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N° 77 — Novembre 1907 J&URNAL D'AGRICULTURE TROPICALE
A la station botanique de Dodds, les expériences ont été poursuivies depuis 1892 sur le même terrain, ce qui a du reste un peu faussé les résultats obtenus au point de vue des engrais. Les lots ont un vingtième d'acre. Ceux qui ont reçu 20 tonnes de fumier sans engrais artificiels ont donné 27 tonnes 3/4 de canne ; ceux qui ont reçu 40 tonnes de fumier ont donné 32 tonnes de canne, tandis que ceux sur lesquels il avait été appliqué 20 tonnes de fumier et des engrais artificiels ont donné jusqu'à 38 tonnes 1/2. Au point de vue delà composition des engrais artificiels, les résultats suivants ont été obtenus : engrais minéraux sans azote, 28 tonnes 1/2 de canne; engrais minéraux et 40 livres d'azote fourni par du sulfate d'ammoniaque (15 livres en janvier et 25 livres en juin) : 35 tonnes 1/2 de canne; azote et potasse, mais pas de phosphate: 32 tonnes 1/2 de canne; azote, potasse et 40 livres de phosphate en superphosphate : 38 tonnes 1/2 de canne. Des tableaux très détaillés indiquent dans cette brochure les résultats obtenus suivant les variétés des modes de culture et les années pendant lesquelles ont été poursuivies les expériences.]
1428. Third report of the Board of Commissioners of Agriculture and Foresty of the Territory of Hawaii for the year ending december 31 1906. [L'apparition du rapport annuel du service de l'Agriculture d'Hawaii est devenu un des éléments de l'Agriculture tropicale, et celui-ci ne le cédant en rien en intérêt aux précédents.
La superficie totale des réserves forestières placées sous la surveillance de l'Etat est de 337.147 acres et, sans insister autrement sur la nature des mesures prises pour la surveillance de ces forêts, il nous suffira de dire que pendant l'année 1906 il n'y a eu aucun incendie important qui les ait dévastées.
Le service des forêts a entrepris un grand nombre de plantations d'arbres en 1906, en particulier du caoutchouc, et étant donné le grand soin qui caractérise les essais poursuivis à Hawaii, il sera intéressant de suivre le résultat de cette expérience. Le rapport contient des détails très circonstanciés sur les travaux entrepris.
Le Département d'Entomologie est décidément parvenu à organiser la lutte contre les insectes à l'aide d'autres insectes, comme l'a rappelé à nos lecteurs M. Marchal dans notre numéi'o d'août. Le service de la quarantaine agricole dont nous avons signalé les services, a inspecté 202.374 colis de fruits. Parmi les expériences les plus intéressantes figure le traitement des vieux riz infectés de tenebroîdes mauritanicus et de Calamdra onjza. Le riz a été fumigé avec du bisulfure de carbone, à la dose d'une demi-livre anglaise par 100 pieds cubes d'espace clos. Au bout de vingt-quatre heures, toutes les larves des charançons étaient détruites. Plus de 20.000 sacs furent ainsi traités sans qu'aucun dommage fiit causé au riz au point de vue du goût ou de ses facultés germinalives.
M. Kaubele et M. Kausinky ont continué leurs études pour l'introduction des insectes utiles.
M. Kaubele a passé une grande partie de son temps en Californie pour les étudier et s'en procurer.
M. Victor A. Noorgaard (Copenhague) s'est consacré surtout aux recherches concernant les maladies du bétail, à l'élevage duquel se consacrent de plus en plus les habitants d'Hawaii. Le rapport renferme une série d'observations des plus intéressantes.
Les recherches d'ordre plus particulièrement agricole étant accomplies par les soins de l'Association des planteurs de canne à sucre, le service de l'Agriculture ne s'est attaché qu'à l'étude de la culture du tabac et des bananiers; les résultats obtenus ont été tels que le gouvernement admet que les particuliers n'ont plus qu'à suivre son exemple, sans qu'il soit besoin de démontrer davantage la possibilité de ces cultures à Hawaii. — E. B.]
1429. A Cultura de Arroz. — In-8'', 42 pp. Publié comme Bulletin n" H du Centro Economico do Rio Grande do Sul. Porto Alegre, août 1907. En portugais. [Ce Bulletin, distribué gratuitement, est une traduction du D'' Kivapp : The présent Status of Hice Culture in the Uniled States. H est certain qu'en l'absence de tout ouvrage national, les traducteurs ont choisi, dans la littérature américaine, un des meilleurs ouvrages du savant riziculteur. Dans leur préface, ils insistent sur la nécessité de passer d'une culture extensive routinière à des méthodes raisonnées, et de recourir à l'emploi des machines dont l'usage s'impose dans les grandes plaines de l'Amérique du Nord. Ils signalent enfin l'établissement au Brésil de rizeries modernes capables de traiter convenablement le paddy, et permettant de ne mettre sur le marché que des produits capables de rivaliser avec les riz de toute autre provenance. — F. -M.]
1430. Dietrich Riemer's Mitteilungen fiir Tro-
penpfianzer, Kolonisten, etc. — In-6°, n° 3, 1907, 38 pp. et gravures. Berlin S. W. Wilhelmstrasse 29. [Catalogue périodique contenant des extraits des ouvrages annoncés. Le volume n° 3 est plus spécialement consacré au caoutchouc, dont il donne une bibliographie de 56 ouvrages, en plusieurs langues. Dans une 2° partie se trouve un relevé général des derniers ouvrages et cartes parus sur les colonies allemandes (31 ouvrages).]
1431. H. Prenliss Armsby : Relative value of feeding Stufîs. — ln-8°, 16 pp. Publié comme Bulletin n" 71 de Pennsylvania State Collège Agricultural Experiment Station. Centre County, 1907. [On sait que les recherches chimiques et physiologiques sur les aliments ont été poussées très loin par les Américains, et nous avons eu souvent l'occasion de signaler ici des brochures sur des sujets analogues. Il s'agit aujourd'hui d'une série de recherches effectuées par la méthode calorimétrique pour déterminer la valeur calorifique de divers aliments, grains, fourrages, pailles, racines, foins, et divers sous-produits (tourteaux, malt, sons et déchets de polissage, etc.). Nous ne pouvons analyser ces résultats, qu'on ne saurait résumer. Nous renverrons simplement les lecteurs intéressés au texte même de la brochure, et aux tableaux qu'elle contient. — F. -M.]
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Tout livre, brochui'e ou tirage à part, envoyé à la Rédaction, sera annoncé à cette place, à moins qu'il ne le soit dans le corps du numéro. Les ouvrages dont les lilres sont précédés d'un astérisque seront repris en détail dans le texte. Prière d'envoyer deux exemplaires de chaque publication.
1432. J. Ilitber : A Seringueira (Hevea brasiliensis) . — Br. in-S", 60 pp. et fig. Imprimerie de l'Institut, Lauro Sodié,Para, 1907. [Le développement donné aux plantations d'Hevea à Ceylan et dans Tlndo- Malaisie semble préoccuper les gouvernements nord-brésiliens, en particulier celui du Para qui recherche les moyens de réglementer sérieusement l'exploitation des seringals naturelles, de contrôler la préparation du caoutchouc et sa pureté, d'encourager enfin la replantalion. En attendant l'application de mesures plus effectives, il vient de publier une brochure de vulgarisation qui constitue un excellent guide pratique à l'usage principalement des petits agriculteurs qui voudraient adjoindre accessoirement quelques centaines (ÏHevea à leurs cultures ordinaires. Le D'' J. Huber, récemment nommé directeur du Musée Goeldi,oCi il occupait brillamment depuis plusieurs années les fonctions de botaniste, a écrit ce manuel simple et précis en adaptant au climat a ma/;onien et en les complétant de ses propres observations, les renseignements des traités spéciaux de MM. Collet, Stanley-Arden, Cibot, Johnson et H. Wright. A défaut de plantations rationnelles et de toute culture expérimentale concernant l'/iewert dans son pays d'origine, les observations locales n'ont pu être établies que d'après les arbres spontanés ou plantés en petit nombre et sans grande méthode; telles quelles, elles ne laissent pas que d'offrir un réel intérêt pour les planteurs de tous pays. Ces observations demandent toutefois à être complétées par des expériences comparatives sur une échelle suffisante pour arriver à des résultats pratiques indiscutables; la création de cultures expérimentales et démonstratives s'impose d'autant plus que l'Amazonien, toujours confiant dans les ressources de ses forêts, ne se laissera que difficilement convaincre de l'utilité de planter et d'entretenir les arbres pendant dix ans avant d'en retirer quelque profit. De sérieux efforts tentés à plusieurs reprises par l'initiative privée pour amener les jnêmes planteurs auxquels s'adressent les conseils d'aujourd'hui sur la culture de VHevea à procéder plus soigneusement à la récolte et à la préparation du cacao ont toujours échoué; peut-on fonder de meilleurs espoirs sur VHevea, considéré même comme culture accessoire, ou ne convient-il pas plutôt de favoriser les exploitations importantes, bien organisées et disposant de capitaux suffisants ? Quoi qu'il en soit, les intéressés à cette question devront consulter attentivement le travail consciencieux et documenté du D"' Huber avant de rien entreprendre: ils y trouveront les données les plus utiles sur le
sol, le climat, les caractères végétatifs et physiologiques de YHevea brasiliensis et sa distinction des espèces affines dépourvues d'intérêt économique, H. Spruceana et H. guianensis, le semis et l'éducation des jeunes plantes, la façon d'améliorer les seringals naturelles par la plantation, etc. Relevé au passage parmi les faits saillants, ces quelques indications : VHevea réussira de préférence dans les terres d'alluvions surélevées et riches en humus, telles que les « cacaoals » des bords de l'Amazone jusqu'à 1.000 mètres d'altitude, et s'accommodera mal des lieux inondés, imprégnés d'eaux stagnantes où il s'observe pourtant à l'état spontané; sa croissance est moins rapide en Amazonie qu'à Ceylan, et son exploitation ne semble pas praticable avant dix ans dans les terrains plus ou moins sableux qui environnent Bélem ; par contre, l'arbre y vit plus longtemps et n'est pas sujet aux maladies. Ce dernier fait ne saurait cependant aboutir à cette conclusion que l'immunité des //cvea cultivés au Brésil sera supérieure à celle des arbres plantés à Ceylan. — Le Dendropthora heveicola Ule, signalé à la page 40, est une Loranthacée qui vit en parasite sur les Hevea dont elle peut déterminer la mort en cas d'abondance, d'autant plus à redouter qu'elle reste confinée aux parties les plus élevées des branches. — Nous souhaitons que le travail du D"" Huber ne demeure pas stérile et que ses conseils soient écoutés dans la région amazonienne, qui offre indiscutablement des garanties naturelles de premier ordre pour l'entreprise de cultures profitables d'Hevea et de cacaoyers. — 0. L.]
1433. Hugo de Vriès : Plant Breeding. — Vol. in-8°, 3bO pp., 114 pi. et fig. d'après nature. The Queen Court Publishing C", 1322 Wabash Avenue. Chicago (E. U.) Mai 1907. Entoilé (Prix, franco : 1 doll. 70 cts.) [Publication faisant partie d'une série biologique en anglais comprenant déjà la plupart des œuvres de MM. Cope, Th. Eiiner, C. Nœgeli, F. Hueppe, G. Romanes, Kerfoort Shecte et A. Weisrnann. Le savant professeur de de l'Université d'Amsterdam y confirme les doctrines sur la mutation, qu'il a si remarquablement développées dans son ouvrage « Die Mutationsthéorie » et les appuie de nouvelles recherches personnelles, ainsi que d'une analyse scientifique et pratique des travaux retentissants de M. Nilsson à Svàlof et M. Luther Burbank, à Santa-Rosa. On sait que M. Hugo de Vriès n'a pas hésité à traverser l'Atlantique pour étudier sur place les méthodes appliquées dans les champs d'expériences de Californie et des autre États Nord-Américains , c'est dire l'intérêt qui s'attache à ce livre de l'un des maîtres les plus incontestés de la biologie appliquée
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.lOUIlNAL UAtîmCULTURE JTKOIMC.VLK N'JS — Dk.:f:.mbiu: 1907
Tropical Life
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