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N" 76 — Octobre 1907 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE
tages, semis, etc.), en même temps qu'aux expériences à l'abri du soleil et de la pluie; une seconde construction en grillage, mesurant 42 pieds sur 47, protège les plantes des oiseaux, des gros insectes et autres ennemis. Ces deux constructions sont pavées et garnies de rails sur lesquels stationnent de petits wagonnets plats, à clairevoie, destinés à recevoir les vases de culture. Ceux-ci, de calibres et de diamètres variables, sont en terre ou en verre; ils sont munis de 2 poignées en saillies et d'un trou latéral, près de la base, permettant de régler le drainage. Pour éviter tout dérangement de nature à entraver la marcbe des expériences, les pots sont placés à demeure sur les wagonnets qu'il suffît d'amener près de la balance pour la pesée quotidienne; l'un des plateaux est remplacé par 2 élriers en bois (sortes de petits trapèzes) qui permettent d'accrocher les pots et de les soulever par la pesée, sans recourir à aucune manipulation directe.
Les prenaières expériences relatives à l'arrosage des plantes ont montré que l'arrosage superficiel est le moins eftlcace; le procédé, employé occasionnellement dans l'Inde pour les arbres, consistant à verser l'eau dans un tube enfoncé en terre, près de la lige, a donné des résultats supérieurs. De superbes illustrations montrent que tout est parfaitement compris dans cette création qui fournira certainement d'utiles indications aux colons de la région. — 0. L.]
1420. Howard {Albert) : First Report on fruit experiments, at Pusa. — In-8°, 40 pp., formant le Bulletin n" 4 de l'Institut des recherches agricoles de Pusa. Government Printing. Calcutta, 1907. (Prix ; 6 d.) [Les rapports successifs émanant de l'Institut de Pusa dénotent une grande activité et une sûreté de méthodes qui mettront bientôt cette station au rang des plus importantes de l'Inde ; après s'être aménagé une remarquable installation pour les expériences de plantes en pots, elle étend ses investigations du côté des cultures fruitières. Les résultats très encourageants obtenus à plus grande altitude, dans les jardins de Saharanpur, méritaient d'être complétés par des essais méthodiques en plaine. La direction en a été confiée à M. Howard qu'un long séjour dans le Kent et dans les Indes occidentales, complété par une visite détaillée des principaux jardins de l'Inde, a admirablement préparé au succès d'une telle entreprise. Différents lots de Citrus de semis et de greffes, de Goyaviers, d'Anones, de Litchis, d'Eriobotrya, de Manguiers, Bananiers, Sapotilliers, Figuiers, Diospyros, Pêchers, Poiriers, Pruniers vont être étudiés expérimentalement au point de vue de l'influence des sujets, des procédés de plantation, de taille, des engrais, des soins culturaux tels que labours, binages, etc., de l'irrigation, du repos et de l'arrêt de végétation provoqués par le déchaussement et le cernage des racines quelque temps avant l'époque de la lloraison, etc. A noter la protection des plantes nouvellement mises en place à l'aide d'une petite
claie en paille de millet, le semis de tournesol pour combattre les sauterelles, et de « Sunn Hemp » [Crotal'iria juncea), légumineuse textile et fourragère, utilisée ici comme engrais vert dans l'intervalle des arbres. La plupart des variétés ont été obtenues de Saharanpur, quelques-unes de Poona, Lahoro, Bombay, Fyzabad, Xagpur, etc. Indépendamment des lots principaux, couvrant environ 19 acres, on a planté une petite collection-école, comprenant un total d'environ IjO espèces et variétés. En somme, cette organisation de dix-huit mois nous apparaît comme fort habilement conçue et susceptible de fournir avant peu des résultats pratiques intéressants, sur lesquels nous aurons sans doute l'occasion de revenir. — 0. L.]
1421. H.C. Prinsen Geei'ligs : Invloed van het vezelstofgehalte van riet op de contrôlecijfers van den molenarbeid. — In-S", 22 pp. Publié comme n» 94 des Mededeelingen van het proefstation voor Suikerriet in West Java. Soerabaia 1907. [Travail fort intéressant surtout à un moment où le rendement de la canne en jus fait l'objet de si nombreuses recherches, et où le moulin retrouve ses partisans en raison des perfectionnements qu'on y apporte sans cesse ; la question de la proportion de cellulose a, en l'espèce, une irnportance considérable. Les chiffres donnés dans la brochure ont la grande valeur que peut leur donner la compétence indiscutable de M. Prinsen Geerligs.] 1422. G. Van den Kerckhove : Aux Planteurs d'Essences caoutchoutifères. — In-S", Ib pp., Bruxelles, 1907. Chez l'auteur, 20, rue de la Ferme. [Cette brochure est, en l'espèce, un catalogue, mais un catalogue peu commun, car celui qui offre le matériel aui y est décrit est un expert en caoutchoucs, et comme tel se base sur des arguments différents de ceux du commerçant, souvent trop peu documenté sur l'utilisation scientifique de ce qu'il offre. Les couteaux à caoutchouc représentés aux deux premières pages sont fort bien étudiés et intéressants; nous y reviendrons un jour ou l'autre. Les résultats qu'ils permettent d'oblenir sont indiqués par plusieurs figures. Ensuite vient le « Fumero » appareil à coaguler par la fumée. On sait qu'en cette époque de coagulation mécanique, la fumée essaie de reprendre ses avantages, en invoquant le créosotage des échantillons, thèse scientifique très brillamment soutenue par certains auteurs. Le constructeur recommande pour la production de la fumée, les noir d'Attalea excelsa, Maximiliana xegia et Euterpe edulis. Il est bon de remarquer que voilà, à notre connaissance, le premier catalogue d'instruments ou appareils exclusivement destinés au caoutchouc; avant lui, nous n'avons jamais vu que des prospectus rédigés d'une façon infiniment moins scientifique.
L'auteur nous annonce pour la fin de l'année un manuel pratique que nous serons heureux de lire, surtout s'il est conçu dans le même esprit. — F. M.l
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Tout livre, brochure ou tirage à part, envoyé à la Rédaction, sera annoncé à cette place, à moins qu'il ne le soit dans le corps du numéro. Les ouvrages dont les titres sont précédés d'un astérisque seront repris en détail dans le texte. Prière d'envoyer deux exemplaires de chaque publication.
1423. Herbert Wright : The science of Para rubber cultivation. — Gr. in-8°, 100 p., 4 pi. MM. A. M. et S. Fergusoii, édit. Colombo, 1907. (Prix : 3 sh. 4 d.) [Recueil d'une série de 6 conférences faites par M. Wright à Ceylan et à Londres depuis le 9 juin 1900. L'auteur, dont les travaux ont contribué si puissamment au développement et à l'amélioration des cultures d'Hevea à Ceylan et dans la région indo-malaise, a résigné depuis peu les hautes fonctions qu'il occupait à Peradeniya, auprès de l'éminent D'' Willis, pour diriger la rédaction de notre estimé confrère londonien >< The India Rubber World »; les conférences qui ont précédé et suivi son départ de Ceylan résument en quelque sorte ses observations les plus récentes sur le Para cultivé et complètent en plusieurs points celles déjà parues dans son traité spécial. M. Wright consacrait ordinairement la première partie des leçons au développement d'un sujet indiqué à l'avance et réservait la seconde à la discussion de toutes les questions pratiques susceptibles d'intéresser particulièrement ses auditeurs. Cinq conférences ont eu lieu successivement à Ceylan devant les principales associations de planteurs, à l'exposition de caoutchouc tenue en septembre 1906 et au Jardin d'Henaratgoda, où ont été faites les expériences de saignées les plus méthodiques; la distance de plantation, la taille, la culture et l'extraction du latex, les méthodes de saignées, les cultures associées et intercalaires ont été traitées tour à tour avec une compétence magistrale. Dans la dernière conférence organisée en avril dernier par la Société des Arts, à Londres, le sujet choisi était « la culture des essences à caoutchouc, envisagée surtout au point de vue des colonies anglaises »; nous y relevons diverses statistiques concernant le marché mondial du caoutchouc, d'après les chiffres fournis par plusieurs grandes maisons commerciales, parmi lesquelles la maison Hecht. Suivant M. Wbight, l'aire culturale de VHevea atteindrait cette année 130.000 acres à Ceylan; on se fera une meilleure idée de l'importance du chiffre en le comparant à celui du thé, qui est de 382.000 acres. Les chiffres sur les Etats malais sont moins précis; 56.000 acres, d'après M. Carruthebs; 90.000 et loO.OOO, selon d'autres. L'étendue actuellement en culture à Ceylan assure pour l'avenir un rendement de plus de 7.000 tonnes; voilà un chiffre à méditer dans la région amazonienne! A propos de rendement, indiquons celui de 18 livres obtenu d'un arbre de trente ans qui, exploité jusqu'au sacrifice, aurait pu tripler cette récolte. — Un passage relatif aux intervalles de plantation (p. 59 à 67) aboutit à
cette conclusion un peu vague que les distances trop écartées, de même que les distances trop rapprochées, ne sont pas à préconiser; on arriverait à de meilleurs résultats en plaçant les arbres dans des conditions leur permettant d'étendre librement leur système radiculaire proportionnellement à leur âge et à leur vigueur, soit par la suppression progressive des cultures intercalaires, soit par l'éclaircissage raisonné des Ilevea. Il paraît d'ailleurs à peu près définitivement acquis que toute culture est incompatible avec le Para parvenu à son complet développement, à l'exception cependant du cacaoyer; les plantations de thé, de caféier, de camphrier, bananier, etc., associées à celles d'Eevea, seraient appelées à disparaître pour lui céder définitivement la place. — Les questions posées au conférencier par les planteurs ont donné lieu, d'autre part, à des échanges d'observations fort intéressants sur des côtés parfois inattendus de la culture, telles les remarques sur la résistance des arbres à l'action des vents (p. 8), l'influence de l'altitude sur l'épaisseur de l'écorce et le rendement, l'extraction du latex des graines, les conséquences de saignées répétées sur la fructification (p. 27), l'action des engrais sur la composition du latex, etc. Une lecture attentive de ces 100 pages s'impose à tous ceux qui, de près ou de loin, suivent les progrès de la culture du caoutchouc; ils y trouveront accumulés, en un style très clair agrémenté de planches démonstratives, quantité de renseignements utiles et de faits consciencieusement observés dont ils pourront tirer le plus grand profit. On ne saurait trop louer les éditeurs du Tropical Agriculturist d'avoir mis en librairie ces notes éparses dans différentes revues, et ajouté à la bibliographie de VHevea cultivé une contribution de valeur aussi indiscutable. — 0. L.]
1424. E. Giustiniani : L'Agricoltura Coloniale in Francia. In Bollettino UIflciale del Ministero d'Agricoltura, Industria e Commercio, pp. 489- 502. Home, 25 juillet 1907. [Rapport des plus flatteurs sur l'organisation scientifique des établissements français d'Agriculture Coloniale. Après avoir montré que tout pays, dans son empire colonial, passe d'abord par une période commerçante, et se tourne ensuite vers l'agriculture, l'auteur rappelle brièvement ce que sont les établissements anglais, hollandais et allemands. Il décrit ensuite l'œuvre de la France. 11 mentionne la première Exposition permanente des produits coloniaux, qui date de 185.1, l'École Coloniale, décrit sommairement l'Office Colonial et son Musée Commercial, et le Jardin Colonial. 11 donne en lin au
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Muséum d'Histoire Naturelle et à son Laboratoire Colonial la part qui leur est due et rappelle quelques-uns des travaux les plus marquants qui en sont sortis. L'auteur, sans souhaiter pour rilalie une organisation aussi complète, émet en terminant le vœu que l'organisation italienne à créer procède des mêmes idées scientifiques.]
1425. K. Heyne : Nota over het Klappervragstuk. — In-S", 13 pages. Tirage à part du Teysraannia. Publié par le Département de l'Agriculture des Indes Néerlandaises. Balavia, 1907. [La question de l'exportation de l'huile de coprah au lieu du coprah, par l'extraction sur place, s'est déjà posée bien souvent. M. Hev.ne l'exiimine rationnellement eu s'inspirant d'abord des faits matériels (teneur en huile des noix très mûres, à moitié mûres et vertes), dos conditions du transport, et de l'économie de chaque solution. Il s'agit d'une industrie nouvelle, pour laquelle il est difficile d'indiquer un résultat a priori, mais les données du problème sont connues. Si d'une part le transport de l'huile est plus avantageux que celui du coprah, à cause de la réduction de volume du produit transporté, d'autre part le taux de fret est plus élevé, 20 flo rins le mètre cube au lieu de 12,30 florins; de plus, l'emballage revient sensiblement plus cher, puisqu'il nécessite des caisses ou tonneaux étanches (.^0 florins pour 600 litres au lieu de 0,2S florin par sac de coprah). Enfin, il serait très coûteux d'installer une usine, les matériaux et machines revenant fort cher une fois rendus à pied d'oeuvre. Pour résumer la questioi), l'auteur estime que l'exportation de l'huile, plus avmlageuse peut-être que celle du coprah à Ceylan, serait moins pratique à Java; de plus, l'huile oblenue ne vaudrait pas celle que l'Europe extrait du coprah qu'elle reçoit. I.e seul moyen de réussite qu'il verrait à cette entreprise serait de la faire en grand.
La brochure se termine parquelques considérations sur le séchage, qui n'apportent rien à ce que nous savons déjà. — F, -M.]
1426. J. Boonarker et A. W. Drost : Rijstculluur. — In-S^So pp., publié comme Bulletin n° 8, Inspeclie van den Landbouw in West-Indies. Param.iribo; juiu t907. [Ce petit livre est dédié aux planteurs de riz du Surinam, plus qu'il n'est le compte rendu de ce qui s'y l'ait. Nous y trouvons en effet quantité de rapports sur la culture américaine, annamite, etc., alors que les faits particuliers à la culture du riz au Surinam sont énoncés succinctement. Nous avons pu cependant y relever des indications générales sur la façon dont le riz est cultivé dans cette colonie. La riziculture y augmente sans cesse : de 285 tonnes en 1900, elle a passé à 1.505 tonnes en 1906, et pourtant la consommation locale doit faire appel à l'importation, ce chiiïre étant encore insuffisant. Touies les vaiiétés de riz cultivées au Surinam appartenant à VO. saliva; il ne semble pas, que l'O. glutinom y existe. On sème sur terrains de forêt, généralement défrichés par le feu, le labour se fait à la fourche et à la houe, jamais à la charrue; aussi les étendues cultivées d'un seul tenant
sont-elles faibles. Elles dépassent rarement 3 hectares. Le grain mal soigné et peu sélectionné est semé à la main, en lignes, dans des trous de 2 à3 centimètres de profondeur, contenant chacun de 4 à 6 grains. L'irrigation n'est pas pratiquée, et l'entretien se borne à un ou deux sarclages. On pren I aussi des précautions contre les déprédations des oiseaux. La moisson se l'ait avec une faucille dentelée; puis le grain est mis en mpules où s'opère une certaine fermentation, favorable à la qualité et à la dureté du grain. Nous avouons ne pas avoir très bien compris tout ce qui est relatif à cette opération, dont nous n'avons encore jamais entendu parler; il est question d'une barre de fer qui jouerait le rôle du pyromètre et aussi de la pratique de cette fermentation en Amérique. Tout cela n'est pas bien clair p mr nous, mais le texte étant hollandais, il se peut qu'il y ait eu erreur d'interprétalion. Le battage a lieu sur des aires, à pieds d'hommes ou au fléau; il estvenduen paille, et les meilleurs prix sontobtenus par les riz cueillis avant maturité et bien secs.
Les rendements moyens atteignent 1.500 kg. de paddy par aire dans les bonnes terres. Dans les terres élevées et sablonneuses, le riz occupe de décembre à mars, puis d'avril à août, le terrain sur lequel on fait du sésame d'août à décembre. Les ennemis du riz sont peu nombreux au Surinam; une maladie attribuée à un Cerospora a fait quelques dégcàts; dans les miHiles et les greniers, on trouve un peu de charançons et c'est à peu près tout. Les dernières pages de cette brochure relatent les efforts faits par l'Inspection de l'Agriculture pour améliorer cette culture, efforts qui ont suitout porté sur la sélection des diverses variétés. — F. M.]
1427. Impérial Departmentof Agriculture for the N^eatlndies.SeedlingCanesandManurexperiments atBarbadosl904-1906. — (Prix :6 pence. )133 pages. [Ce petit livre contient les résultats des expériences poursuivies p ir le service de l'Agiiculture des Barbades, pour déterminer les meilleures variétés des cannes à sucre à cultiver dans ce pays. Les résultats obtenus sont du plus grand intérêt pour les planteurs des Antilles qui se préoccupent d'améliorer leurs plantations. En poursuivant ces expériences, lf Di^parlement d'Agriculture s'est efforcé de sélectionner les lionnes variétés en multipliant celb'S qui étaient les plus remarquables au piint de vue des facultés germinalives, de la résistance aux maladies et de la richesse en sucre. La pai tie la plus difficile de cette tâche a été de déterminer et de fixer ces variétés. M. L. Lewton- Bhai.n, mycologiste du Dépai tement de l'Agriculture, s'en est acquitté avec un plem succès, et son œuvre est continuée par M. Stockd.vle, son successeur. Au point de vue d' s n ndement'*, les meilleures variétés ont donné dans les terrains noirs 9.216 livres de sacchai'>se par ai-re, et dans les terrains rouges 9.8 1 1 livres Les meilleures récoltes ont été obtenues en comiil-^tant les applications ordinaiies de tûmier de ferme avec des engrais artificiels.
Voir la suite page XVII
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