C. Japon est ferme ; 155 à 157,50 les 100 kg. c.i.f
Cornes. — Sans variations. La bonne marchandise trouve facilement preneur. Cours, les 100 pièces ; Madagascar, de 25 à 30 fr. ; Buffles (Tonkin), de 75 à 85 fr. ; Cerfs, de 25 à 175 fr.
Cuirs. — Les 50 kg. En hausse. La demande étant toujours active, les coirrs ont encore progressé.
Bœufs, vaches (Madagascar) ; secs
— — salés
Guadeloupe, Martinique : salés
Tonk n, vaches ; sèches
— burdes
Nouméa, salés
lO.î à 110 SI à 88 1)5 à 75
^^ Ei3rces d'oranges. — Quarts Jacmel, sans affaires. 32 à 34 fr.^les 100 kg. acquittés.
Es.^eiice.'-. — Linaloe (Mexique) : Stationnairc, reste demandée en bonne qualité de fr. 22 à 22,50 le kg. entrepôt.
Lemongra.^5 (Verveine des Indes) : L'n peu
plus ferme, les vendeurs sont plus réservés ;
parité de fr. 17,50 à 18 le kg. ci.
Petit grain du Paraguay : Quelques petits
arrivages ont fait fléchir les hauts prix, ou ob.
tiendrait encore de 33 à 35 fr. le kg.
Gommes. — Copale.s : Toujours fermes et recherchées ; le disponible s'enlève facilement surtout en Madagascar.
Afrique, sortes ■
^'adagasca^ reste demandée :
Triée, claire, dure
Triée, teintée
Sortes, qualités courantes . .
so
MiO
:ii>ô
l'on
Ifjd
Damar : Recherchée et ferme.
B(la\ra
Siiii,'a|iore
GoMME-GuTTE : Statiounaire ; bonne qualité
Cambodge tuyaux, fr. 8,25 à 8,40 le kg. Gommes -Laques : Toujours ferme, fr. 5,50
à 5,75 le lig. caf.
Sticklac (Tonkin) : En bonne situation et
demandée. L'industrie se met à employer cette
matière première plus volontiers, depiùs qu'elle
arrive mieux présentée et triée. 370 à 375 fr.
les 100 kg. c.a.f.
G.-Gayac : Petites demandes en qualité pure
St-Domingue, 1,60 à 2 fr. le kg.
Ipécas. — Sans changement ; se maintient ferme : le kg. : Rio cultivé, fr. 20 ,à 21 ; Matto grosso, fi'. 20 à 20,50 ; Carthagène, fr. 18 à 19.
Jalap. — Tampico Vj lourd. Petit stock offert à fr. 1,25 le kg. Le type lourd est demandé.
Manioc. — Fécule : Sans variation. Réunion, Madagascar, 35 à 36 fr. les 100 kg
Racines : Cours nominal. 15 à 16 fr. les
100 kg. Havre.
Bocou. — Sans arrivages. Petits lots, bonne pâte, auraient prenem'S : cours sur feuilles. 62,50 à 65 fr. les 100 kg.
Salsepareille. — Le type Mexique surtout intéressant pour nos aclieteurs est un peu plu& faible. On cote 50 à 52,50 les 50 kg. — La salsepareille Para-Couronne devient rare et trouverait acheteurs aux bons prix, si elle était bien triée et régidière.
Vanille. — Le kg. nu acqxùtté. Toujours ferme et en bonne situation ijour les producteurs.
fr
Tahiti, !'■ qualité . . 12 à 15
SeycheUes (18 20 cent ) 24 à 2&
Réunion !"■ qualité..
— têtes-quauii
Madagascar
Guadeloupe
J(iri(NAI. l)AL.HICl I-TimC TI.'OI'ICAI.E
lin:
VaniUon. — Guadeloupe en forte hiiusse. 20 à 22 fr. entrepôt. Stocks réduits
Tous autres produits. — Cotes et renseignements sur demande
Le Havre, 20 février 1907.
GÉo. Ernst.
59, quai d'Orléiui''.
Mercuriale de q lelques produits d'Extrême-Orient
Par M. J. n. Gkkix
Gomme-laque. — Les r,flfaires en cet a"ticle restent assc: crimes, et depuis quelques jours, on observe une tendance à la baisse. Néanmoins, les cours restent élevés, et, depuis le mois dernier, les prix n'ont perdu en somme que ce qu'ils avaient gagné. Ainsi, après avoir touché un instant fr. 537, ils sont revenus aujourd'lnii à fr. 513, les 100 kg. c.a.f. pour la T. N
Poivre. — On a fait quelques ventes à découvert à fr. 54, mais immédiatement après, l'article s'est raffermi et il faut parler maintenant de fr. 56 les 50 kg. c.a.f. L'opinion générale n'est cependant pas en faveur de l'article, car on dit que la récolte est abondante, que l'Angleterre a beaucoup acheté et, que pour écouler l'excédent, les vendeurs de Saigon seront obligés à consentir des s.icrifice.?.
Gambie,-. — Pr.r suite des fêtes chinoises, les cours n'ont guère varié. La demande est d'ailleurs tr.iînante. Officiellement, on inscrit tonjour.^ fr. 43,50 les 100 kg c.a.f. mais je présume qu'on pourrait se couvrir légèrement au-dessous de ce prix
Tapioca. — Comme il arrive si souvent pour ce produit, qui est devenu décidément un article de spéculation, les prix ont subitement haussé
et, comn.e on pay,".it des primes assez sérieuses, pour certaines époques d'embarquement, il y a quelques reventes à signaler. Cependant la demande de consommation reste calme, et il est évident que, si elle ne se laisse pas amorcer par la liaus.se qui s'est produite, les prix fléchiront de nouveau, quitte à faire un nouveau saut sur le tremplin de la spéculation.
Racines de Manioc. — Partiellement par suite de la s.'-.ison des pluies, et aussi j)ar suite de la demande toujours croissante, il y a une hausse considérable sur cet article, pour lequel on demande aujourd'hui fr. 13,50 les 100 kg. c.a.f.
Fécules de manioc. — Toutes les qualités restent chères, et même les sortes fines, qui semblaient fléchir un peu, ont repris depuis quelque peu. Les prix actuels sont de fr. 15 à fr. 33 les 100 kg. c.a.f, selon qualité.
Fécules de Sagou. — Toujours fermes, mais au cours actuel de fr. 19,50 les 100 kg. c.a.f, on ne trouve pas acheteur en France.
Cire végétale du Japon. — La hausse continue, et le livrable est aujourd'hui bien plus cher que le disponible. Comme toujours en pareil cas, les afl'aires s'en ressentent et la consommation se restreint autant que possible II est certain que ces hausses continuelles sont des plus défavorables à l'extension des nombreux emplois que ce produit a trouvés, et il est à craindre que si les .Taponais ne se montrent pas ])lus prudents dans les mouvements qu'ils impriment aux cours de \r. cire, ils finiront par tuer la iioule aux (rufs d'or.
Galles de Chine. — 11 y a quehiues vendeurs, dit-on, à des pris assez bas. Mais, d'une façon générale, les offres viennent en hausse et le cotirs est aujourd'hui fr. 131,25 les 100 kg c.a.f. P.aiis, 19 février 1907.
J. H. Grein.
10, rue Slc-r.roix île la. Brelomicrie
ACTUALITES
Le Camphre à Ceylan Ceylan. distribue comme supplément du " Ceylou
Kendements. — Conseils sur la distillation. Observer » du 20 septembre 1906 ; le paragraphe
.^, . -, .^ .„ fait partie du rapport spécial du chimiste du
D après M. Kelway Bambek. ,. . >, ,- r. , .
(.iiuvernement, .M. IvELW.w B.vmbkh, dont
Ce qui suit est traduit textuellement de la page certaines brochures sur le même sujet ont déjà
H du Rapport 10(i5 des .lardins bot.iniques de été analysées dans le « .1. d'A. T. ». On sait que.
No fig
JOUl^XAL ]>'AGHICL'LTUHE TROPICALE
"cîs temps derniers, le camphre de Formose a atteint des chiffres fantastiques. Cette hausse a excité le? colons de Ceylm à planter le camphrier et il y en a déjà, dans cette ile, près de 900 acres ; il en a même été exporté déjà près d'un millier de kilogrammes de camphre, d'après le 'i Bull -tin semestriel » de la Maison Sciiimmel, daté d'octobre-novemhre I9O0. — N. d. l. R.
« Depuis la publication de notre brochure sur la distillation des pousses et feuilles de camphriers », écrit M. Kelway- Bamber, (i la culture de cet arbre s'est un peu étendue. Dans quelques propriétés on n'arrivait pas à extraire une assez forte proportion de camphre pour rémunérer l'entreprise, la cause a été recherchée et il se trouve qu'on distillait trop vite et condensait mal. Diverses distillations ont été faites dans le courant de l'année avec des pousses provenant d'altitudes variées, depuis des propriétés situées au-dessous de 2.000 pieds et jusqu'au-dessus de (3.000 x)ieds : les rendements ont été de 1.16 % à 1,71 %. En distillant feuilles et rameaux séparément, on s'aperçoit cpie les premières sont trois fois plus riches que les derniers »
» Une fois cpie la distillation est en train, il importe de réduire la chaleur au minimum, de manière à ce que les vapeurs de camphre n'entrainent que très peu de vapeur d'eau. Il faut veiller, d'autre part, à ce que l'eau du condensateur soit bien froide et abondante et coule dans le sens opposé à celui de la distillation.
» Si le camphre obtenu apparaît impur et de mauvaise couleur, il n'y a qu'à le redistiller à noitveau ; du reste, si la première distillation est conduite comme il faut, on n'aura jamais besoin de recommencer
» Le liquide rouge qui reste dans la cornue après la distillation des pousses a été analysé ; il contient du tanin, un colorant jaune, du sucre et des éléments minéraux dont une forte proportion de manganèse. »
Taille de 1 Hevea
L'écimage, moyen de hâter l'entrée en rapport.
D'après M. Herb. Wright M. Herbert Wright, sous-directeur des Jardins botaniques de Ceyh.n, rutcur du iiicilleur livre existant sur la culture de l' Hevea, a fait. le 9 juin 1906, devant la» Planters' Association „ de KegaUe, une conférence sur le même sujet, des plus importantes. Nous empruntons quelques indications, toutes d'actualité, au compte rendu illustré, publié dans le (( Tropical Agriculturist » de juillet 1906 :
11 apparaît que, par un ecimage appro- ]jrie, on peut hâter sensiblement l'épaississement des jeunes Hevea, de manière à gagner 1 pouce de circonférence en un an. Cela revient à gagner un an, — ce qui est énorme — sur les 4 ou 5 années d'attente où le planteur dépense et ne récolte rien.
Il est admis, à Ceylan, qu'un Hevea doit avoir au moins ^ingt pouces de circonférence, à 1 yard au-dessus du sol, pour être saigné utilement. En écimant, et si toutes les autres conditions sont favorables, on peut espérer amener les arbres à ce point dans le courant de la quatrième année.
Voilà qui change joliment les données économiques de la culture du caoutchouc !
Cet effet de l'écimage vient de ce'quil décuple le nombre des feuilles et, partant, la nutrition de chaque arbre. On obtient, eu même temps cet autre avantage : des arbres trapus, épais et bas de tronc, et, de ce fait, plus faciles à saigner sur toute leur surface utile ; chose impossible évidemment avec des géants tels que ceux de Heneratgoda qui, à 30 ans, mesurent presque 100 pieds de haut ; ils sont, du reste, relalivement minces.
Hâter l'entrée en rapport est chose essentielle pour toute culture et en tout état de cause ; on y a intérêt davantage encore lorsqu'il s'agit de caoutchouc et que celui-ci (« Para » cultivé) se vend 5 et 6 shillings la livre ; car, dans quelques années, lorsque les gTandes surfaces complantées entreront en rapport à leur tour, le prix pourrait fort bien retomber au niveau d'il y a dix ans, soit 3 .shillings environ.
JOI liNAl, DAGIÎICLLTUHK TROPICALE
.\»G<. - Fé\- 1907
Voici le mode opératoire que recoiiiinande M. Wkight eu se basant sur ses récentes expériences :
Lorsque le jeune arbre a atteint IL' iticds de haut, écinier en eidevant. par pincement avec les ongles, le bourgeon terminal. La tige se divisera à la suite de ce pincement ; on laissera pousser deux branches, symétriquement disposées. Dans six semaines environ, ces brandies ayant un \h'U plus de 1 pied de long, chacune d'i'lles sera éciinée à son tour iiar le mf'nie procédé et on lai.ssera pousser sur chacune six branches encore. Quatre ou cin(| mois ])lus taid. chacune de ces ramifications de deuxième ordre ayant atteint 4 à 6 pieds de long, sera i)incéc à nouveau et émettra un nombre variable de rameaux de troisième ordre. Ainsi, chacun des douze sommets portera autant de feuilles qu'en aurait eues le sommet unique de l'arbre^ non écinié ; soit, jjour l'cusemble de la couronne, douze fois ])lus. Il n'est pas étonnant que l'arbre s'épaississe plus vite dans ces conditions.
Au cours de la discussion faisant suite à 1% conférence, M. Wright reconnaît que, dans bien des iilantations. à Ceylan, on comnience à saigner U's llevea avi«:;t même qu'ils ' n'aient atteint la circonférence de 20 pouces, à 1 yard du sol : mais il estime que c'est compromettre l'avenir des arbres ainsi brusqués.
L'Acide citrique à la Dominique ('ommuni(iué par M. G. DE Préaudkt
L'industrie du jus de citron et de l'acide oitriqiie et la culture du cition (plus exactement de hi lime acide) en vue de cette utilisation, plus particulièrement à la Dominique, ont fait l'oltjet de différents articles et notes dans les années antérieures du « J. d'A. T. ». Nous y avons signalé, entre autres, l'évolution dont parle rinformation ci-après et qui s'annou(.';iit <léjà ileiuiis ])hi.sieur.* années.
I^a note anonynu? qui suit nous a été aimablement communiquée par M. George de Préaudet, qui l'a cueillie dans la « Sucrerie indigène et coloniale « du V janvier 1907 :
L'île de la Dominique, située entre la Guadeloupe et la .Martinique, s'efforce de conjurer la crise qui la î)oursuit, par l'cxtensidu de cidtures secondaires. C'est ainsi que, dciuiis une dizaine d'années, elle a fortement étendu la culture du citronnier. D'abord, on a essayé de transporter les citrons, mais ce commerce présentant de nombreux aléas et les paquebots n'étant pa.s parfaitement aménagés, on y a peu à peu renoncé, sauf pour les expéditions directes vers les Etats-Unis.
Ou a ensuite fait l'expédition d\i jus de citron réduit au dixième par l'evaporation. ("e jus traité en Angleterre, fournissait l'acide citrique. Tout récemment, on s'est mis à .la fabrication du citrate de chaux «jui est le produit intermédiaire entre le jus de citron et l'acide citrique. Le citrate vendu dernièrement titrait 69 % d'acide citrique. 11 était ])arfaitenient cristalli.sé.
11 résulte des rapports officiels (|Uc la I)()iiiiiiii|ue a déjà expédié 13,600 kg. de citrate. Il est bon de rappeler ces détails aux planteurs des Antilles françaises voisines. Le jus de citron obtenu dans les propriétés voisines des usines, serait transportt'^ dans des frits, saturé par la chaux obtenue au moyen des madrépores lav'és ou des co- ([uillages, le citrate neutre évaporé dans les trii)le-elTet des usines sucrières et abandonné à la cristallisation. Le turbinage ou la décantation donnerait des cristaux secs (|ue la métropole pourrait raffiner pour en i.soler l'acide <'itriquc.
Evolution du Marché mondial
des Cacaos
L'essor de Ilamliourg. — l>isi>arition des sortes fines. — La falirication <'n lii04.
D'après le « Gordian „
Notre confrère de Barbados, « Agrieultural isews », du 20 octobre 1900. signale, d'après ie « Gordian « de Hambourg, l'augmentatioi» continue des exportations de cacao des principaux pays producteurs : Equateur.
Brésil, Trinidad. Saint-Domingue. Véné-
N" 68 — F'Év. 19.)':
ziK'la, Grenade, auxqiiels sont venus s'ajouter ■dans ces dernières années, avec des chiffres ■de plus en plus lorts, une série de fournisseurs nouveaux :1a Gold Coast, le Cameroun, Culia, Porto-Eico. Cette énumération, où manque San-Tliomé, — rien que çà ! — «st loin d'être complète et olïre peu d'intérêt ; il n'en est pas de même des réflexions dont notre confrère l'accompagne :
Toujours d'après le « Gordian ", qui est, •comme ou sait, l'organe autorisé de l'industrie cacaoyère allemande, c'est surtout la culture des sortes bon marché qui augmente, les cacaos de haute qualité se trouvant de plus en iilus reculés à l 'arrière-plan. C'est que la démocratisation du chocolat comme boisson journalière dans les pays civilisés a élargi les débouchés des sortes moyennes et communes; d'autre part, les chocolatiers ont beaucoup perfectionné leurs procédés, dans ces dernières années, et savent aujourd'hui tirer un meilleur parti que par le passé, des sortes de seconde qvialité.
Quant à la consommation (fabrication), en 1904, les Etats-Unis tenaient la tête, employant 33.159 tonnes de fèves de cacao ; la même année, l'Allemagne en avait absorbé 27.101 t., la France 21.799 t., le Eoyaume- Uni 20.552, la Hollande 21.124 t
Hambourg est devenu le marché régulateur du com'merce mondial des cacaos, ayant battu le Havre et K'ew-York. Quant à Londres, il perd du terrain d'année en année.
[Comparer les copieuses statistiques mondiales de la décade 1894-1 903. dans le « J. d' A. T. », n" 44 et celles de 1904-1905, dans notre no 46. Voir aussi le n" 64, p. 320. l
Pourquoi Singapour n'exporte pas
de fibres d'Ananas
D'après M. Paul Seere C'est une question qui revient bien souvent dans les lettres que nous recevons des planteurs tropicaux : pourquoi ne pas tirer parti des feuilles de l'ananas après en avoir récolté le fruit ? M. Paul Serre, vice-consul de France à Batavia, y répond très à propos, dans une note parue comme supplément du 'i Bulletin des séances
la Société nationale d'Agriculture de France ><» novembre 1905. Elle est reproduite ci-après.
Nous croyons savoir cependant que ly plus grande partie de la fibre d'ananas préparée aux Philippines est employée par les tisseurs locaux ; le prix indiqué pour Londres doit être accidentel, car les grandes maisons de commerce de Londres ne cotent point la fibre d'ananas dans leurs circulaire.?. Quant à la prétendue fibre d'ananas du marché d'Amsterdam, nous avons expliqiié dans le n° 62 ce qu'il en est : c'est simplement du sisal, cultivé à Java. Nous ferons enfin une dernière réserve : Même eu y mettant le prix, on n'est pas encore absolument fixé sur la macbine qui conviendrait à la déflbration en grand des feuilles d'ananas, qui sont bien plates.
Toute cette question de la fibre d'ananas a été fort bien traitée, récemment, dans T « Agricultural Bulletin of the Straits », nous n'avons pas le document sous la main en ce moment, mais nous tacherons de le retrouver. — N. d .l. R.
« On peut se demander, en Europe, pourquoi Singapore, grand marché d'exportation pour les conserves d'ananas, n'est pas, comme Manille, un centre d'expédition important pour les fibres de piùa. En effet, la plante d'ananas croît rapidement dans les détroits et aucun insecte ne l'attaque ; mais alors qu'on doit la planter au soleil pour obtenir un fruit irréprochable, il serait nécessaire de la planter à l'ombre pour obtenir une fibre longue et lourde. En outre, les indigènes demandent un prix ridiculement élevé (60 cents de dollar) pour un picul de feuilles rendu à Singapore, vu l'éloignement des centres de culture et la cherté des charrois ; de plus, les propriétaires chinois ne veulent pas convenir que la plante ne souffre aucunement quand on la prive de quelques feuilles.
» Pour obtenir les fibres à un prix de revient qui assurerait des bénéfices raisonnables, il serait nécessaii"e de jjrocéder à la décortication dans une usine construite au milieu d'une plantation d'ananas, de posséder des connaissances spéciales, de disposer d'un capital assez important, de bonnes terres et d'un bon climat, d'eau à profusion, notamment pour actionner les turbines, do m^jChines très modernes, de bois à brûler et
JOLKNAL DAGUICILTL'HE TUOPICALE
N" 68 — Fi:v. 1907
de petits wagonnets DecauvillE; il liiiidniit, en outre, s'aiiner de courage et de patience, ne pas être visité par un cyclone, et jouir d'une température de 35". iiidis])eusable pour le blanchiment des fibres, tomme on le voit, c'est beaucoup demander
» Les fibres d'ananas valaient, dernièrement, près de 1 franc le kilo, sur le niarcli('' de Londres; mais le prix moyen, pour une période remontant à quinze années, n'a pas dépassé 23 ï. st. la tonne. >■
Charrues coloniales Rectification
Dans la note sur les outils de l;'i)our ])erfectionnés qui a paru dans notre ii" (57. page 10, une erreur de composition a fait intervertir les clichés des figures 1 et 3. La charrue représentée par la figure 3 est non pas le brabant double, mais bien la chaiTue « étliio])ienne », montée avec un simple support à roulette, et un mécanisme de réglage aussi simple et aussi réduit que possible.
C'est au contraire le « brabant double » que représente la figure 1, tel qu'il est aujourd'hui, avec ses organes de réglage qui en l'ont un instrument parfait, mais dont la perfection même sera peut-être encore longtemps un obstacle à sa diffusion dans nos colonies,
La plupart de nos lecteurs auiont d'ailleurs fait d'eux-mêmes la rectification.
-tsai^ -, .
Huile d'Andiroba Par :M. O. Labroy
M. Labroy, rentré depuis à Paris, nous écrivait de Manaos (Amazonie), en date du 22 juin:
J'ai envoyé dernièrement au Muséum des graines d'ANDiROBA ,• les indigènes les utilisent beaucoup pour la fabrication d'une graisse vendue couramment sur le marché de Manaos. C'est une sorte de beurre non comestil)le, niais recherché en médeciiu>. L'extraction est très ]iiimitive,
Les Seringueiros et autres habitant^s de l'intérieur s'en servent beaucoup pour combattre les acariens et autres parasites de l'homme.
Les indigènes font cuire les graines, les étalent ensuite au soleil pendant quinze jours pour les ramollir, enlèvent l'écorce en écrasant l'amande dans un mortier. Ils disposent cette iiâte sur une ])laque de tôle inclinée et rétrécie en gouttière dans sa partie inférieure où s'écoule lentement, dans un récipient disposé ad hoc. la matière gra.'^se vendue sous le nom d'ANDiROBA. '
L'arbre est lun des ])lus beaux des forêts de l'Amazone autant par ses graiules dimensions et son superbe port pyramidal (|ue par son épais feuillage vert foncé ; j'en ai planté plusieurs exemplaires dans les jardins de la ville. Son bois est apprécié pour le chauffage. Le nom botanique est Carapa Guianensis.
O. Labkoy.
Crésyl Jeyes
Société française de Produits sanitaires ANTISEPTIQUES : Le Crésijl Jeyes. In-8°, 80 m). Au siège, 35, rue des Fraucs-Bourgeois, Paris.
ICxeellente brochure de vulgarisation, très consciencieusement faite. Tout colon a intérêt à se la procurer, elle est distribuée gratis
Les applications du Crésyl et de ses différentes préparations sont multiples : pour riiyuièue et le traitiMuent des homnies. des animaux, des plantes même, ainsi (|ue ])()ur l'entretien et la désinfection des locaux d'iiabitation et autres. Parmi les préparations dérivées, nous relevons la poudre préservatrice Matamite, recommandée pour l'emballage des peaux, cornes brutes et autres articles similaires, dont le long voyage depuis les colonies jus(|u'au marche consommateur comporte toujours un certain risque de détérioration par les insectes et les cryjitogames.
N' 5S — Fév. 1907
JOT'h'XAL D'AGRICir.TUUK TROPICALE
Les Hache Raquettes
pour Cactus au Texas
Lettre d'im Construoteui
Diius le n° 59. notre collaborateur ;M. F. Main a décrit, d'après la brochure officielle de Griffiths, les hache -raquettes mécaniques employés au Texas, concurremment avec les flamboirs, pour faciliter la consommation par le bétail du cactus épineux qui constitue quelquefois un appoint important de la nourriture des troupeaux dans cet Etat. En même temps, nous demandions a l'auteur de la brochure les noms des constructeurs, qu'il n'a fait aucune difficulté de nous communiciiier, et nous leur écrivîmes pour avoir de phis am])les détails sur leurs machines.
Les renseignements qui nous ont été envoyés sont assez succincts : Les couteaux ont généralement 0 m. 70 de longueur sur 0 m. 7.5 de largeur ; le débit des machines, qui exigent une force de 2 chevaux-vapeur, va de 18 à 20 tonnes par jour, suivant la nature des raquettes et la conduite des appareils. Le prix en est de 4 à 500 francs.
D'autre part, une des maisons auxquelles nous nous sommes adressé nous a déclaré qu'elle n'en construisait plus et n'avait même plus de ])rospectus. La raison qu'elle nous donne est intéressante à noter : les raquettes, dit-elle, ne se consomment guère que dans les années de sécheresse, auxquelles se restreint par conséquent la vente des machines à couper les raquettes ; depuis plusieurs années, la sécheresse n'ayant pas sévi, la construction de ces machines a été complètement abandonnée,
Nous devons dire d'ailleurs que les prospectus reçus par ailleurs ne sont ni luxueux, ni importants, ce qui tendrait à prouver — surtout en Amérique - — qu'il n'y a jamais eu là l'objet de grosses transactions.
Rats et Mangoustes Lettre de M. C. Hardouik
« Dans le no 01. je lis l'article de M. P. Qi.'ESNEL sur la destruction des rats en
Cochinchine. A Porto-Rico. nous sommes parvenus à nous débarrasser de ces rongeurs qui y pullulaient il y a encore quelques années et y faisaient des ravages considérables. On a tout simplement introduit dans l'ile une jolie petite bête puante qui ressemble beaucoup au furet et dont le nom français est. je crois, mangouste ; hiqu^lle a débarrassé le pays en un clin d'œil de tous les rats.
» Ceux de ces rongeurs qui ont survécu à riiécatombe en sont réduits à vivre sur les arbres, et encore doivent-ils prendre les plus grandes précautions ; car étant obligés de descendre pour manger, si la mangouste les guette, il leur est bien difficile d'échapper.» 19 septembre 1900. (\ Hakdouin.
X.-B. — L'efficacité (le hi mangouste contre les rats est un fait bien connu, mais ce carnassier en arrive facilement à devenir à son tour une calamité, car après avoir dévoré les rats il s'en prend aux volailles, l'élevage de la basse-cour devient quasiment impossible dans les pays oïl la mangouste s'est multipliée. Dans plusieurs colonies anglaises, les gouvernements locaux en sont à payer des primes pour la destruction des mangoustes. Nous avons publié divers documents sui cette question épineuse. — X. d. l. R.
Le Coffea Congensis remplacera-t-il le Libéria ?
D'une lettre de M. A. Fauchère
M. FaltchÊre. en qui quelques-un.s de nos lecteurs ont déjà reconnu l'auteur des récente? communications sur le C. congensis parues dans le « .1. d'A. T. )), nous écrit sur cette espèce, de T.amatave, en date du 17 décembre, en réponse à l'article de notre n» 6.5 dont nous lui avions communiqué une épreuve. Rappelons que ce même café, soumis à M. Verjioxd, à Paris, après plusieurs mois de magasinage et de voyage, a été trouvé par ce spécialiste très acceptable et supériem-, en tout cas, au café de Libéria. Rappelons aussi que l'introduction du C. congensis est l'œuvre méritoire du Jardin Colonial dirigé par M. Dybowski. — N. d. l. R
« Dans votre article : Coffea congensis ? j'ai relevé un lapsus. Vous semblez faire dire à
JOUUNAL D AdRKULl llil': I li( )Pi;;.VI,l':
Nil (iS
1'"kv. 1907
M. de NVlLDKJlAN (jiu' le Cofjia cunvpliom est réfTaftaire à l'Hcinileia ; or il a dit juste le contraire dans le n° 63. et sur ce point nous sommes absolument d'accord.
» Où je ne suis plus d'accord avec !M. de AVlldejWA?;, c'est quand il dit que lo C. euuephora arrivera bien à supplanter le Lib«'ria. Pourquoi le Libéria est-il culti\é ? Tout uniquement parce qu'il résiste à 11 leinilei;! qui tue le C. arabica (1). alors, où est l'intérêt de substituer à ce Libéria le C. cunc- ■phora qui est lui-même aussi sensible à 1 lieniileia que V arabica f (d'après ^I. T)E
AVlLDE>L\N),
» En réalité, le C. cdncphora est atta(|ne ))ar riTeniileia. mais il est plus résistant ([ue Varabica.
» 8i on peut espérei' remplacer le Libéria, c'est uniquement par un caféier réfractaire aux attaques du champignon qu'on y arrivera ; autrement la question est insoluble. Ce caféier sera-t-il le C. congensis f Je ne m'avancerais pas à le dire. c;îr s'il est vrai qu'il est consommable lorsqu'il a vieilli un peu, il est réellement mauvais (luand il est fraîcjiement récolté. Je viens de govlter celui de la dernière récolte.-vraiment il n'est pas bon. Je lui trouve un goiit de vert qu'il perd en vieillissant, il est vrai
» A. Fauchère. »
On demande une iwachine
pour couper le Coprah
Lettre de M. E. Gané
Dans le i\° 67, nous avons pnbUé sur la culture t't l'exploitation du cocotier aux Kouvclles- Hébrides, une communication fort intéressante de M. VÉzi.\. et une autre, encore sur le même sujet de M. Anceux. Aujourd'hui. M. G.\nk. colon dans ce même archipel, soulève ime question nouvelle, que nous ne nous sim venons pas avoir posée encore.
Il ne de\T:ait pas être impossible de trouver une machine peu coûteuse qui fasse l'affaire : nous croyons savoir que notre collaborateur, M. F. M.MX s'est occupé de la question. Nous aurons l'occasion d'en reparler. — X. i>. r. R.
Il) Kl iniN..i à l'a lïTuillulc. — N. l>. L. R.
J'ai iû.OOO cocotiers eu rapjjort. eliilVre qui permet de faire de jolies affaires, mais je ne suis pas outillé comme je voudrais ; aussi je m'adresse à votre comi)étence pour savoir si vous avez connaissance d'une unichine à coupei- le coprah. Dans l'archipel, aucun de nous n'est outillé, du reste. Ainsi je sais qu'il existe un couteau pour sortir la noix (lu eoet) après la cuisson. Ce couteau a un manche que le travailleur plante en terre, il introduit la lame entre la noi.x et la coquille et par un mouvement de rotation la fait sortir. Aucun de nous n'a de ces couteaux-là.
Ce qui m'intéresse le ])lus, c'est le décotipage du coprah. Je possède un luiir ou je mets C.OOO ou 7000 cocos, ce qui me donne une tonne de coprah marchand.; mais une fois retiré de la coque, il me faut couper le coprah, car je ne peux l'expédier par deminoix. Je coupe donc une noix moyenne en six ou huit morceaux et cela se fait au couteau ; vous coiii]iren(h'ez sans ]icine l'économie (le main-d'œuvre que me donnerait une petite machine à bras, à deux manivelles par exemple, qui me couperait le co])rah à la grosseur que je désirerais. En elTet. je coupe en dés. le coprah séché au soleil, et plus gros celui fumé.
La maison (|ui me livrerait une machine a])i>#»i)riée ferait de jolis bénéfices, ])arce ([Ue ]iersonne n'en po.s.sède ici.
Une enquête sur les débouchés
du Rhum de la Jamaïque
Le Chimiste du Département d'Agriculture de la Jamaïque — où il existe un service spécial pour l'étude dti rhum — a été l'année dernière en tournée eti .Viifileterrc et en Allemagne pour sa rendre eomi)tedela .situation du rhum de la Jamaïque sur ces deux ma.rches. Il a présenté un rappcnt au Board of Agricultiu-e de l'ilc ; il est a .souhaiter que ce rapport soit publié ; les producteurs de tous pays le liraient avec intérêt et profit, certainement.
Versailles, Soeicle AiionN (lie des Inifiriincries Ijeranlii
/./■ (lérani, P. l,ir.AiLLO>.
N° 68 — Fév. 1907
JOURNAL D'AGRICULTULE TROPICALE
DIRCTEUR DE PLANTATION
au CAMEROUN