‹ Journal d'agriculture tropicale: agricole, scientifique et commercial (volume 2)Chapitre 56 sur 171 · r>7T.OO · texte numérisé non relu

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Cours du coton disponible, par sortes, en francs, au 21 mai, les 30 kg. entrepôt :

Uplan'l ^Mitidlin^'i . . .

Sca Island Extra Fine) Sca Islarni (Fine) . . .

Hoïli iFair)

Savanilla (Pair) ....

Ci-ara (Pair)

P(*rou dur (Good Fair).

liO

Broacli (Fine) 7-î

Bengale (Fine) &-2

Chine (Good), 65

Egypte Imin (Ooo.l Fair). 114

Egypte blanc (Good Fair). 165

Afrique Occident. iFair). 80

Saïgon (Esrcni') 65

N" 71 — Mai 1907

Autres sortes. — Cotations et renseignements sur demande.

A. et E. FossAT.

Le Havre, 21 mai 1907.

Sucre de Canne et sous-produits.

Chronique spéciale du « J. à' A. T. ». Par M. George de Phéaudet.

ncnseiijneinenls (/éitéraux. — Les cours excités par la spéculation ont presque été, en une semaine, jusqu'à 28 fr. 00, mais sont vite revenus au niveau du mois dernier, plus en rapport avec la situation statistique de l'article.

Nous pourrons monter un peu en juilletaoût, mais rien ne peut faire présager un relèvement sérieux et durable de nos prix.

Le gros événement est le projet de sujipression de la détaxe de distance. Tout le monde sucrier se lève en niasse contre une pareille mesure qui frapperait durement nos colonies et nos raffineries des ports.

Si la limitation de cette détaxe semble devoir s'imposer pour les indigènes circulant entre les fabriques du Nord et les raffineries des ports, elle ne doit pas être touchée pour les Colonies.

Un groupe s'est formé représentant les intérêts de la sucrerie et il importe qu'aucun colonial ne s'abstienne.

Antilles françaises. — La Chambre d'Agriculture de la Guadeloupe a nommé une commission chargée de demander aux fabricants que la canne des planteurs leur soit payée sur la base de 6 '/^ °/o de sucre 88° au lieu de 6 "/o, ce qui fera revenir la tonne à 10.00 au lieu de 8.00.

Les ventes des sucres Martinique ont commencé cette année, secrètement il est vrai, plus tôt que les années précédentes. Sans que l'on puisse savoir si les ouvertures ont été faites par les acheteurs ou les vendeurs, il est plus probable qu'elles sont le fait des intermédiaires qui ont travaillé pour fi.xer plus rapidement la répétition de ses contrats habituels. Ils ont été aidés par les rafflneurs de Marseille qui étaient pressés de s'assurer du sucre de canne en grande quantité devant l'éventualité de la diminution de la détaxe de distance des indigènes et par conséquent de plus grands besoins d'exotiques dans tous les ports.

Les premiers jets Petit -Bourg, Rivière- Salée, Lareintz ont été vendus aux raffineries de Marseille aux mêmes conditions que l'an passé. Aux mêmes conditions aussi elles ont pris les productions du Crédit Foncier colonial et de la Banque des consignations.

Nantes a pris les premiers jets Basse-Pointe et Lorrain, les deuxièmes jets Basse-Pointe.

Les deuxièmes jets Petit-Bourg et Riv. -Salée sont également vendus.

Toutes ces afraires,qui s'étaient traitées l'an passé en juin/août, se sont faites cette année dès avril, certaines mêmes sont antérieures.

Les arrivages se suivent rapidement par vapeurs, trop rapidement même au gré des réceptionnaires, surtout ceux de Nantes oii la chambredecommerce n'est pas outillée, ce qui est triste à constater, pour faire face aux importations de sucre par gros contingents.

Réunion. — Chaque vapeur des lignes régulières apporte des invendus qui trouvent à se placer sans trop de difficultés de 11/4 '/» à 11,6 ci. f. R. M. de 27 fr. 2.'5 à 27 fr. 50 c. i'. f. Anvers. 800 t. grains fins à la marque G. D. M, par « Folfo » ont été prises par notre chocolaterie.

Les deuxièmes jets se placent en Angleterre à 0 c. i. f. parité de 20 fr. 70 en magasin.

Cuba. — Les recettes des trois dernières semaines ont été de 29.000 T., 22.000 T. etc.

La campagne touche à sa lin et la diminution est normale ; il ne faut donc pas chercher là des arguments à la hausse comme font les spéculateurs parisiens. La récolte actuelle aura été très copieuse et celle de l'an prochain s'annonce très bien; en effet, les pluies ont fait leur apparition et les conditions politiques et financières de l'Ile sont excellentes.

Maurice. — Les pluies sont enfin venues; la végétation est on retard mais non compromise.

Les idées de centralisation font leurchemin. MM. de Chazal et Co vont faire de ■< Saint-Antoine » la plus grande « Centrale •> du Nord ; elle pourra produire de 13 à 20.000 tonnes.

Les trois <• Centrales » de Maurice seront donc: Aima, Mon-Désert et Saint-.\ntoine.

La récolle de 1907 dépassera 220.000 tonnes, c'est-à-dire qu'elle sera la plus grande que l'ile ail jamais eue.

L'.Vngleterreatraité cette semaine 1.000 balles sirop, les foncés à 11/3 acquittés, les bas moyens à 11/6, les bons bruns à 1 1 9, les bons gris à 12.

Mai 1:10"

Jnde. — D'après le " Memoranduiii gOniTal ■< la Euperlicie plantée en cannes a été en 1906- 1907 de 9. .'{il:). 200 hectares, soil une augnieulatiuii de 9.'J.120 lieclares sur l'année dcniiùrc. La production a atteint 2.2-23.400 tonne:;, soit une au^anentation de 97.000 tonnes.

Les moyens d'extraction du sucre sont très rudimenlaires et si des usines convenablement Outill('es se créaient, l'Inde s'afTranchirail facilement des importations de l'étranger.

Java. — Le « Journal des Fabricants de Sucre » publie sous la signature de son directeur, M. G. Bureau, un article fort bien documenté sur l'industrie sucrière dans celte colonie. Son rapide essor est étonnant grâce à un remar(}uable perfectionnement technique. De 189(i à 1900, la production a passé de 33'k.'J9(I tonnes à 1.048.27.'i tonnes, et semble rester stalionnaire depuis 3 ans.

La concentration est favorable au rendement économique; les 173 fabriques produisent en moyenne 6.000 tonnes chacune.

Le rendement est poussé d'une façon intensive tant au.K champs qu'à l'usine.

L'hectare a rapporté en 1903 03.038 kg de canne en moyenne et les 100 kg de canne 10 kg 37 (le sucre. La proportion de bas produits a diminué d'une façon remarquable.

Le rendement en sucre à l'hectare a été en 1903, de 9.034 kg premier jet et de 444 kg deuxième jet.

Cette semaine, l'.Vnglelerre cotait les chargements flotlanls n° 13. D. S. 111 '/, et base 96 de polarisation 10 9.

Auslialie. — D'après le >< British >'ase Journal n l(> remplacement partiel de la maind'œuvi-e noire par la main-d'univre de couleur n'a pas encore entravé l'essor de la culture de la canne, mais s'il est prouvé par la suite que la main-d'anivre canaque est indispensable « la colonie aura ;i enregistrer la ruine d'une de ses plus intéressantes industries ».

Le Tussusland produit environ 1.5<X).000 t. de cannes produites par 39.000 hectares, soit à peu près 13 tonnes à l'arpent. Un tiers des cannes est coupé et manipulé par des blancs et le sucre ainsi produit a bénéficié de 1" Hl.(i08de iirimes.

G. DE Préaldet.

Nantes, le 20 mai 1907.

Le Marché du Café.

Chronique spéciale du ■ J. <1'A. T. ». Par M. H. Vkhmumi.

Le " Bulletin de Correspondance » du Havre a réuni ces jours-ci en un tableau les informations reçues pour la future récolle 19071908. depuis aoi"!! dernier jusqu'à mai courant.

Il est instructif et amusant de suivre la marche des prévisions elles appréciations plus ou moins contradictoires des divers corres]iondanls.

En aotlt, pas d'indication de tloraison, mais les arbres semblent épuisés.

En septembre, la future récolle parait être sérieusement en danger, par la sécheresse d'abord, puis par la tempête et le froid, enlin jiar le mauvais état des arbres.

En octobre, les estimations commencent, et avec elles les contradictions. Pour les uns, la floraison de septembre a bien réussi, pour d'autres elle a été passable, pour d'autres encore les arbres sont dans une très pauvre condition.

Et les phropliéties se succèdent ainsi jusqu'au Il mai, (III une dépêche les résume toutes en ces t(n'mes : <( Pour Kantos, aucune information (ligne de foi, les estimations variant de 3 lï 10 millions de sacs. »

iNous voilà bien renseigm's, avec des avis présentant un écart du simple au double. C'est pourtantsur ces documents quechacun discute, se formeune opinion, pri'voit l'avenir et engage des opérations.

La vérité est qu'on ne sait rien de ])récis; mais, il est probable que la récolte 1907-1908, sans atteindre les proportions formidables de celle en cours, sera encore trop forte pour alléger les stocks actuels. U est donc naturel que la spéculation se détourne du café pour chercher des marchandises plus intéressantes. Le Hrésil smillii' de la surproduction du café comme riliiaull de la surproduction du vin. N'en plante/ ])lus, la cour est pleine.

Cours au 21 mai. Enlrepût du Havre I */4 % comptant; les .^lO kp.

Santos ^'00(1 avcr.igc .

Rio lavt^ supérieur . .

Haïti Porl-au-Prince.

Mexique gragé. . . .

Porto -CaboUo ot La

Guayra

Ouadcloupo Hnl). . . .

Porlo-Uico

.% or.

Costa-Rica lav.' . . .

Ouati^raala IavL^. ... (>8

Saii-Salvatlor 48

Malabar 00

S.ilem gra^'«' 68

Moka . 103

Java IloUanile (bon or-

ilinairo) C^

Mai 1907

Lil)('ria supt-rieur de Bourbon HO ^^

Java 4S » Noumi-a 9-2 »

LibtTia dit d'Afrique. 'lO » Kouilou de Madagascar 15 »

A'. B. — Quelques-unos des qualit(>s cotées dans le tableau ci-contre n'arrivent en l'ait jamais au Havre ; nous les avons choisies cependant comme permettant do suivre le pl^s facilement la tendance gcncrale des cours des provenances en question. — Dans tous les cas, nous indiquons les cours à la parité du Havro. — Les cafés des colonies frant.'aises bcnéticiant d'une dt-ta.xe de 1^9 francs par ÔO kg., il faut'diminuer leur cote d'autant pour la comparaison avec le reste du tableau.

H. Vermond.

Paris, 21 mai 1907

Le Marché du Cacao.

Chronique spéciale du " J. (l'A. T. n. Par M. Antiiime Ai.leaume.

A défaut des chifTres générau.x de la Douane pour la France voici ceux du Bureau du Havre pour les 4 premiers mois depuis trois ans :

Entrées Sorties.

7. 8159. 471 8.Ti5,227 7. 103. 73-3 8.303.392 7. 971. SI i 7.484.9'i7

Pour ces mêmes années, le stock en entrepôt était au 30 août : 7.997.314 Ivg., 9.998.010 kg., 10.902.594 kg.

11 ressort de ces chiffres que les importations sont absolument normales mais comme les provisions sont considérablement réduites et probablement ne sont pas régulièrement réparties, la marchandise est impatiemment attendue et immédiatement absorbée par les besoins courants. Il se produit cependant d'une façon à peu près générale, une légère restriction de la consommation, et il est impossible qu'il en aille autrement, puisqu'il est évident que la production générale est tombée depuis deux ans à vingt pour cent ou environ audessous du chiffre de consommation.

Mouvement au Havre du i<'' janvier au 15 mai 190".

SORTES

Stock au liportat. Béboutliés Slocii en

31 ilèceiLb. (lu l'^jaDvier Entrepôt

1906 au 15 mai 1907 ISmailOO?

Para, -Maragnan 2.694 3.524 1.899 3.319

Trinidad 113.449 6.000 14.349 8.100

Cùle-Ferme, Venezuela . 12.428 27.846 31.706 8.468

Bohia 3.645 11.502 11.003 4.144

Ha'iti, République Donl. 7.542 29.902 17.861 10.583 MartiniqueotGuadeloupe. 1.778 2.282 3.622 438

Guayaquil

Divers

Total : sacs . . . 67.175 97.941. 103.963 61.153

contre, enl906{l"janv.). 133.913 97.395 99.247 133.061

et en 1905 — . . 139.097 99.085 92.892 145.290

Dans le tableau 1, fournissant la statistique en sacs au 15 mai, il y a lieu de considércp que

l'Extérieur vient puiser depuis quelque temps sur notre Marché des quantités assez sérieuses et que cela contribue quelque peu à la tension des prix. Ceu.\-ci étaient en dernier lieu comme suit. .

Cours au Havre du 1.5 mai 190G au \'.i mai 1907.

Coups au 15 mai 1908

Para, Maragnan . . 68 à 71

Trinidad 60 à 09

Côte-Ferme, Venezuela 70 à 150

Babia 60 à C5

Ha'iti 45 à 65

.Sanchez, Porto-Pla-

ta, Samana . . . 57 à 60

Guayaquil so à 92 •

Martinique et Guadeloupe 85 à 87 ,50 124 »i|-.'7 50 126 » .i 130

fours au 30 avril 1907

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