‹ Journal d'agriculture tropicale: agricole, scientifique et commercial (volume 2)Chapitre 43 sur 171 · G I Côle d'Or is.l · texte numérisé non relu

G I Côle d'Or is.l

Caoïilcliouc. — Le marché élait assez calme. Prix un peu en bas. Reds de i/'3 '/,à4/o'/,. Ce dernier prix a été payé par les acheteurs dans la deuxième semaine. Para 5/0 7r

Café. — Firme Eléphant Berry de -i4 - à '<5,'6. 36 sacs Bold Berry à 32/-.

Cacao. — Vendu 300 sacs de 64/- à 66/-, 236 sacs 35/- à 68/-, 1.460 sacs sortes d'Accra et de Lagos 6'» - à 69/-, 620 sacs 63/- à 71/-. Victoria valait 71/-.

Ginijenibrc. — Vendu Feulement tle la nouvelle récolte. Sierra Leone vaut 30/-.

Pvtssaoa. — Vendu 8.700 hottes, (irand Rassa £ 19. 10/- à 21.10 -, Cape Mount S 18., Gahoon £ li.lO/- à 14.13/-, 0kl Calabar £ 21.10/-, Cape Palmas £ 18/- à £ 19.1.3/-. Sierra Leone £ 23.3/- à 23.10/-, Sherbro £ 23 à £ 24, Opoho £ 22.3/-.

Cire d'abeille.^. — Vendu 13 paquets de Gambia à £ 7.

I\'oix de Kola. — Prix est 1 ' \ d. la livre anglaise.

Coprah. — Pas de ventes.

Poiore de Guinée (Maniguelte). — Pas de ventes.

Fi'oes de Calabar. — Rien à rapporter.

Arachides. — 673 sacs non décortiqués £ 16 à £ 18.15/-, 9 sacs de la nouvelle récolte ù £ 17.10/ .

ChiUies (Piment enragé. — Calme. 70 sacs Niger à £ 22.6/-.

i\'oix de Karilé (Shea). — Sans existence, valeur nominale de £8.10, -à £9.10/- la tonne.

Colon. — 6 '/^ à 7 '/^ la livre anglaise.

Maïs. — 4/ 3 '/,^ à 4/ 7 les 100 livres anglaises.

l'eaux. — Le marché a été inaclif et peu de demande, cependant les prix ne sont pas changés : Dakar sec vaut 9 d. la Ib, Accra sec, 2* et 3° qualité à 8 ' d., Bathurst sec, 8','

.\utres produits. — Cotalions et renseignements sur demande.

Tavlor and Go.

"i, FiUiobarn Slrocl.

Liverpool, 19 mars 1907.

Produits de Droguerie. — Articles divers

Mercuriale spéciale du « .1. d'A. T. » Par M. Gkm. Er.n'St.

' î^'ash'risqiie dt'si;.;no les pr.jdiiils lHn(''lir>iant dune dét.ixf partielle ou cntiOre en raison de leur pio^onance des colonies fraur-aisos. Le mi-ranisntc et lo larit'de ce >■ |irivili-ge colonial » ont él(^ exposés dans nos n"' .'!") et '.H. — .\. ■\. I. R.

Anibrctte. — Sans affaires, on resie vendeur à 90 à 93 fr. les 100 kg. Martinique.

Baumes. — Coi'ahu : Toujours rare ei cher. La belle qualité pure B. P. a été vendue à Londres à la [jariié de 9 Tr. 30 le kg., rien sur place actuellement.

PÉROU : Sans changement, toujours ferme : vendeurs en disponible à 16,30 c.i.f.

ToLU : Petits arrivages; 2 fr. 60 à 2,73 le kg. (caisses de 2 eslagnons de 20 kg. environ).

Bois. — Santal dks Indls Orientales : En hausse ; 140 à 160 fr. les 100 kg. suivant classement. Les délenteurs tiennent les prix Fansconcessions. L'essence de ces bois est très ferme et reste demandée entre 30 et 32 fr. pour qualité pure.

Santals Nouméa ou Madagascar : Sans arrivages; des lots de bonne coupe profiteraient des hauts cours des bois des Indes.

B. Gayac, Saint-Domingue ou autres provenances : des bons bois pour distillation trouveraient facilement acheteurs.

Quassia-Amara : On reste acheteur de bois bien amer pour trituration.

Cacaos. — Marché calme, peu d'arrivages, tendance toujours ferme : aux 30 kg. :

Congo convenlionnel (droit de 05 Tr.). . . 9-2 à 95 fr.

Marliniquc-Guadcloupe (droit de 52 l"r.J . 1 19 a VU

Nouvelles-Hébrides 119 à I-H

Congo français US à l'2l>

Mada^^asear, Réunion lli â 115

Cafés. — Tendance toujours faible, la situation de l'article reste précaire pour les délenteurs du Brésil, les recettes sont toujours élevées; marché réservé. Cours : les 30 kg. entrepôt :

Sanlos

Haïti

.Moka trié. . . .

.Java (en liausse).

'Réunion , . . .

45 à 5-2 97 à lia 75 à 95 165 à 175

*GuadoIou])e ;

bouilleur . .

lialûianl. . .

*Tonkin

*Nouv.-GaIédonie.

ll->

Caoutchouc. — Peu d'afl'aires ; marché calme :

Gaml>ie . . .

Diego-Suarcz Jlajunga . .

Tuléar . . .

Tonkin noir .

— rouge .

Nouvelle-Calé -

donie . . . .

. U 50 il 13 '.

Camphre. — Affaires toujours actives et aux.

90 .lULUNAL DAi.IlKJULTLKl. I lUd'lCM-K N ti'i — M.mi- l'.»ll7

pleins prix. Le Hafliné lablelles Japon s'est Sticklac Tonkin) : En bonne demande pour

payé jus(iu"à 13 fr. 'lU le kg. c.a.f. Le camphre marciiandise bien criblée el sans bois, on cole

cru de Cliine est tenu à la parité de !» fr. 30 le .'180 à ;j«3 fr. les 100 kg. c.a.f.

1^„ ^.jf HiisiNE iiE (i.\Y.\<; : Haïti ou Saint-Domingue,

Ciies diiheUles. — Peu d'arrivages; affaires belle qualité vitreuse 1,80 a ± fr. 20 le kg., en

un peu faciles; les 30 kg. : sortes, tout venant, 0 fr. 73 à 1 fr. -23.

.-„..--, /-k-, ,-' 4 m ^ft h"'<^" (Racine d' . — Sans arrivages sur

Madagascar. .-. . IIO .'i 1 -.. Chili \,.,U\noO l , ,, . , . , , ,

'j,,ni4in ic> ù ira Inaïli 108 à HO .. placc ; dernières ventes en baisse a Londres.

V • iKs Rio cultivé, It» à 20 fr.; Mattotjrosso plus tenu

Cires végétales. — Cahnaiiu : Nominal 5 à .. „,,.,« -(noi.r

^ ^ ^ à 21 fr. ;C irlhagi'ne.dernifri' cille a lt),.>0 le Ivg.

3 fr. 501e kg. ' ,/,,/«».— Sansatlaires; on serait acheteur dr

Japon : Plus faible 130 à L-)2fr.. .Oies 100 kg. ' ', i.,c km» L,r

,., . , , n bon lamnico lourd. 12o a luO Ir. les HK» kg.

Cornes. — ioiiiours bonnes ventes. Loiirs, ,, • ,,.^ ' o i ^ i k -,..

. . , , n.,...-r n m .)/((Mior. — Fécule : Sans changement, lieues 100 pièces : Madagascar, 28 à .«o fr. ; BufOes

•r ,• N — -u,vr r- r i3"A«"Pn mon, Madagascar, J(. à JS fr. les 100 Ug.

Tonkin , /o a 80 fr. ; Cerfs, 12.J à i ij fr. v • i jr • ai r.. i . ini» i ,,

' ' . ' , , . , Ra(;i,nes : Nominal, 10 a 17 Ir. U'> 100 kg.

Citirs. — Transactions calmes, à prix tou- , , , i|,,.,.„

..^ , Jlorou. — Antilles : bo les 100 kg. Haxre,

jours soutenus : les M kg. : ^ n .

-' " CAYE.NNE, Paka, manquent.

■Madagascar : bœufs, vaches, secs . 93 . à 105 . Sahevcireille. — .MEX1(.)LT. : Offerte i",.-.!»;!

— salés. 75 » à 80 » '

ouaaciMupc. Martinique : salés . . 6u ..à r2 50 'i8 fr. les .30 kg. Para, demandée, sans arrivagcs.

Tonkin, vaches sèches V- r;i * ';'! " /(nlaiilua. — PÉnoL" : Cette racine est bien

— liuflcs 5a 50 a Oi »

Nouniia, sai.s 07 50 à ii dépréciée actuellement par suite d excès de

,, c „i o„„o,r,„..ie production, la qualité de la plupart des lots

Kcorces doranqes. — Sans changements. i , , ,. , , ,

„ . „ ..,• , ,o , «•,,;. •)-•) Qo f,. lo^ offerts étant très médiocre. Les exportateurs

Quarts Haïti 1/2 verts offerts à 32, ii fr. les ..,..,. j ri i i ■„„

,„,, , .... , , ., .(.f -, , .nn i.„ \ auraient intérêt a n envoyer que des lilets bien

100 kg. acquittes droits : 10 fr. les 100 kg.). , vi ■ . „ i ,;i

,, j ■■ ,,, • \ . T^.Tv..... triés, sans souches, à bon rendement en extrait.

Lssemes. — Linalok (Mexique : Toujours ' . .„ ■ nr. ^ n- < . . r 1 ■ io =i-^,.L- ■ Cours : aux 100 kg., 60 à 7o Ir. très ferme, pas d arrivages, peu de stock : . o ■ i r, „ . ,„i. ,l„.,.. cc ^ a., r '-rM 1 1 it'ii„„.i,„ 0»(W7)/nifl.<i. —Sansstock. On serait achelonr 22 à 22 fr. oO le kg. en bonne qualité blanche. \ ^ ,, , r- i n . r r

^ n V , i- ^ ;m^ o.,.. de bonnes sor es en l'orto-Cabello el Calisaya

Cithonklle-Ceylan : vente en disponible sur

1 ■ /■ (• -Il i„ 1 , „„,,;iiA durs et demi-durs,

place a G Ir. oO le kg. acquitté. , ^.,.1,1 /-r- n „i ^

, IV ■ A \ A„a.\ . co„= SeiH'. — Feuilles des Indes fTinevelly plu?

Lf.mongrass (Verveine des Indes) : Sans ^ , ...^ , 1 ,,,,,1

, . . • .• 1 1 niv A I :iA ferme, disponibles à 80 fr. les 100 kg.

changement, louiours taible. Offres à la parité " ' ,. '^ . . ■....■ r

, .,...,.. ,of • . 1 r . r,' 'onW/i'S. —Au kg. acquitte, toujours ferme:

de 1(5, .30 à 18 fr., suivant rendement et qualité. e "i J

Petit grai.n PAn.\Gi'Aï : Sans arrivages, «Ri^union, ir'quaiiw ai à 30

— têtes, queues -Mal»

ferme toujours, 38 à 40 fr. le kg. -Madagascar. .... . -25 à 30

GÉKA.Niu.M : Bourbon, très ferme, a beaucoup ■.îari'ii!"i"V'»ii''' '■ '■ • ''^ * ',*'"'""'

haussé depuis quelque temps; se maintient seycheiios (rares) 28 à .•»3 hmit^.

€ntre 30 el 32 fr. le kg. Vamilon. - Guadeloupe, bonnes ventes .'i

Gommes. — Copale : De vente courante et ^^ ^^^-,,^ ^^ ^^^^ acquitté

recherchée en sortes triées Madagascar : - j.^'^ ^^^^^^^^ produits. - Cotes el renseigne-

Afrique, sortes '75 à 85 ments à la disposition des i)rodiicteurs.

Mada;;ascar, trii^c, claire, dure .... ^0 à 305

— triée, Icinlén 300 il 325 ( JEO. Lll.NST,

— sortes iSO à 200 -,.,, q„,i ,r0rl<5ans.

„ , . , l.c Havre. 10 Mar.s I90: Damah : Sans changement. On serait acheteur

belle gomme blanche : i^-s-i.-^cSj

Batavia . -'-'5 J 2-30

Singapour. . nô à iNi Mei'curiale de quelques produits

Cl TTE : Très ferme, arrivages réduits : d'Extrème-Orient.

Siani et Cambodge, lujaux orange, le kcr. s :•" Chronique spéciale Ju <■ J. il'A. T. ••

Tonkin, sortes . — >• ol8 25 m ■ n ,■

par M. J. II. Oui in.

l.AOL'ES : Stationnaire :

Gomme laque. — Affaires toujours restreinte'

l''ine or,inKe, T. M., cotée. . ■ m' a ii ir. le kg. r,:i I , ■,• ■ i j . i..

Bonne ordinaire. .". 25 ■- cu iTaucû cl les coufs sc ra lemiissent de plu-

N" 69— Mars 1907

JOURNAL D'AGUICULTLIRE TROPICALE

en plus. On est remonté jusqu'à o3.j fr., les 100 kg. c.a.f. pour La T. N.

Poiore. — C'est un article dont personne n(; parle en ce moment et les cours ne bougent pas. Néanmoins, je n'ai pas entendu parler de vente à des prix aussi bas que ceux que j'ai cités dans ma dernière mercuriale, mais il paraît probable que les Saïgonnais s'exposent à des déboires. L'Angleterre ne semble pas vouloir acheter celte année pour la décortication, et si cet appoint est enlevé aux planteurs de nos colonies, ils auront bien de la difficulté à écouler leur récolte. Je n'envisage donc pas l'avenir d'un œil très favorable et il est possible que nous voyions des cours plus bas que ceux dont on parle actuellement.

Gambier. — Toujours sans entrain. On cote 43 fr. les 100 kg c.a.f.

Tapioca. — La hausse persiste eton flemande aujourd'hui 58 à 56 fr., selon l'époque d'embarquement. Il parait constant que les arrivages resteront restreints au pays d'origine, et je ne serais pas étonné de voir des prix plus élevés encore.

Racines de Manioc. — Restent très fermes et

très demandées à 13 fr. 50 les 100 kg. c.a.f. Il est difficile d'en obtenir en embarquement rapproché. La récolte parait être nianquée et les vendeurs se montrent exlrêmement réservés.

Fécule de Manioc. — Il en est de même pour cet article, dont les qualités ordinaires surtout semblent manquer tout à fait. On en fait de tout petits lots dans des prix variant dans les environs de 15 fr. les 100 kg. c.a.f.

Fécule de Sagou. — Sans cliangemeiii.

Cirevégélale du Japon. — La hausse se luaintient, surtout au Japon, où l'on cote 163 fr. les 100 kg. c.a.f., mais on trouve à meilleur compte en flottant, surtout en disponible, ce qui tient principalement à ce que les détenteurs des lots, quiontacheté bon marché, profitent delamarge qui leur est actuellement olTerte. Inutile de dire que les hauts prix restreignent les affaires.

Galles de Chine. — Par suite de la baisse du change, on peut acheter dans les environs de 123 fr. les 100 kg. c.a.f.

J.-H. Grei.n,

IG, rue Saiûtc-Croix-do-la-Bretonnci-ie.

Paris, il mars 1907.

ACTUALITÉS

Encore le « Periploca nigrescens < Afzel.

A diverses reprises nous sommes revenus ici sur celle liane productrice de caoutchouc. Récemment M. E. Perrot analysant dans la Quinzaine coloniale le premier fascicule du vol. Il de nos Notes sur quelques plantes utiles et intéressantes du Conijo, a rappelé les discussions qui ont surgi dans le « .1. d'A. T. », entre mon collègue et ami Aug. Chevalier et moi. Je persiste dans mes opinions antérieures et les renseignements que M. Sapin nous a fait Iransmellre par l'intermédiaire de 1\I. V. Lagourt, de la Compagnie du Kasai, nous fortifient encore dans ce que nous avons dit antérieurement.

Le Periploca nigrescens., répandu en

Afrique Occidentale, porterait au Kwilu le nom de « Kaiababa i et chez les Bangalas celui de « Ludiki ».

» Cette plante volubile est inconnue, dit M. Sapin, comme plante caoutchoutitère, des indigènes du Ivwilu et de ceux du pays Bangala; mais ils s'en servent pour empoisonner leurs flèches. A cet ell'et, ils font bouillir les écorces dans l'eau après hallage ; le liquide brun obtenu est évaporé à consistance d'extrait. Cet extrait sert à enduire les pointes des flèches.

K La plante, excessivement répandue, se rencontre sous forme de liane, dont les tiges peuvent atteindre 10 mèlres de long et souvent davantage, sur 8 centimètres de diamètre. La partie extérieure dé l'écorce est rugueuse et s'exfolie; le bois est poreux;

Îl-J

.KiritNAI, I) ACIIICn.TI liK riîdl'MAI.l.

Maii- IOKT

la |iailie interne i\e IV'Corcc et la partie ni('iliillaii'e centrale laissent (^rouler un latex Ijlanc rosi^ ».

Pour cNlrjiire le lalex, en vne de l'ulilenlion cln caoulcliouc, on ne poui'rail utiliser, d'après M. Sapi.n, que les tiges ayant au moins la grosseur du pouce. Le battage ne donnerait rien, les incisions 1res peu de lalex.

M. Sapin ajoute : « Le procédé qui nous a le mieux réussi consiste à couper les tiges en lron(;ons de 30 eenlimètrcset à recueillir le lal(\\ (]ui s'écoule par les deux liouls; ce latex est addiliiiiiiié ti'une à deux l'ois ^nw volume d'eau et soumis à rébullilion. Le caoulcliouc coagulé surnage, on le lassomble el on le façonne en boules, en ayaul soin d'éliminer le plus de sérum possible. ..

C'est par caravane que les indigènes m'apporlenl des brassées de ces liges que je suis forcé de refuser. Je leur ai montré comment ils j)ourraient en tirer parti.

Nous avons entre les mains des échantillons de caoutchouc obtenu par ce procédé, ce sont des boules noires, sans trace de poissage ni slickage, d'une 1res grande élasticité.

Notre examen s'est fait le 23 novembre, les échantillons avaient été préparés en juin.

Le rendement est faible ."ÎOÛ à .'{ô(l pour ■IIHI kg. do lianes fraîches.

Nous le répétons, nous nous trouvons ici en présence d'une liane, ou d'une plante volubile, à caoutchouc, qui ne peut ôlre traitée par la saignée et à laquelle les i-églementalions édictées par le Gouvernement et l'Ktat du Congo ne peuvent être appliqués.

Quant à l'assertion de M. Sapin, tendant à faire conduie que le battage ne peut être opéré avec le moindre succès, nous voudrions voir refaire (juid(jues expériences en traitant la liane après morlilicalion (d séchage; peut-être alors ce procédé niécani(|ue, qui est pour nous un des procédés d'extraction du |>lus grand avenii", donnerail-il des lésullats supérieurs à celui du tronçonnage des tiges qui laisse indiscutablement perdre du lalex dans les tissus.

les 301) graniuies ét:iiit loin de représenter la (|uantit('; de caoulchouc existant rc'ellemenl dans les 100 kg. de tiges.

E. Di; \\ ll.IilM AN.

Le séchage du Cacao à la Trinidad.

Séchage au soleil el séclioirs arlificiels D'après M. IL CAitACioi.o.

.Nous avons reçu récemtnenl Je l'urt-of-Spaii» un clinrmant petit livre ^Jackson : Tlic booh of Tiiiii/lad, V. « J. (l'A. T. », II" 02. S 1228i qui a iiour iiut di^ faire connaître les ressources et les allraclionsde la Trinidad, surtout aux touristes; cependant on y trouve incidemment quelques ron^ei- Snements intéressants sur l'agriculture el le commerce, el d'admirables photographies de plantes cultivées constituant des documents utiles. 1.0 cacao, en particulier, est l'objet d'une excul- Icnle petite monojjraphie ; ce chapitre occupe douze pages. Il y est dit entre autres:

I' L'usage des séchoirs artiliciels <e répand lenlenient, mais sûrement, el quand la su[)i''rioiilé du séchage arlificiel sur le naturel sera prouvée, on peut s'attendre à de nouveaux progrès. » Ailleurs nous lisons ceci : » Dans la majeure parlie des plantations, le séchage a lieu au soleil, c'est ce qu'il y a certainement de mieux. » Les toits mobiles sont également décrits, et les pludographies des séchoirs ainsi établis sont certainement les plus belles que nous ayons vues justiuici.

Un seul séchoir artificiel est di'ciit eu détail : il est donné comme étant l'nlijel du brevet de M. Scma'Br et de Veiitixii,, niai> nous n'avons pas trouvé, d'après cette description, (|u'il suit dill'éi'ent iln fameux séchoir de Verdanl Vale : les dimensiiuis indiquées concordent même bien avec celles que nous connaissions ; serait ce le même appareil '.' .Vucune photographie malheureuseuu'ul ne nous permet de nous en en assurer.

Signalons daiihi' |i.iil une scène de cassatre des cabosses, où le Iravail est lait avec une sorte de machete ; mais rien dans le texte ne vient compléter les explications de bi phologiaphie.

M A lis 10)";

JOURNAL DAGlilCLLTUUt: TROPICALE

ya

La valeur des e\|)orlalioiis de cacao de la Trinité est donnée comme ayant passé de £. 500.000 en 1894 à £. 907.000 en 1903. — Le commerce des noix de coco est signalé comme ayant beaucoup baissé pendant la même période malgrél'existence il'ime huilerie bien outillée. — F. M.

La Vigne aux Saintes (Guadeloupe).

D'après M. Solzeau de Puvberneau.

Notre ami M. W. Melesse nous signale, comme •coniributiou à iiolre enquête sur la vigne (voir le mémoire de M. Bertoni, « J. d'A.T. », n° 56), cette page curieuse qui se trouve dans la Monographie sur les Saintes [Guadeloupe], de M. Souzeau de PuYBERiNEAU, imprimée en 1901, à Bordeaux, chez Paul Cassignol. Le témoignage est d'autant plus intéressant qu'il s'agit d'un pays situé presque au niveau de la mer. Nous copions textuellement, pp. 34-35 :

« La vigne vient sans soins ; en très peu de temps, du tronc principal, s'élancent de vigoureuses tiges qui ont vite garni les échalas protecteurs ; il eu est même d'orphelines qui deviennent très satisfaisantes. Et voyageurs et touristes sont frappés de ce que les indigènes poussent l'apalhie au point de ne pas aider du moindre efîort un sol si complaisant.

(■ Deux lois par an, on peut faire une abondante récolte : mars et septembre.

Chaque tonnelle donne environ de 2o à 30 grappes de raisin de 2 à 3 livres la grappe.

" On pourrait à la rigueur faire deux récoltes supplémentaires, mais les ceps s'en fatiguent vile, deviennent rabougris et ne produisent plus que de maigres grappes à petits grains ratatinés. Les grains, d'ordinaire, sont au contraire gros, tendus, présentent une transparence parfaite lorsque la maturité n'est pas précoce, et sont doués d'un parfum très musqué et d'une saveur délicieuse.

« De l'avis môme des personnes que fanatise la pensée de leur clocher métropolitain, le raisin des Saintes ne le cède en rien à aucun raisin de France.

<< Je suis bien sûr que l'extension de cette culture serait une source de richesses considérables pour des propriétaires qui voudraient s'en occuper. »

M. r.EortGEs DE Préaudei, quH nous avons eu l'occasion d'entretenir du docunieni qui précède, nous a adressé à ce sujet une leltie qui prouve que de nouveaux détails sur les vignes ne seraient pas inutiles; nous altirons sur la question l'attention de nos correspondants dans la colonie:

« Je suis resté plusieurs mois à la Guadeloupe ; j'y ai même connu un médecin militaire ayant résidé aux Saintes, ainsi que d'autres habitants de la Grande Ile connaissant la petite ; or, je n'ai jamais entendu parler de raisin. J'ai même reçu des caisses de raisin du Bordelais qui ont été répandues autour de moi sans provoquer la moindre réflexion sur la présence de vignes dans le voisinage. »

G. DE Préaudet.

Les animaux domestiques de Madagascar.

Bovidés. La tuberculose. — Chevaux, ânes et mulets. L'ostéomatacie. — Moutons. — Chèvres. — — Porcs. ~ L'autrucherie de Tulèar. — Le Service vétériuaire.

D'après M. Cu. Jamin'.

Jajiin (Ch.) : Lélevage des animaux domestiques, à Madagascar. Publié comme « Dépèche Coloniale illustrée » du 30 novembre 1905.

Principalement, description des races indigènes et des essais de croisements destinés à les améliorer. A peu près rien sur les fourrages.

On compte dans l'île, grosso modo 3.000.000 de zébus, plus un petit nombre de bœufs sans bosse provenant de croisements effectués du temps de Jean Laborde. Dans le Sud, les bu'ufs sont décimés par la tuberculose et par le charbon; ce dernier commence, du reste, à être efficacement combattu par la vaccination pastorienne, lisons-nous.

Il y a environ 500.000 moutons à poil

il'l

.lOLR.NAL DAC.RICULTURE TROPICALE

N" Oît

Mahs 1!»(»T

(Jui- cl à grosse (|uene; leur viande esL iiK^diocre, copenilaut ils sont foil bien p.vyi^s, dit l'auteur, par les acheteurs de l'AiViquc du Sud. Des éleveurs australiens, ai)rès un voyage de reconnaissance dans le centre de l'île, ont proposé d'y introduire 3.000 moutons mérinos, sous certaines conditions qui leur seront probablcuient accordées, pense M. Jamin.

Il n'y a que quelques milliers de chèvres i\ Madagascar, mais en revanche plus de 500.000 porcs.

\'.n 18% on n'y comptait que 500 chevaux, la plupart amenés par le corps expéditionnaire; cependant, des iniroduclions ont été faites dés 1810 et il s'est constitué même, par mélissagos multiples et variés, une sorte d(! race locale, représentée, il est vrai, par un petit nombre d'individus.

L'auteur s'étend longuement sur les mesures d'encouragement de la production chevaline appliquées par l'administration française. lAlalheureusement, dans le centre, où le climat est favorable aux chevaux, les sujets introduits des bonnes races sont décimés par l'ostéomalacie, attribuée à la pauvreté en chaux du sol et des fourrages; ce lléau est inconnu dans les régions côliéres calcaires.

Dans notre n° Gti, p. 369, nous avons signalé que M. Siiorkv a constaté la même pénurie de chaux dans la piiipail des fourrages aux ïïawaï, sans (jue, du reste, il parie d'ostéomalacie; peut-être, tout simplement parce que, dans son travail, il n'envisage que les bovidés. Quoi qu'il en soit, les recherches de ce chimiste sur les fourrages des Ilawa'i seraient à suivre par le service vétérinaire de Madagascar. Pour le moment, M. Sn(ini:v préconise surtout l'emploi aussi large que possible de jilanles fourragères légumineuses, sensiblement plus riches en chaux que les graminées, par exemple.

L'âne et le mulet étaient à peu près inconnus à Madagascar avant la conquête el n'y sont toujours représentés que par un petit nombre d'individus. L'un et l'autre sont ex|)osés à rostéom;ilacie, mais moins

que le cheval. Les mulets de race alivssine et argentine paraissent plus résistants que les autres; les races européennes îi ossature très développée, sont, au eonlrairo, particulièrement vulnérables.

En 1902. un négociant de rAfri(|ue du Sud fit don au gouvernement de Madagascar de u couples daulruches; 2 ayant péri, il en reste 3, et un certain nombre d'autruchons. Ce petit troupeau est installé à Tuléar. Certaines |)arties du pays telles (jue Mahafaly, Antandroy, liara, oITreni d'immenses espaces qui semblent devoir convenir à l'auliuche; l'expérience sera à suivre.

Ne quittons pas le travail de M. Jamin sans signaler qu'il donne divers détails sur l'organisation du Service Vétérinaire à Madagascar; il est assuré par des vétérinaires de l'armée.

L exploitation de llxtle au Mexique d'après le » Modem Mexico ».

Nous trouvons dans le » Modem Mexico » de janvier 1904, une note intéressante sui' rixtle(agave Lechuguilla). Sans faire autant de bruit que l'agave sisalana, par exemjile. celte espèce n'en est pas moins l'objet d'un commerce important, dépassant 12 millions par an pour le Mexique seul, (|ui l'exporte par le porl de Tampico, d'où le nom très répandu de « Crin de Tampico » donné à sa fibre.

Celte plante, dont les feuilles ne dépassent guère 0'",î)0 de longueur, peut, en raison même de sa petite taille, être plantée à de faibles écartemenls, et on voit au Mexique de 20 à 'iO.OOO pieds à l'hectare. On prétend que le produit net est tle 2o0 francs par hectare et par an, sans soins particuliers.

La distribution îles plantes semble assez, bizarre. Certaines terres en sont coinplèlemenl dépourvues, alors que d'autres, en] apparence id(>nti(|ues, en sont couverles.1 d'une manière si dense qu'on pi'ut difficilement y circuler.

N° 69 — Mars 1907

Il y a relativement peu de temps que celle plante a trouvé des débouchés sérieux, et la qucsiion des machines s'est posée aussitôt. Il semble qu'on soit arrivé à de bons résultats dans ce sens, et les machines, qui se font de diverses tailles, sont mobiles et amenées là, oîi il y a des plantes ta exploiter. En l'absence de toute force motrice, elles sont mues par des manèges.

Nous aimerions savoir de quelles machines il s'agit, mais notre confrère ne le dit pas.

L'exploitation de l'ixtle a opéré de grands changements dans certaines régions du Mexique, où les terres autrefois cotées de 1 fr. 25 à 2 francs l'hectare valent aujourd'hui de 15 à 40 francs.

La libre, utilisée surtout en brosserie, vaut environ 600 francs la tonne. Elle est régulièrement cotée dans la partie commerciale du « J. d'A. T. ». — F. M.

Le Manioc de Madagascar.

Description de cette variété telle qu'on l'observe dans l'Est-Africain allemand.

D'après Zimmerjia^n.

Dans notre n" 07 nous avons caractérisé l'excellent travail de Zimmermann sur le manioc dans l'Est-Africain allemand. C'est à cette étude, parue dans le " Pllanzer n de novembre l'.»06, que nous empruntons la description donnée ci-après. Elle est intéressante à plusieurs titres : 1° par sa remarquable précision, un modèle de description de variété, à suivre par tous ceux qui entreprendraient de décrire des maniocs; 2" parce que la variété en question parait avoir des mérites économiques exceplionnels : elle est en train de supplanter, dans la colonie allemande, tous les autres maniocs; 3° enfin, parce qu'elle est originaire d'une colonie française où nous avons de nombreux lecteurs; elle n'y a jamais été, du reste, décrite avec autant de déiails.

— La traduction qui suit, a été obligeamment faite pour nous, par les soins de M. Ulysse Bernard, chef intérimaire des serres du Muséum, qui a repris depuis son ancien poste au Jardin Colonial, à Nogent-sur-Marne. — N. d. l. R.

Cette variété est appelée par les indi-

Ulaya », « mpesazi » et, à ce qu'il paraît, également « mtope ». Elle est très différente des autres variétés du pays, par ses tiges qui s'en vont en zigzag; il y a autant de coudures que de nœuds.

Les tubercules ont la couche interne de l'écorce d'un rouge rosé; la couche tubéreuse externe est jaune sale.

On peut observer aussi les caractères suivants :

Les feuilles jeunes sont de couleur rouge brun; plus tard elles deviennent vert sombre en dessus et vert clair en dessous.

Le pétiole est presque toujours rouge sur toute sa longueur, mais parfois il est rouge à ses deux extrémités et vert au milieu.

Les stipules sont bifides et persistent sur la tige après la chute des feuilles.

La tige est légèrement anguleuse et en zigzag. Quand elle est jeune, l'écorce est rouge; plus tard elle devient verte mais la coloration rouge persiste plus longtemps sur les côtes; elle devient ensuite complètement verte, et, enfin, une fois le revêtement tubéreux constitué, elle prend une coloration grise argentée. Le tissu immédiatement sous-jacent est vert intense mais seulement sur les tiges âgées : près du sol il est d'une couleur plus ou moins rougerosée.

La coloration extérieure de l'écorce des tubercules varie du gris-jaunâtre au brun; vue par la face interne (pelée) elle est blanche, mais les assises sous-jacentes à la pellicule subéreuse externe sont teintées de rouge.

Il n'y a de latex que dans l'écorce; celui des tubercules est peu acide, celui de la tige et des pétioles l'est fortement.

Les fleurs sont blanches, striées de rougeâtre; rarement elles sont jaunâtres ou vertes. L'ovaire est ailé, à pistil blanc. Disque jaune, tirant vaguement sur le rouge. Les anthères des Heurs mâles ont de 1 centimètre à I cm. 12 de longueur; le connectif est appendiculc, couvert de poils emmêlés. — U. B.

gènes : « mhogo wa Bukini

mhogo wa

.luriîNAi. Il Adiiit.i i.iriîi-: kkiimcm.:

i;.) — Ma:> !;i;>7

l-'essence d'Oranges amènes, sous produit du Caoutchouc de Céara

Qui se serait alU'iitlti à ic (iiio I aroniat suave extrait Je récoreedcs oranges anières ileviennc un jour une «orle de décliel de labricalioa du caoulciioucde Céara, le plus nauséalioiid des caoutclioucs, on peut l)ien 1c dire ! Tel esl, cependaul, l'espoir qvi'onl conçu les |>lanleiMs de ri'>l-.\lricain allemand, d"après le <• l'ilauzer ■■ du 'M^ juin 1901), p. nt).

On sait que le M'iui/int (ilaziovii est aujourd'hui une des grandes eulUues de la colonie. Une partie des plantations sont «k\jà en exploitation et la coagulation du latex y est faite volontiers au moyen du jus d'oranges amères ; on en emploie des quantités considérables, el alors, les gens se sont dit qu'il était dommage de laisser se perdre l'huile cssentiidle contenue dans les innombrables pelures d'oranges qui restent comme déchel, puisqu'en Sicile et dans le sud do la péninsule italienne cette même essence donne lieu à une exportation qui n'est pas à dédaigner. Sou prix était en Allemagne, vers le milieu de lOdG, •17 marks le kg.

l'our obtenir lu qualité à laquelle le marché est habitué, il faut que l'essence en question soit extraite par expression ; la distillation n'est pas applicable. En Italie, lisons-nous, les écorces sont exprimées à la main; comme dans TEsl-Africain allemand la main-d'œuvre est trop chère pour cela, les planteurs de la colonie se sont mis en quête d'une machine.

Un essai de compression des écorces au moyen d'une forte presse n'a donné aucun résultat utile. Depuis, il a été commandé en Europe « un petit appareil dans le genre de ceux employés aux Antilles pour l'expression de l'essence de limette » (Citrm

»l''i/ii(i, riir. mii/n. t.i's appari'il> •«opposent la manipulation d'orangi's entières, avant ([u'elles ne soii'ul ipiuehées pour la coagulation du caoulciiDU'^.

Nous nous rapjielons avoii^ reçu, il y a quelques années, un excellent document allemand, illustré, donnant des détails sur l'exlraetiuu des essences de Citriis au moyeu de véritables petites machines, dans le sud de l'Italie. Si muis avons bnnne mc'moire, ces niacliines s'appliiiuenl particulièrement aux lii'iuamiiltes, plus régulières de l'orme et plus pareilles entre elles que les autres fruits du genre ('itnis.

Puisque le sujet redevient d'actualité, nous tâcherons de faire profiter nos lecteurs des renseigneinr'nls eonteinis dans ce doeumenl.

Reste à savoir si l'essence d'oranges amères peut èli^(; ('■coulée sur le marché en grandes quantités. .Nous lisons, en elVet, dans GiLDtMEisTKK liT IJorF.MANN (ce remarquable traité a été longuement analysé dans notre journal) que le Cilnis Bk/'iradi/i donne trois sortes de produits utilisé-s en parfumerie : 1° l'essence d'oranges amères ou de curaçao, exprimée de l'écorce des fruits ; 2 " l'essence de néroli amèrc, extraite des fleurs; cl 3° l'essence de petits grains obtenue, princi|>alement au Paraguay, par distillation des rameaux entiers avec feuilles el fruits non développés. Oi, si les deux dernières essences jouent elïectivemeiil un grand l'ôle sur le marché, l'essence tl'oranges amères exprimée des écorces, (|ui seule est à considérer dans le cas présent, <> ne joue qu'un rôle tout à fait secondaire vis-à-vis de celle d'oranges douces », dont elle ne se dislingue, du reste, que par peu de choses.

Mais en parfumerie il n'y a pas df liillcrenee négligeable.

l'aris. — L. .MARKiiiiiL-x, imprimeur, I, rue CasscUo.

/,(• Génvil ■ n. 1IVI3AC.

MAits ItKIT

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