Stocks sur le Continent
3394 3232 Arrivages à Liverpool 938 739
— à New-York. 816 570 Livraisons à Liver-
— à New-York. 810 B80
Sortes dfAfriqxie et dWsie. — Elles ont presque toutes suivi le mouvement de hausse et à peu près dans la même proportion que celles d'Amérique. C'est ainsi que les Conakry iNiggers valent aujourd'hui de 11 fr. 30 à 11 fr. 7."), les Soudan rouges de 11 fr. à 11 fr. 2.'j, les blancs de 10 fr. 2.^i à 10 fr. .30.
On a traité du Gambie prima de 8 fr. à 8 fr.2o et du secondaire de 7 fr. à 7 fr. 23.
Les sortes du Tonkin sont très fermes: le rouge prima aux environs de 11 fr. et le noir de 8 fr. à 8 fr. 30.
Maniçûbu. — Ils'est traité de grandes affaires entre 7 fr. 73 et 9 fr. 50, mais la plupart de ces achats, effectués à Liverpool, ont été expédiés en Amérique.
Anvers. — La vente du 18 se montait à environ 330 tonnes et s'est réalisée avec une hausse moyenne de 30 à 40 centimes suivant les sortes.
Le Havre. — Il n'y a pas eu de vente en juin ni juillet. La prochaine vente aura lieu en aoiU etcomprendra une cinquantaine de tonnes des provenances habituelles du Congo français.
Ceyion. — A la dernière vente de Londres on a payé les biscuits supérieurs de 13 fr. à 15 fr. 30. les crêpes de 13 fr. à 14 fr. 23 et les Scraps environ 11 fr. 23.
Heciit frères et C'%
75, rue Saint-Lazare.
Paris, 20 juillet 1907
JOURNAL D vr.UIGLLTURI' TROPICALE N" 73 — Juillet I!)07
Le marché du Coton.
Chronique spéciale ihi " J. d'A. T. . Par MM. A. cl. E. l'oss.\T.
Li' rappoil liii Ruroau d'Agricullure de Wasliingion paru le i courant donnait comme condition de la plante au I " Juillet le cliillie de 72, contre 70,3 le mois précédent et 83,5 au I" juillet lîlOG. Ce cliiiTre extrêmement bas a prov()i|ué un mouvement de hausse d'environ 'i francs aux :>0 1<{,'- au Havre dès son appariliun.
Depuis celle date, les avis relatifs à la température dans toute l'étendue du district cotonnier américain indiquent un temps parfait pour le développement de la plante, aussi l'élément ])aissier profilant de ces avis favorables, essaye acluellenient de créer un recul des cours, et la hausse acquise ]>ar suite du bas chillVe du Bureau d'Agriculture est maintenant totalement reperdue.
L'o])iniou qui domine sur les uiarchés du continent est qu'il ne faut pas oublier le relard très préjudiciable que la récolle américaine 1907-1908 a subi au début de son ensemencement, retard qui, au cas de sécheresse en aoiM et de gelées précoces en octobre, pourrait être la cause d'une récolte relativement courte, et cette idée dominante empêchera le monde cotonnier de se mettre du côté baissier et par cela même enrayera tout mouvement de recul sérieux, toutefois jusqu'à ce qu'il soit enlièrement acquis que la récolte en terre n'est pas une produclion record, vn rappcn-t avec les besoins imposants de l'induslrie mondiale.
Nous avons eu ces jours derniers le plaisir de veiulre pour la consommatidu française une jiartie de 2"> balles de coliin ([ui nous avaient été expédiées par M. le W David Tiio- M.\Tis de Cairns (Australie).
Ce lot était composé de trois genres dilVérents : le Wool, le Silk et VAlpaca.
Étant donné les qualités toutes spéciales que possède le coton résultant des travaux entrepris par M. David Tijom.\tis, qualités que nous n'avons plus à signaler, l'éloge de ce produit ayant été fait par nos revues et égalemeni par les revues anglaises, nous devons signaler pourtant les prix obtenus sur notre grand marclu' cotonnier.
Le Wool et le Si'l; ont trouvé ac(iuéreui-s à
Hio francs aux .jO kg. et VMpara ii ['il francs aux ilO kg.
Le jour de la vente nous devcms faire ubserver i|ue la qualité du lîrésil correspondant au classement du coton Caravonica se vendait 92 francs aux 50 kg. et le Good middling américain soie de 28 29 millimètres 94 fr. "JO, ceci pour bien indiqm-r l'énorme dillérence comme valeur marchande existant entre les produits de M. David ïuom.\tis el les sortes courantes mais possédant une soie ; Brésil» au-dessus de la moyenne et employées journellement i)ar l'industrie.
Lors(iue dans dilVérents articles nous avons écrit ici même que nous engagions les p'anleurs de colon à lultiver spécialement les sortes à longue libre régulière et résistante, nous ne pensions pas devoir en conclure ((u'un planteur pouvait facilement faire fortune en suivant nos modestes avis, et pourtant la deu)audo a été toujours grandissante pour les colons dits de soie et les prix obtenus pour la vente de ces sortes dép.issent toutes espérances. et continueront encore longtemps à faire vivre largement ceux qui se donneront la peine de les cultiver d'une manière rationnelle.
Ci-après quelques chiffres indiquant ■■ l'envue » de la récolte américaine au 12 juillet (depuis le 1" septembre 190(ii, en balles de 220 kg. en moyenne ; en regard les statistiques des années précédentes à la même date :
n.iSli.OOO 10.S54.000 15.871.000
L'approvisionnement visible du nioinle entier était, au 12 juillet, en balles de oO à 300 kg. selon provenance :
Cours du colon disponible, par sortes, en francs, au 17 juillet, les 30 kg. en entrepôt :
Uplonil ^Middling) .... S5
Soa Islaïul (Exlra Fine) . 305
SiM IslanJ (Fine) .... 250
llaïli ;Fair) 75
Savanilla (Fair) G9
Ci-ai-a (Foir) '.'•.'
Pitou ilur (Good Fair). . 1-M
Broacli ( Fine) "G
Buiigalo (Fille) 60
Chiiio jOcod) . 67
Epyplo liriin (Good Pair). 125
KKvplo Wanc (Good Fair). 163
Afiit[iie Oocidenl. (Fair). 89
Saïgon (Fgroni') ".'!
Aulrcs sorifx. sur demande.
Cotations et renseignements A. et K. FossAT.
Le tlavre, 17 juillet 1007.
N° 73 — JiiLij:r IDJ? JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE
Sucre de Canne et sous-produits.
Chronique spi-ciale du « J. d A. T. ». Par M. Geohue he Préaudeï.
Renseignemmls dioers. — Dans peu de temps on sera fixé sur la position que prendra l'Angleterre devant la Convention de Bi'uxelles. Il est probable que, si elle veut un traitement de faveur, les autres pays contractants n'acceptent pas et maintiennent la Convention sans elle, alors on devra logiquement frapper d'un droit compensateur les produits de la confiserie et de la biscuiterie anglaise fabriqués avec des sucres primés.
La nouvelle loi du 4 juillet réglemente la circulation du sucre. Pour empêcher de passer (') 000 t. égarées on va filtrer 000. OOû t. à travers un réseau épais d'employés de régie coûteux, de lois vexatoires forcément arbitraires dont le principal effet sera de retenir le sucre à sa source, diminuant la consommalion et, par conséquent, la perception des droits. En effet, à partir de 23 kg. le sucre sera suivi. Le fraudetu- pourra acheter chez un épicier l-'i kg. chez un autre 20 kg. sans être inquiété, mais l'épicier, dont un acquit de 23 kg. aura été égaré, qui aura été victime d'une erreur ou d'un vol qu'il ne pourra justifier, sera durement frappé par la régie. Aussi des épiciers parlent-ils de ne plus tenir de sucre.
Il est incontestable que tous les moyens consistant à toucher au commerce du sucre pour protéger celui du vin ne rendront aucun service à ce dernier et compromettront singulièrement le premier.
Il est un fait acquis depuis un certain temps que la canne donne des graines reproductives; étant donné les diverses maladies de la plante à sucre et l'avilissement du produit fabriqué, il est intéressant de rechercher dans la reproduction par semis l'augmentation du poids à l'hectare et la plus grande richesse du jus, point de départ du sucre revenant à bon marché, mais on ne peut se contenter d'introduire dans un pays des graines provenant des meilleures cannes d'un autre pays, il faut encore que les graines aient une origine leur permettant de s'acclimater dans leur nouvel habitat. Les études se poursuivent activement et l'on a commencé à trouver une solution par l'hybridation dans l'Inde, à Java, à Hawaï
dans
Queensland, à Maurice, dans les
Antilles anglaises et la Louisiane.
Antilles. — Les arrivages touchent à leur fin. Marseille recevra son dernier vapeur le mois prochain elles réceptionnairesparaissent regretter les chargements par voiliers, bien plus espacés. Beaucoup de contrats sont faits sur l'.lOS en premier jet. Les seconds jets se placent très difficilement car la chocolaterie subit une crise et préfère s'alimenter en cristallisé de betterave plutôt qu'en arrière jet colonial d'un prix plus élevé. Les vendeurs ne se rendent pas compte des déboires actuels de leurs acheteurs ordinaires et tiennent des prix hors de question, dans l'étal actuel du marché.
Le Gouvernement cherche maintenant à arrêter l'exode des travailleurs qu'il avait encouragé.
Réunion. — Il ne vient plus que des lots d'arrière-saison. Un lot de 13.000 balles arrivé invendu au Havre vient d'être pris par la commission de Paris à 2-4 fr. 50 tel quel. Lin autre lot attendu par la prochaine malle est placé à la raffinerie de Marseille à 22 fr. 23 les S8°, les deux prix se valent.
Au 31 mai les expéditions se comparent aiiisi :
41 navires
38 u.ivires (■:(■.. 300 T)