l'américain, la demande reste active pour les cotons du Brésil, et les avis qui nous parviennent du pays de production indiquent que les perspectives de récolte sont satisfaisantes.

En ce qui concerne les cotons de Haïti, la cherté de l'article a incité pas mal de planteurs à délaisser le café pour s'adonner à la culture du cotonnier, et nos amis nous laissent entrevoir une récolte plus abondante c^ue celle de l'an passé.

Il arrive sur notre marché différentes qualités de colons de l'Indo-Chine, mais les sortes provenant de ce pays continuent à laisser à désirer sous le rapport du ginnage et de la régularité et nervosité de la fibre.

Les cotons du Pérou trouvent toujours acquéreurs à de beaux prix, ces provenances étant habituellement très soignées.

Les Venezuela viennent par intermittence et s'enlèvent, comme les cotons du Pérou, rapidement, étant bien préparés.

Ci-après quelques chiffres indiquant >( l'envue » de la récolte américaine au 13 septembre (depuis le 1"' septembre 1907), en balles de 220 kg. en moyenne; en regard, les statistiques des années précédentes à la même date :'

L'approvisionnement visible du monde entier était, au 13 septembre, en balles de 30 à 300 kg. selon provenance :

Cours du coton disponible, par sortes, en francs, au 17 septembre les 30 kg. entrepôt :

Upland ^Middling). . .

SeaTsland (Extra Fine).

Sea Island (Fine). . .

Haïti (Fair)

Savanilia (Fair). . . .

Céara (Fair)

Pérou dur (Good Fair).

SI

Broacli (Fine) 73

Bensrale (Fine) 54

Chine (Good) 63

Egj-pto brun (Good Fair). 116

Egypte blanc (Good Fair). 158

Afrique Occident. (Fair). 87

Saigon (Egrené) 70

Autres sortes. — Cotations et renseignements

A. et E. FossAT.

Le Havre, 17 septembre 1907.

JOURNAL D AGRICULTURE TROPICALE N" 7:i — Si:nEMiii!E 1907

Sucre de Canne et sous-produits.

Chronique spéciale du " J. d'A. T. ».

P;ir M. Geor(;e mf. Préaudet.

Slalisliques. Estimation provisoire d'après Ollo Litc/i (eu tonnes) :

Louisiane ffiO.OOO 230.000 My.OOO

I>orlo-Uii-o -210.000 190.000 19-.. 000

Ilawaï 380.000 375.000 3t;3.000

Cul).l 1.250.0lX> 1.390.000 1.192.000

Trinidad ■58.000 41.000 5-.'. 000

liarbade . M. 000 38.000 52.000

Jainaïquo 15.000 li.OOO 15.000

Antifiia, l^ainl-KiUs .... 23.000 30.000 20.000

Marliiiiquo 40.000 30.000 -41.000

Guadelouj.a 30.000 23.000 29.000

Sainlo-Croix 10.000 10.800 8.000

Haïli. Saint-Domingue. . . 60,000 58.000 -18.000

Pelilps Aotilles 45.000 43.000 13.000

Mexico 110.000 • 105.000 105.000

Amérique Centrale .30.000 50.000 21.000

Domorara 115-000 120.000 125.000

Surinam 10. (MO 9.000 8.000

Véndzuc^la 2.000 3.000 3.000

IVrou 145.000 140.000 100.000

Argentine 140.000 120.000 137.000

Btés'û 180.000 2.50.000 320.000

Indes orienlalos 2.200.000 2. .300. 000 1.700.000

•Tava 1.150.000 900.000 941.000

l>hilip])incs 100.000 103.000 121.000

Komioso 70.000 65.000 43.000

Quceiisland 200.000 175.000 155.000

Nouvelle-Oalles du .Sud . . 23.000 20.000 20.000

Iles Fidji 65.000 55.000 45.000

Egypte . 70.000 70.000 60.000

Natal ■■. ..... 35.000 33.000 27.000

Mauriro 175.000 210.000 191.000

Ucunion -iO-000 38.000 27.000

Total 7.283.000 7.925.000 0.058.000

Antilles françniaes. — Les arrivages sonl pri^sque lerminés sauf pour les u.sincs du nord-ouest de Li Martinique qui auront un solde à exporter par voiliers, le service régulier par vapeur de la Compagnie auslroamericana devant être presque totalement interrompu jusqu'à la fal)rica'-ion prochaine.

La situation éeonomiijue de ces colonies est toujours mauvaise. Le journal <c La Martinique » a publié dernièrement un article : « Possibililé d'e.xporter du sucre au Canada». La conclusion est que la vente au Canada laisserait un avantage de ;i fr. 10 "/„ sur la vente en France.

Malheureusement l'auteur de l'article oublie de tenir compte de ce que les sucres M.u-linique paieraient à leur entrée au Canada, colonie anglaise, pour 9G° de polarisation 4,00 ° „ en moyenne de plus que les sucres de la liarbade, possession anglaise, qu'il prend comme comparaison . Il n'y aurait donc comme résultat qu'une perle.

De plus, l'auteur de l'article prend des cotes

de fin juillet, c'est-à-dire d'arrière saison, qui sont plutôt nominales. Enfin il table sur le dollar à valeur fixe comme à la Martinique alors qu'il varie de 7 â 8°/„ à !a Barbade.

Réunion. — Le « Degama » attendu à Nantes avec un complet chargement termine presque les arrivages de la campagne l'.Ki(i-l!)U7. et ceux de 1907-1908 vont commencer incessamment. Les sucres b:is produits seront reçus avec plaisir, car la demande en est bonne, par suite de la mauvaise récolte de pommes en France, qui forcera les compagnes du .Nord- Ouest et de l'Ouest à faire de la boisson de sucre. Les sirops 05" trouvent acheteurs à 22,23 francs au débarquement.

Les premiers jets valent 0 fr. :>0 de prime sur la cote des 88° pour les 88" à Marseille.

Les menus grains de chocolalerie sont moins recherchés, concurrencés qu'ils sont par les sucres de betterave; on pourrait les placer vers 26 fr. le sucre tel quel.

Maurice. — La culture des cannes de graines se fait sur une étendue de plus en plus considérable, inaisaucune espèce ne s'impose encore.

M. Bo.NAME, (lifcrU'iif (!<■ la slation agronomique, a fait paraître dams son Ikilletin n° Kl une étude fort intéressante sur la matière. On peut en conclure qu'il ne s'agit pas de trouver une qualité convenable, mais un certain nombre s'ad;ii)l;iiit aux régions de l'ile; que la sélection ne peut se faire qu'après plusieurs plantations; qu'un très petit nombre de variétés reste sur celui planté à l'origine; que les ])lanteursà qui les graines sont données n'en conservent pas assez soigneusement les dénominations pour que leurs observations puissent compléter silrement celles de la station agromimiquo; enfin (|ue les cannes de graines sont plus délicates et qtie la variété Big Tana blanche est celle qui donne les meilleurs résultats.

Java. — La récolte 1906 a été excellente, donnant 1.046.691 t. On estime celle de 1907 à l.loU.OdO t.

Bien que les résultats de l'.'UG soient dus à la reproduction des cannes par semis, ce qui donne de la quantité, la détérioration plus facile de la piaule par les maladies fait ([iie les planteurs perdent confiance et reviennent aux anciens procétlés, attendant que des graines et des méthodes approiu-ii-es leur soient données par les stations scientifiques d'expériences.

Hniraï. — D'après les expériences faites en 1904 et 1905 sur l'efTeuillage du pied des cannes

Septembre 1907 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE

(voir le n" 67 du « ,1. d'A. T. »), voici les principaux résultats obtenus sur des cannes effeuillées trois fois :

^" Le poids moyen par acre des cannes non effeuillées a été de tonnes 23,31 supérieur comparé à des cannes effeuillées. Le rendement en sucre a été aussi de tonnes 4,38 su[»érieur par acre.

2° Après application d'engrais les cannes non effeuillées ont donné un gain; les cannes effeuillées une perte.

3° Il y a eu en moyenne par acre 2.539 cannes mortes de plus parmi les cannes effeuillées que parmi celles qui ne l'étaient pas.

Les deux premiers résultats ne seraient-ils pas une conséquence de la maladie développée par l'effeuillage. 11 ne faut pas oublier que les méthodesdeculture varient suivant les espèces et les régions.

Guyane anglaise. — La production s'établit en moyenne à :

Sucre 114.000 t.

Mélasse 3.600 fûts

Rhum O.SOO.OOO gallons

Aliment mélasse pour animaux. . 10.000 t.

Le « fungus » détruit beaucoup de cannes, s'attaqiiant surtout à la variété dite « Bourbon » qui produit les suer es bien connus sous le nom de « Uemerara ». Tous les efforts sont portés sur la destruction de cette maladie car aucune variété de canne ne peut remplacer la « Bourbon » dans le pays.

7'vinidad. — D'après une statistique de la « Société d'Agriculture de la Trinidad », sur la campagne 1907, il résulte que cette colonie a exporté 30.000 t. La quantité de cannes produites sur les plantations des usines a été inférieure de 2.000 t. à celle de la récolle précédente et les fermiers ont produit 70.000 l. de moins, bien qu'il y ait 761 fermes de plus, ce qui est inquiétant pour l'avenir.

D'après les journaux locaux, ce déficit serait causé par l'usage des cannes de gr\iines dont la qualité ne répond pas à l'apparence. On doit dire, à la vérité, que des cannes de graines ont donné des rendements meilleurs dans certaines parties de l'île que dans d'autres.

Les bras manquent toujours sur les plantations, et l'autorisation dont jouissent maintenant les planteurs de surpayer les travailleurs libres devrait attirer sur les plantations nombre d'ouvriers qui s'étaient faits colons, mais il faudra les bien payer.

Porlo-Hko. — D'après le rapport de notre Consul, les « centrales » indigènes de ce pays réalisent pres(iue toutes, en moyenne, un bénéfice (le 2 dollars par sac. Ce sont des usines produisant ."i.OOO t.

Les grandes exploitations sont américaines; l'une d'elles, la plus importante de l'île, a fait 38.000 t. l'année dernière. Les bénéfices auraient dépassé le tiers de son capital qui est de 3 millions de dollars.

Bien que les prix soient restés de $ 1 à $ 1 7i, au-dessous de ceux de la campagne précédente, les planteurs ont retiré de beaux bénéfices grâce à la franchise douanière aux États-Unis. Les prix ont été $ 3 '/, à s^ 3 '/, par 100 livres f.o.b. San-Juan, poids et polarisation garantis.

Cuba. — Les pluies de fin août ont fait beaucoup de bien aux plantations qui ont été travaillées dans de bonnes condilions. Quatre nouvelles centrales sont en voie de construction.

G. DE PrÉ.'VUDET.

Nantes, le 18 septembre 1907.

Le Marché du Café.

Chronique spéciale du ^ J. d'.V. T. ». Par M. H. Vermond.

Les recettes dans les ports brésiliens ont jusqu'ici été extrêmement faibles et n'ont même pas atteint les prévisions antérieures les plus pessimistes. Aussi, d'aucuns mettent en doute leur régularité et soupçonnent vaguement que des tripatouillages opportuns viennent aider les haussiers. Quoi qu'il en soit, il semble certain que la récolte actuelle sera très réduite et, en conséquence, les cours se maintiennent fermes, dans les alentours de -41 fr.

Les brûleurs trouvent que c'est cher. C'est chez eux une maladie invétérée : le café leur semble toujours cher. Que la cote soit à 50 fr., ils attendent 45 fr. ; mais à -45 fr. il leur faut 40, puis 35, puis 30 et ne croient jamais que le dernier mot puisse être dit. Ne cherchez pas quel intérêt ils ont à désirer une baisse continue ; eux-mêmes ne sauraient le dire; c'est de l'instinct, non du raisonnement.

En effet, quand les cours sont très bas, la concurrence les force à baisser les prix de vente jusqu'àl'exlréme limite où ils ne gagnent plus rien : si, au contraire, il arrive une hausse

Sei-temiiri: 1907

Sanlos gooii avcrage .

Rio lavt" supérieur . .

Haïli Port-au-Priiice.

Mexiiiuo prafrô. . , .

'il

Porto - Cabello ot ],a

Guayra

rn

Guadcloupo Hal). . . .

P.irto-Rico

Cosla-Rica lavé . . .

Guatemala lavé. . . .

iSan-Salvador

de qui.'li[ui' duréi', ils iieuvcnl vendre plus cher et auront des chances, quand la cote mollira, de tjagner de l'argent en maintenant quelque temps les prix établis pendant la hausse. Cette considération ne les empêche pas de trouver toujours trop élevés les cours, quels qu'ils soient. Par bonheur, leurs désirs ne créent pas la réalité, et il est bon, pour tout le monde, qu'une marchandise ne s'avilisse pas à l'inlini.

Au lieu de gémir, que les bn'ilours haussent leurs prix. Ils pourraient même profiler de l'occasion pour acheter d'autres sortes que du Santos et livrer au consommateur du lion café pas trop mouillé. Personne ne s'en plaindrait.

Mais ne demandons pas l'impossible et n'allons pas nous perdre dans l'ulopie.

Cours au 20 seplemlm: Eiiln-pûl (tu Havre 1 '/* % comptant; les 50 kg.

Malabar 6"ï »

Salem gragc 79 »

Moka 105 ..

Java IIoltanilQ (bon ordinaire) 10 »

Libt^ria supérieur de

Java 55 »

Libéria dit d'Afriqur. 3'.' »

Bourbon 155 ..

Nouméa 97 »

Kouilou do Madagascar 80 »

N. B. — Qutdqucs-unes des qualités entées dans lo tableau ci-dessus n'arrivent on l'ait jamais an Havre; nous les .tvous choisies cependant comme permettant do suivre le plus facilement la tendance générale dos cours des jirovenances en question. — Dans tous les cas, nous indiquons les cours à la parité du Havre. — Les cafés des colonies françaises bt'nt'ticiaut d'une détaxe de 39 francs par 50 kg., il faut diminuer leur cote d'autant pour la comparaison avec le reste du tableau.

H. Vermond,

3, rue des Jnges-Gonsals.

Paris, 20 septembre 1907.

Le Marché du Cacao.

Chronique spéciale du ■■ J. J'.\. T. ». Par M. Antiidii: Ai.i.eaumic.

Les arrivages en marchandise ont été depuis un mois plus importants (31.033 sacs), alors que les débouchés n'ont atteint que le chillre, relativement élevé cependant pour la saison, de 2G.0(}i) sacs; le stock au 15 septembre, ainsi qu'il est mentionné plus loin, se trouve donc de nouveau en augmentation de -4.968 sacs sur celui au 15 août et de 14.708 sur celui au io juillet. La portée de ce fait ne saurait ceiieudant être exagérée, car il y a quelque lieu de supposcrque les débouchés des prochains mois devront être plus considérables vu les besoins

de lin d'année et que les conditions des récolles, qu'il faut considérer pour la plupart comme terminées, ne permettent d'espérer des renforts de quelque iin])i)rtance.

Du reste les fabricants, tant en France qu'à rextérieur onl jugé prudent depuis un mois d'assurer leurs besoins les plus urgents en s'approvisionnant régulièrement, mais il en résultait une nouvelle avance dans les prix, d'au moins 10 francs en moyenne et même jus<|u'à 13 francs, selon les provenances et la (]ualilé des lots. En all'aires de place, il a été traité au moins 4.000 sacs; les affaires d'importations direc'tes sont en outre d'environ 3.000 sac?. Actuellement le marché est très peu assorti en marchandise en vente, et les premiers acheteurs ont de très grandes chances d'avoir leur provision à meilleur compte (|ue les retardataires, d'autant plus i]u'il fatti grandement tenir compte des besi.)ins des contrées voisines, dont 1(!S stocks sont actuellement encore moindres que les nôtres.

Ci-joint les divers tableaux habituels.

Mouvement sur la plnie du Havre, tlu K' au iô septembre

KNTUKIS

Para. Marajnan f>77 3i7 9SÔ

Trinidad . ." 5933 57-> 3680

Cûlc Ferme, Venezuela. . . . 7007 9'i5 4isi5

Bahia r.lS 21-30 1353

H»ïli ot Dominicaine 551 096 5IÎ2

Martinique et Guadeloupe . . '3m 351

Guayaquil et divers 2770 10 511

Totaux 16909 5011 1351'?

SORTIES

Par», Maragnan 1249 105 S896

Trinidad 2333 3013 400O

Côle-Kermo, Venezuela. . . . 401)6 5-234 2683

Bahia 263 10-31 10(H

Haïti cl Dominicaine 1794 M07 2090

Martinique ot Guadeloupe . . 13 91'3 270

Guavaquil ot divers 1167 I4-29 1580

Totaux 111S7 ^l-isl IV5'JJ

STOCK

1907 iW< 190'.

Para, Maragnfàn 71'35 5556 15001

Trinidad . .' I6.5.\S 33623 *6776

Côte-l-'erme, Venezuela. . . . 15668 • :«559

Bahia 7623 eO-W 80-29

H.iïli et Dominicaine 11616 18S65 15373

Martinique et Guadeloupe . . ^37 3110 3141

Guavaquil et divers 3i'.lll 29506 3.3094

Totaux 89I3S 1-30216 167266

Depuis le 1" janvier :

KN'TIll'lKS TOTALFS SORTIRS TOTAI.KS

■ilu-iOïi 176387 201S10 191745 l'.X)084 1736(2

N° 75 — Septembre 1907 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE

Cours des mêmes sortes au 13 septembre.

1907 lOUG 1905

Para, Maragnan . . 143 à l'iD » S3 » à S8 » 67 à 70 »

Triniilad 140 à 145 » S2 - à 88 » 65 à 67 50

GntG-Ferme, Vc^nc-

zuéla 13S à 175 " 80 » à 160 .. 67 à 130 »

Bahia 141 à 146 » 76 » à 83 » 62 à 65 »

Haïti et Dominicaine 115 à 137 50 57 50 à 77 50 44 à 61 ■>

Martinique et Guadeloupe 155 à 10-2 ■• 90 .. à '.15 -. 85 à 87 50

Guayaquil 142 à 150 » 87 50 a 102 50 82 à 92 »

A. Alleaume.

Le Havre, 20 septembre 1907.

Fibres de Cortierie et de Brosserie.

Chronique spéciale du « J. d'A. T. ».

Par MM. V.^quin et Schweitzer.

Sisal. — Peu d'atfaires pendant ce mois. Les prix sur éloigné seraient plus faibles.

On ofl're Sisal Mexique disponible 83 fr. 30 et pour embarquement rapproché 77 francs aux 100 kg. c.i.f. ports européens.

Les arrivages en Sisal d'autres provenances (Indes anglaises, Afrique, Centre Amérique) deviennent de plus en plus nombreux et importants, étant donné les grandes diflérences du qualités, de longueur, Il est peu facile de donner un cours pour ces sortes.

Certains lots de qualité supérieure, fibre particulièrement soignée de la côte d'Afrique, ont obtenu le prix très élevé de 90 fr. 30, alors que d'autres parties de nuance défectueuse, de libre sans longueur, mal préparée, ont difficilement obtenu 43 fr. .30 les 100 kg.

Ces écarts démontrent tout l'intérêt que le producteur a de choisir judicieusement les feuilles à travailler et de surveiller très sérieusement les différentes manipulations que comportent le défibrage, le séchage et la mise en balle.

Manille (Abaca). — Il s'est peu fait de transactions en cette libre pendant la période sous revue.

La situation du marché reste bonne et en faveur de l'article; les recettes ont diminué d'importance et l'on escompte généralement une bonne reprise d'aflaires après les vacances.

Les dernières ventes se sont faites aux prix suivants :

Eair ciurcnt disponible 90 50

Fair current, embarquement éloigné . . . 84 50 Supérieur second, embarquement octobredécembre 78 50

Good seconds 74 50

Fair second 72 50

Goo'l brown 72 »

;iux 100 kg. c.i.f. ports d'Europe.

Total des recettes au 10 septembre 603.000 balles, contre 316.000 b. contre la période correspondante de l'an dernier.

Lin de lu Nouvelle-Zélanck (Phormium). — Pas de changement; la demande reste très faible. Malgré cela, les exportateurs ne veulent pas céder sur leurs prix.

De très petites affaires ont été traitées sur les bases suivantes :

84- francs pour good fair Wellington embarquement juin-juillet disponible.

3 francs les 100 kg. moins cher pour éloigné.

74 fr. 30 pour fair Wellington expédition prompte.

L'étoupe Zélande reste peu demandée c.i.f.

33 fr. 30 à 33 francs les 100 kg. suivant livraison.

Magiiey (Âloës Manille). — Pas d'affaires de notées.

Aloës (Chanvre' de Maurice). — Prix sans grands changements. Peu d'affaires, les belles qualités étant seules recherchées pour le moment.

Prix de 39 fr. ,30 à 73 fr. 30 les 100 kg. disponibles suivant couleur et longueur de la fibre.

Jule de Chine. — Assez abondamment offert sur embarquement. Les prix ont légèrement fléchi et on a traité des lots de Tien-tsin à 46 francs les 100 kg. c. i. f. Europe.

Le prix nominal pour llankow est 33 francs les 100 kg., impraticable quant à présent.

Jute de Calcutta. — De très grandes affaires ont été traitées en cette sorte. Les prix restent fermes entre 45 et 35 francs les 100 kg. pour bonne qualité courante.

Nous avons reçu d'autres parties des Indes anglaises des lots de jute de qualité un peu plus ordinaire qui se vendent facilement de

34 à 36 francs les 100 kg. et les acheteurs traiteraient largement à ces prix pour qualité suivie.

Ixtle. — Très en hausse, les offres d'achat câblées au Mexique sont restées sans effet, la production quant à présent semble plus qu'absorbée par les contrats anciens.

Les prix sont très élevés et nominalement on cote :

Tula good average 67 à 69

Tula fair average 64 à 66

Jaumavo BZ 71 à 74

Palma fair éloigné 65

aux 100 kg. c.i.f. Europe.

JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N" T.l — Sei-tembiie 1907

Il n'y a pas de Palma disponible.

/(amie (Ciiina grass). — Pas de inodificalion dans les prix indiqués précédeimnenl.

Knpol;. — Les alTaires ont été Irôs calmes en raison des prix trop élevés demandés par les exportateurs.

Il est vivement à désirer que de nouveaux centres de production de ce duvet végétal soient mis en exploitation le plus rapiileincnl possible; les prix élevés éloignent naturellement des acheteurs qui deviennent chaque jour de plus en plus nombreux pour cet article.

Les dernières oiTres de Java étaient à 180-100 fr. pour belle sorte supérieure et à 170-177 fr. pour belle qualité courante.

La production des Indes anglaises siMuble déjà pre.sque réalisée, les prix derniers s'iHablissaient de 130 à 135 fr. les 100 kg. pour qualité courante propre.

/'iassava. — Peu de changement. Le Para e>l peu ofTert malgré que le moment de la récolte soit arrivé.

Le Bahia un peu délaissé fait 2 fr. .jO les 100 kg. de baisse. Les sortes d'Afrique, en assez bonne demande, avec arrivages peu abondants, sont un peu plus fermes.

Le l'almyra de plus en plus rare a subi une nouvelle hausse et les prix sont de 56 à 00 fr. les 100 kg. pour qualité courante ordinaire, il n'y a pas d'ollres du pays producteur.

Fibres de Coco. — La fibre pour brosserie se maintient très ferme aux prix précédents, soit :

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