‹ Journal d'agriculture tropicale: agricole, scientifique et commercial (volume 2)Chapitre 59 sur 171 · I.e Havre, 18 mai · texte numérisé non relu

I.e Havre, 18 mai

Mercuriale de quelques produits d'Extrême-Orient

Clironique .spéciale du i< J. li'.K. T. ». Par .M. J. II. Grkin.

Gonnne lai]ue. — Depuis la baisse dont j'ai jviiIl' dans mon dernier article, a produit se Irainn assez jK'nihlement. On ne fait puinl d'alTrtires et les légères variations (jui surviennent de temps en temps n'ont même pas l'utilité d'un stimulant. En attendant, après avoir touché 'i.'iU fr., la T. i\. est aujourd'hui à environ /»75 fr. les 100 kg. c. a. f.

Poivrp. — Toujours aussi dépourvu d'animalion. Les cours du livrable se maintiennent eependani el on rn est loujour.-^ à "li fr. 'iO les .■■)0 kg. c. a. f. pour le Saigon gris.

Gomlj'ier. — l'^galement sans changement. Un a traité quelques affaires dans les environs de 'il fr. riO les 100 kg. c. a. f., mais, comme

l'.^mérique semble s'intéresser davantage à cet article, il est possible qu'il se relève quelque peu.

Topioca. — Ce produit reste extrêmement ferme, ce qui est d'autant plus surprenant que les acheteurs se rebiffent et personne. ne veut acheter à la cote actuelle, soit 37 fr. 30 les 100 kg. c. a. f. Il est vrai que ce cours s'est jjraliquc' iiour quelques reventes [lour compte de spéculateurs.

Ilncines df mnnioc. — Les producteurs sont revenus à de meilleures idées el on a fait des offres assez nombreuses à 12 fr. 30 les 100 kg. c. a. f. Cependant on ne fait pas grand" chose et il est possible que les Indes doivent baisser encore quelque jieu avant de tenter les acheteurs.

Fi'culea d'' uinninc l'I de sagitu. — Sans changement.

Cire végi'tale du Jupon. — Les prix restent slationnaircs. On a payé I iO fr. pi>iir du tlollant et on offre du livrable à l'i.") fr. lui somme peu d'affaires.

Gall>!s de Chine. — Baissent toujours et on parle aujourd'hui de 120 fr. les loi) kg. c. a. f.

.1.-11. (ilil IN.

16, rue Sainlc-Cryix-di?-la-nrcloQiicrre

Paris, 2-2 mai 1907.

ACTUALITÉS

A propos de l'Igname de Cuba

par M. A. Pedroî-o.

J'ai lu avec beaucoup d'inlérèt la communication de M. E. Low, sur une ip,nanio remarquable de (liiba, dans le n" i)2 du H J. d'A. T. ". A Cuba, on cultive un grand nombre d'espèces de plantes, doiiuaut des tubercules comestibles; je pense que le tubercule dont parle M. I.,o\v dans sa lellre est ce qu'on nomme à Cuba n fiame » (qui se prononce enanié), nom ressemblant à Jiiname.

Ces tubercules appartiennent à trois espèces nommées scienliriquement : Uio^curea alata, Dioscuvcu ■■saliva et Dioscorra

bulbifera. C'est une plante grimpante, qui produit le lubereiile nommé i\ Cuba fiame, très abondant. Ktanl très cultivé, il contient beaucoup de fécule blanche, juteuse et dont la masse est solide, dense; il se conservi' deux à trois mois en bon état, et pourrait par conséquent être exporté.

Cette |ihuite esl indigène et les anciens indiens du pays la nommaient ajr. Au moyen de la culture, on arrive à avoir des tubercules d'un poids de 25 livres.

Ou cultive deux autres variétés introduites à Cuita : une dont la chair est rougeàlre. insipide, et la jaune d'AI'i'ique, un peu .iinere.

lui plus du ùame, on cultive à (luba, les

Mai 1907

JOURiNAL D'AGRICULTURE TROPICALE

tubercules nommés Bonialo, au pays, et scientifiquement Convolviilus Batatm ou Ipomœa Batalm fdont il existe un grand nombre de variétés).

De même on cultive beaucoup la « Malanga amarilla » [Colocana anùquonim), le « Guagui » (Arum collec(iim),\e « Lleren » [Maranla A/loiti/a), la « Malanga » [Xanthosoma sagittifoliitm), le Sagii {Maranta arundinacea), la « Yuca » qui n'est autre chose que le Manihot utiliisima.

J'ai pris ces détails dans un petit livre intitulé : ArboricuUura y floriciillKra Cubana, par P. F. T. qui est en vente Salud, 23, librairie, et a été imprimé en 1894, imprenta La Uni versai, de Ruiz y hermano. Calle de San Ignacio, 15. La Havane.

Il y a peut-être des erreurs dans les noms botaniques. Pour plus de détails, vous pourriez écrire au Jardin d'essai de Santiago-de-las-Negas, les noms vulgaires des tubercules. h'If/na?)ie, la Malanga, la Bonialo et la Vtcca. dont il existe de nombreuses variétés, forment la base de l'alimenlation des habitants. La pomme de terre d'Europe, nommée " papa ». est aussi cultivée, mais moins appréciée, elle constitue plutôt un mets de choix pour les habitants des villes qu'un légume courant pour les travailleurs. — Alberto Pedroso.

La note de M. A. Pedroso établit l'existence de plusieurs espèces d'ignames dans l'île de Cuba en même temps qu'elle nous renseigne sur d'autres plantes alimentaires dont les noms indigènes sont rarement mentionnés dans les ouvrages spéciaux.

Notre excellent collaborateur considère l'igname signalée par M. Low comme se rattachant au Dioscorea alata, ce qui est fort possible étant donné que cette espèce, des plus appréciées, se trouve largement disséminée dans toutes les régions tropicales. Enregistrons cependant la contradiction qui existe sur ce point entre A. Regnoso, auteur de X Agricultura de tos indigenos de Cuba et de Haïti et P. F. T., qui a écrit V Arhoricidlura y floricultura Cubana. Selon Ueguoso, la plante cultivée à Cuba sous le nom de name ne serait pas le D. alata L., mais le D. Berteroana Kth., tandis que l'igname désignée par les indigènes sous le nom de « aje » se rapporterait au D. triloba Wild. Ces trois espèces donnent des tubercules également volu-

mineux, mais de forme et de qualité différentes; le D. Berteroana ne fournirait que des tubercules très durs, moins appréciés que ceux des deux autres espèces.

Quant aux D. sativa et D. bidbifera, ce sont des espèces assez douteuses, sur la distinction et l'importance desquelles lee auteurs ne sont pas d'accord; les tubercules du D. bidbifera seraient d'une grande àcreté.

Nous n'avons pu trouver d'indications sur l'Arum collectum (Guagui), qui pourrait bien être un Alocasia ou un Xanthosoma. — N. d. l. R.

Le Rorako (Parkinsonia aculeata) comme arbre d'ombrage à Java

D'après M. A. -F. IIekrmann, par 0. Labroy.

Nous trouvons dans une revue publiée à Java, « Tijdschrift voor Nijverherden Landbouvv» (n° de juillet 19Ô5), la reproduction d'une note de M. A. -F. IIehhmann, directeur de l'exploitation de Djebroeng, au sujet de l'emploi du " Rorako » (Parkinsonia aculeata) comme arbre d'ombrage dans les plaatations de cacaoyers et de poivriers.

Le Parkinsonia aculeata est une légumineuse ca?salpiniée originaire de l'Amérique tropicale et non des Iles Moluques comme l'indique l'auteur de la note précitée à laquelle nous empruntons les détails suivants :

« Le '■ Rorako '" est un bel arbre de 10 mètres de hauteur. Ses avantages le désignent comme l'une des meilleures espèces d'ombrage !

1° Il se bouture facilement.

2° L'enracinement et la végétation sont rapides.

3° Les racines sont plutôt superficielles et pourvues de nodules bactériennes qui enrichissent le sol en azote.

4° Le feuillage peu épais, persistant et très beau se referme pendant la nuit et ne s'oppose nullement à la formation de rosée.

5" L'arbre se prête bien à la taille, ce qui permet de lui donner la forme, la hauteur et l'épaisseur désirables.

JOrKNM> DAiiKIGULTLUE TIIOPICALE

Mai l'.tUT

Le " Rorako " a t'té Ironvô supérieur aux autres essences pour la l'orniatioii di^s haies très défensives. Jl a Inurni les rneillfiiis l'ésullats dans une planlalion de cacaoyers cl de [)oivriers : les arbres l'dani élèlés à 10 mètres de hauteur prociii'ainil aux jeunes cacaoyers un omhrai^e sul'iisant, tout en laissant pénélicr facilement l'air et la lumière indispensables à une bonne végétation.

Enfin , le Parhinsunia aciili'uta n'est attaqué par aucun insecte ou autre ennemi; la dureté de son écorce le niel à l'aliri des " rajaps ". »

Indépendamment du bouturage, que M. llerrmann lecommande spécialement, il y a lieu de signaler le semis |»our les localités où l'espèce n'existe pas. Kn moins d'un an, nous avons obtenu |)ar ce procédé des arbres de ,") à G mètres; dans ce cas, on doit Intervenir fréquemment pour tailler et provo(|uei' la ramilication des sujets qui, sans celte opération, resteraient trop grèli's pour donner un ombrage convenable. 11 faut également supprimer progessivement les branches de la base dont le rapide allongement deviendrait bientôt un inconvénient pour la circulation, en raison des fortes épines qui garnissent les rameaux ; celle suppression a en outre pour résultat de luUer la croissance delà lige principale.

Le Par/einsonia aculeata constituerait certainement d'excellentes clôtures défensives ; c'est peut-être là son principal mérite.

Amendement de Salants par fes Superphosphates d'os, dans llnde.

-Noie de M. J. Ivl.n.ny.

Nous avons, depuis longtemps, le plaisir de compter parmi nos abonnés M. John Ive.nnv, cliel' d'une usine d'engrais chimiques dans la présidence de Madras. Sachant qu'avant de se spécialiser dans les cultures tropicales, le directeur du « J. d'A. T. » s'est beaucoup occupé du probM'me

si curieux des terrains salants, .M. Kknny nous cnlretieiil quelf|uefois de certains essais qu'il poursuit concernant l'aniendement des terrains salants de sa conlrri- .. usars ■', << uskers " des indii^ènes, << alkali lands » des Kuropéens. Le i'alanl est appelé " reh >).

Il nous en parlait encore dans la lettre coiiUnanl l'hypothèse chimique Iri'-s coiileslable sur la liaisse des cafés de l'Inde, ([iie nous avons publiée dans le n° 6.'). .Nous avons préléré séparer les deux sujets qui n'oni t^m'-re de rapport outre eux. Voici donc ce (\\\f. .M. Kkn.nv nous dit di>s terrainssalants :

(• .le ne juiis eii((jre en i)arler avec toute l'assurance vmdue, mais il est exucl que j'ai eu plusieurs très jolis succès en fait dameudenient chimique de salants. Mes ex|)ériencesne couvrent ce|)endant pas une superticic ni un temps sullisanis pour en juger délinitiveinent.

«' Voilà cinc|uanle ans que rameiidemenl des salants pri''occupe le gouverneiueut de llnde, mais il n'a guère eu à enregistrer beaucoup de succès, que je sache. Dans le temps, il a donné une large |)ublicité aux travaux de votre 1res savant collaborateur, le professeur E. N\'. Hii.oaud, de Californie; mais ce qui leur réussit là-bas. ne produit pas le même elfel chez nous :

'< D'après Uu.ç.aud, en Amérique les salants sont riches en acide phosphorique; les nôtres en sont didicitaii-es à un degréremarquable. Aux Etats-Unis, on peut drainer les salants; les nôtres couvrent des fonds de cuvettes où il n'y a rieii à l'aire en ce sens. El ainsi de suite.

" i'iiur ma |)art, voici comment je m'y suis pris, cl j'oserais suggérer qu'une expérience de eonlrôle soit faile en lïgyple, par exemple par votre collaborateur, M. Victor MossÉRi, si compétent en la matière :

(1 i\os salants contiennent une forte proportion de carbonate de soude el, je pense, pas mal de sullite de chaux. En y a|)porlant des superphosphates d'os, on donne à ces sols l'acide phos|diorique qui bnir faisait défaut, en même temps (|u'on détache jusqu'à certain point l'acide carbonique de la soude, de sorte (|ue celle-ci devient bien moins nuisible. (Juant au sullite de chaux,

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il passe peu à peu en sulfate (plaire). Ainsi, le salant qui empoisonnait la couche arable, perd de sa novicité et acquiert même un caractère d'engrais fertilisant. »

John Kenny.

Ranipettai, N. Arcot, 7 mai 190i'i.

Préparation du gingembre pour le Marché

D'après Î\I. C. A. Barret

Les excellents conseils de M. Barret sont empruntés à une communication présentée par ce planteur, il y a quelques années, devant la section de Lamb's River, de la célèbre Société d'Agriculture de la Jamaïque ; nous ne croyons pas en avoir encore jamais rencontré d'aussi précis, sur la matière. La culture du gingembre n'a guère d'importance pratique en dehors de quelques localités restreintes, — du moins pour ce qui est des colons travaillant avec capitaux européens. Nous croyons néanmoins être agréables à nos lecteurs en mettant sous leurs yeux ce document, qui complète utilement ceux sur la même culture, donnés dans les années antérieures du « J. d'A. T. ».

— Pour rédiger notre résumé nous nous sommes servis du texte inséré dans le « Indian Gardening et Planting » du 12 septembre 190.3. I.a communication a été également publiée bien entendu, dans le « Journal » de la Société d'Agriculture de la Jamaïque. — N.d.l. R.

C'est une bien longue affaire que de préparer le gingembre pour l'exportation. Les rhizomes étant retirés de terre, on commence par enlever les racines et la boue puis, on épluche; ce travail exige beaucoup de soins et se fait à l'aide d'un couteau d'une forme particulière. Les doigts et les pointes devront être soigneusement arrondis ; les doigts les plus petits, retranchés, mais sans que la section soit apparente. C'est ainsi qu'on arrive à donner à la pièce un aspect régulier et engageant.

Vient ensuite le lavage qui demande encore à être fait très proprement. Puis, le séchage, qui a lieu au soleil. A cet effet les rhizomes sont rangés très soigneusement cl très régulièrement, un à un, sur des nattes faites exprès... Bien des personnes il la Jamaïque sèchent encore le

gingembre sur des planches ou des plaques de tôle, mais la natte est préférable, car elle laisse passer l'air et le gingembre se ressuie ainsi plus facilement.

Pendant toute la durée du séchage le gingembre doit toujours rester entouré d'air, sinon il s'échauffe, rougit et sécrète une gomme qui attire la poussière et toutes sortes de saletés.

Une fois que le gingembre a été mis à sécher au soleil, il ne faut plus le laisser mouiller, sous peine de le voir gonfler. Le séchage prend de .3 à ti jours.

Il existe trois sortes de gingembre : le tumeric, le gingembre jaune et le gingembre bleu. Les deux dernières qualités sont en somme identiques, sauf la couleur ; au contraire le tumeric, qui est bleu et petit, a les rhizomes composés d'un plus grand nombre de doigts. Il se ratatine moins au S('ehage, enfin il a l'avantage de se gâter beaucoup moins facilement, même par le mauvais temps, pourvu qu'il soit traité intelligemment.

Les rhizomes de gingembre provenant de plan 1 s restés en terre deux années, sortent du séchage beaucoup plus blancs et sont plus volumineux ([ue ceux cueillis sur des souches n'ayant qu'un an de végétation. Il en résulte que si une année le gingembre est à bas prix et qu'on ne soit pas sur, — ça s'est vu — d'en tirer même de quoi couvrir les frais d'épluchage, il vaut mieux laisser les plantes en terre une année de plus : on regagnera sur la qualité In valeur de la récolte sacrifiée, et pourvu qu'on soit un peu favorisé par le m;irché, on aura même fait une 1res bonne affaire.

Quand la récolte entière aura passé au séchage, on choisit un jour pour procéder, sur l'ensemble, à une opération particulière qui consiste à tremper le gingembre sec dans de l'eau bien propre, pendant une demi-heure; quelques personnes y ajoutent du jus de citron (une demi-pinte de jus pour 6 ou 7 gallons d'eau"). Après avoir été encore lavés dans ladite eau, les rhizomes sont étalés sur des nattes et lorsqu'ils sont ressuyés, il n'y a plus qu'à les

IfiO

JOURNAL DAORICULTL'KE TROPIC.MJ-;

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emballer. La dilTérence entre le i,'ingenibrc lavé et celui qui ne l'a pas été, esl très apparente : le premier est bien plu? blanc, et plus volumineux aussi.

Les arachides américaines et l'huilerie.

D'après R. P. Skinner.

Dans un rapport relatif au commerce des arachides, paru dans les n Daily Consular Reports ■■ de Washington, le 7 juin 1905. M. R. P. SKiNSEn, consul général des Etals-Unis à Marseille, donne sur les arachides de diverses provfMiances et plus particulièrement sur celles d'Amérique, quelques renseignements de nature à intéresser nos lecteurs :

« En 190i, il est entré dans le port de Marseille 182.010 tonnes d'arachides, dont 100.971 tonnes à l'état décorti(|ué, provenant en grande partie de l'Inde et 80.049 tonnes d'arachides en coques, importées surtout de la Côte Occidentale d'Afrique.

» ... L'arachide américaine ne figunpas sur le marché de Marseille parce qu'elle est produite en trop petite quantité (1), pour permettre aux exportateurs de tenter l'expérience et que, d'autre part, elle ne possède pas les qualités nécessaires pour la fabrication de l'Iinile. L'huile qu'elle produit esl de médiocre qualité et très peu abondante; les cultivateurs des Etats-Unis qui viseraient le marché d(>s graines oléagineuses seraient obligés, dans tous les cas, de recourir à de nouvelles variétés.

« Un autre délaul de l'arachide amé'ricaine est la grande diflicullé qu'elle offre à la trituration; elle détériore rapidement

'1' Les États-Unis produisent cepciulnnt annuellement 150.000 tonnes an^'laises i300.000 000 livres) d'arachides, proveniiut de 350.000 acres de cultures; comparer <i J. d'.\. T. », n" .59, 5 1113 (analyse du manuel américain de Roper : llie l'ennui). Mais, commi' le dit plus loin le consul, cette masse immense d'arachides est destinée \ la consommation directe comme aliment et friandise dans le pays. — N. n. i.. lî.

les nattes (scourlins'?) employées dans celte

opération 'II.

" Les défauts de l'arachide américaine comme graine oléagineuse sont examinés en détail dans un rapport paru dans les (< Daily (^.onsular lleporls » du 2."{ avril 1904.

c< Les arachides récoltées aux iilats-Unis soni totalement consommées sous leur forme naturelli; ou utilisées dans la confiserie. La récolte de 1901 ayant été très faible en Amérique, il y a même été importé pour 27. OC") dollars d'arachides de Marseille. Cette imporlatiou d'arachides ouest-africaines a montré, du reste, qu'excellentes pour l'huileiie, elles étaient par contre très inférieures pour la consommation directe, aux arachides obtenues aux Etats-Unis môme.

« Ne serait-il i)as possible, se demande le consul, de créer une variété satisfaisant en même temps à toutes les exigences? Si cet espoir n'est pas réalisé (2), les fermiers devront prendre le parti de culliver une variété pour la consommation directe et une autre pour l'huilerie,

« ... L'huile d'arachides obtient actuellement (6 avril I90o) la préférence sur celle de coton, à Marseille. Tandis que l'huile comestible d'arachides esl cotée 7(1 fr. SO les 100 kg. sur ce marché, l'huile blanche alimentaire de coton vaut seuleluenl 46 fr. les 10(1 kg. Il convient toutefois de remarquer que celle dilTérence de prix est exagérée et due à une pénurie exceptionnelles d'arachides.

'I Les meilleures arachid(>s travaillées dans les huileries de .Marseille viennent de Itulisque. de Sine et de ('ayor, au Sénégal.

« On s'étonne en Europe, conclut le consul, que les Etats-Unis n'accordent aucune importance à la fabrication de* Imites végétales autres que celle de eoldii; la demande de ces huiles s'accroît cependant régulièrehient ».

1 Comment cela? — N. i>. i. II.

{2 11 y a peu de chances pour (|u'il le soit jamais, car il est utopique. — N. n. i • H.

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